

Frères

Ils sont pères, fils, cousins, beaux-frères; ils ont 23, 40, 65 ans et se connaissent depuis le début des temps. Petit clan égypto-québécois réuni dans un chalet en plein bois, avec assez de bouffe pour nourrir un régiment (on n’est jamais trop prudent), le groupe s’apprête à souligner l’anniversaire de Ralph et à goûter aux plaisirs simples de la forêt laurentienne. Entre hommes. Alors ils en profitent pour se dire les vraies affaires: Qui fait le plus d’argent? Qu’est-ce qu’on devrait attendre des femmes et du mariage? Qui donc a scrappé la Buick en 2008? Nabil le dit comme il le pense: «Moi, j’aurais aimé vivre dans la forêt! Ça sent bon les pépinières… la faune…» et tous les autres rient un bon coup. Évidemment, on se critique, on se met au défi, on tente de monter d’un cran dans la hiérarchie familiale. On s’entend toutefois sur une chose: l’importance de la loyauté. Car les liens de la famille résistent à tout. Vraiment tout?
Après l’immense succès critique et populaire de Mama (2022), Nathalie Doummar poursuit l’exploration de sa mythologie familiale avec Frères, et ce sont ici les hommes qui prennent la parole. Avec le don de portraitiste qu’on lui connaît, elle dresse une galerie de personnages savoureux et pose un regard lucide et bienveillant sur la masculinité contemporaine. De plus, la dramaturge codirige cette fois elle-même les comédiens, assistée à la mise en scène par notre codirecteur artistique Jean-Simon Traversy. Tous deux inspiré·es par les collaborations inattendues et le mélange des genres, il et elle font le pari d’insérer au coeur de ce huis clos hyperréaliste à la rythmique implacable les envolées musicales d’Étienne Coppée, dont la présence sur scène ponctue l’action de moments quasi surnaturels… En puisant dans des thèmes fertiles comme la quête de validation, la définition de la réussite et les tensions intergénérationnelles, cette comédie dramatique dépeint, avec humour et une pointe de malaise désarmante, la force et la vulnérabilité des liens au sein de ce micro empire qu’est la famille.
«Autour de moi, des hommes se questionnent sur les injonctions sociales qui les ont façonnés, et je perçois chez certains d'entre eux une perte de repères vertigineuse, mêlée à un réel désir de participer à cet éveil collectif et de prendre soin de leurs relations, qu'elles soient amoureuses ou pas. Je trouve ça précieux et essentiel pour résister à l'isolement et à la confusion qui nous guettent dans ce monde de plus en plus polarisant. À travers cette nouvelle histoire, j'essaie de poser un regard bienveillant sur leurs luttes intérieures et leurs vulnérabilités.» – Nathalie Doummar
Programme — Frères
Le vendredi 8 mai, on fait tomber les prix pour vos ados!
Frères sera présenté à Québec au Festival Carrefour

«Que c’est précieux un texte aussi plein d’amour que d’humour. Que c’est lumineux de faire vivre une fraternité comme celle-là sur scène, de donner aux hommes une occasion d’explorer leurs émotions et de le faire avec autant d’intelligence et de sensibilité.»

«Neil Elias [...] déploie toute l’ampleur de son talent dramatique, comique, physique [...] il livre une superbe performance.» – Nathalie Petrowski
«La mise en scène est très efficace. Les répliques sont vives, drôles. Les gars ont tous leurs failles et leur charme aussi.» – Nathalie Petrowski
«Une main tendue aux hommes, dans le fond, c’est ça toute la pièce.» – Nathalie Petrowski
«On rit beaucoup mais on est ému, on est touché par ces hommes-là [...] C’est une pièce qui fait du bien à l’âme.» – Nathalie Petrowski
«Nathalie Doummar maîtrise l’art de la chute. La fin est parfaite.» – Evelyne Charuest
9/10
Mentionnons, dans le rôle du patriarche, Manuel Tadros, très touchant. Antoine Yared et Neil Elias interprètent avec brio ses deux fils. Dans la peau d’un médecin psychorigide et manipulateur, Ariel Ifergan est d’une grande justesse. Le jeune acteur Nour Shoukry incarne Joseph, un personnage aérien et très énigmatique de cette fratrie. Il le fait avec beaucoup de sensibilité.
Or, la performance la plus éclatante est livrée par Paul Ahmarani. Le comédien est suave et comique dans un rôle de composition qu’il habite entièrement !
Mustapha Aramis, Jean-René Moisan et Étienne Coppée (de dos au piano au fond de la scène pour livrer des pauses musicales) complètent cette excellente distribution.

«Superbe distribution» – Jocelyn Lebeau
«Le jeu des acteurs est formidable [...] Paul Ahmarani: c’est du bonbon! [...] Une ligne, un punch» – Diane Sauvé
«Nathalie Doummar est vraiment douée pour écrire des dialogues qui punchent.» – Jocelyn Lebeau
«La scène finale est d’une tendresse inouïe, j’avais les yeux pleins d’eau.» – Diane Sauvé
«Il faut aller voir la pièce» – Jocelyn Lebeau
Entrevue avec Nathalie Doummar dans La Presse

«Dans une société où on s’isole de plus en plus, où l’anxiété sociale augmente et où être avec l’autre est de plus en plus difficile, ça me fait du bien de voir que le lien entre les individus peut dépasser les différences de valeurs. J’aime beaucoup raconter des histoires où l’amour gagne.»
L'amour familial au masculin, un essai photo d’Hamza Abouelouafaa

Pénélope: «L'intergénérationnel, ça semble être un ingrédient auquel tu tiens, pourquoi?»
Nathalie: «Quand on est immigrant de 2e génération, ça nous fonde, l’intergénérationnel, on est constamment écartelés entre la culture de nos parents qui ont tout fait pour qu’on puisse avoir la meilleure vie possible, donc on se sent redevable, mais aussi on a été exposé à une autre façon de penser, fait que c’est tout le temps en train de s’entrechoquer.»

Dans les coulisses de Frères

La Presse : La pièce Frères vue par...


«J’aime les huis clos. Ça revient souvent dans mes pièces. On dirait que quand les gens sont pris entre eux, même s’ils vivent de grosses épreuves, ça leur fait tellement de bien d’être en groupe, en clan. C’est une inquiétude que j’ai, que les gens soient de plus en plus isolés. Tant qu’à inventer des histoires, j’en invente où il y a beaucoup de monde ensemble pour se supporter, se faire à manger, se faire rire.»

Tapis rouge pour Frères

Arbre familial des personnages de Frères et Mama

Entrevue avec Nathalie Doummar dans Le Devoir

Photos de scène: Frères


Photos en répétition: Frères




Pré bande-annonce
Voir la video
L'équipe de Frères au lancement 2025-2026
Jean-François Casabonne remplace Manuel Tadros pour 5 représentations
Jean-François Casabonne tient le rôle de Nabil, en remplacement de Manuel Tadros, pour ces 5 représentations régulières:
- vendredi 24 avril 20h
- samedi 25 avril 20h
- vendredi 1er mai 20h
- samedi 2 mai 20h
- vendredi 8 mai 20h
Ainsi que ces deux matinées scolaires:
- mardi 21 avril 10h30
- mardi 28 avril 10h30
Traumavertissement
Frères contient des propos teintés de sexisme et d'homophobie, du langage vulgaire (sacres), ainsi qu'une évocation d'une agression sexuelle (sans détails explicites). Ces éléments s'inscrivent dans une réflexion plus large que la pièce mène sur la masculinité contemporaine. L'oeuvre dans son ensemble promeut la bienveillance et la réconciliation.
Par ailleurs, veuillez noter que les cigares utilisés sur scène sont des accessoires théâtraux ne contenant ni tabac ni nicotine.


















