

Frères

Ils sont pères, fils, cousins, beaux-frères; ils ont 23, 40, 65 ans et se connaissent depuis le début des temps. Petit clan égypto-québécois réuni dans un chalet en plein bois, avec assez de bouffe pour nourrir un régiment (on n’est jamais trop prudent), le groupe s’apprête à souligner l’anniversaire de Ralph et à goûter aux plaisirs simples de la forêt laurentienne. Entre hommes. Alors ils en profitent pour se dire les vraies affaires: Qui fait le plus d’argent? Qu’est-ce qu’on devrait attendre des femmes et du mariage? Qui donc a scrappé la voiture en 2003? Nabil le dit comme il le pense: «Moi, j’aurais aimé vivre dans la forêt! Ça sent bon les pépinières… la faune…» et tous les autres rient un bon coup. Évidemment, on se critique, on se met au défi, on tente de monter d’un cran dans la hiérarchie familiale. On s’entend toutefois sur une chose: l’importance de la loyauté. Car les liens de la famille résistent à tout. Vraiment tout?
Après l’immense succès critique et populaire de Mama (2022), Nathalie Doummar poursuit l’exploration de sa mythologie familiale avec Frères, et ce sont ici les hommes qui prennent la parole. Avec le don de portraitiste qu’on lui connaît, elle dresse une galerie de personnages savoureux et pose un regard lucide et bienveillant sur la masculinité contemporaine. De plus, la dramaturge codirige cette fois elle-même les comédiens, assistée à la mise en scène par notre codirecteur artistique Jean-Simon Traversy. Tous deux inspiré·es par les collaborations inattendues et le mélange des genres, il et elle font le pari d’insérer au coeur de ce huis clos hyperréaliste à la rythmique implacable les envolées musicales d’Étienne Coppée, dont la présence sur scène ponctue l’action de moments quasi surnaturels… En puisant dans des thèmes fertiles comme la quête de validation, la définition de la réussite et les tensions intergénérationnelles, cette comédie dramatique dépeint, avec humour et une pointe de malaise désarmante, la force et la vulnérabilité des liens au sein de ce micro empire qu’est la famille.
«Autour de moi, des hommes se questionnent sur les injonctions sociales qui les ont façonnés, et je perçois chez certains d'entre eux une perte de repères vertigineuse, mêlée à un réel désir de participer à cet éveil collectif et de prendre soin de leurs relations, qu'elles soient amoureuses ou pas. Je trouve ça précieux et essentiel pour résister à l'isolement et à la confusion qui nous guettent dans ce monde de plus en plus polarisant. À travers cette nouvelle histoire, j'essaie de poser un regard bienveillant sur leurs luttes intérieures et leurs vulnérabilités.» – Nathalie Doummar
Traumavertissement
Frères contient des propos sexistes et homophobes, du langage vulgaire (sacres), ainsi qu'une évocation d'une agression sexuelle. Ces éléments s'inscrivent dans une réflexion plus large que la pièce mène sur la masculinité contemporaine.
Par ailleurs, veuillez noter que les cigares utilisés sur scène sont des accessoires théâtraux ne contenant ni tabac ni nicotine.
Le vendredi 8 mai, on fait tomber les prix pour vos ados!
Pré-bande-annonce | Frères
Entrevue avec Nathalie Doummar dans La Presse

La Presse : La pièce Frères vue par...

Entrevue avec Nathalie Doummar dans Le Devoir

Arbre familial des personnages de Frères et Mama

Photos en répétition: Frères


Jean-François Casabonne remplace Manuel Tadros pour 5 représentations
Jean-François Casabonne tient le rôle de Nabil, en remplacement de Manuel Tadros, pour ces 5 représentations régulières:
- vendredi 24 avril 20h
- samedi 25 avril 20h
- vendredi 1er mai 20h
- samedi 2 mai 20h
- vendredi 8 mai 20h
Ainsi que ces deux matinées scolaires:
- mardi 21 avril 10h30
- mardi 28 avril 10h30


















