

Georges
Dans Mama et Frères, il était le grand absent. Voici son histoire, dans la pièce qui porte son nom. Georges, c’est ce père de famille d'origine égyptienne, un homme droit et plutôt conservateur, parfois maladroit, mais aimant, drôle et profondément attachant. Il regarde ses enfants grandir et tente tant bien que mal de s’adapter à leurs choix de vie, qui bousculent parfois son héritage culturel. Peu à peu, les conflits émergent, mais dans cette famille imparfaite, la force des liens est à toute épreuve.
Nathalie Doummar, voix marquante de la dramaturgie québécoise, poursuit l’exploration de sa mythologie familiale entamée avec Mama et Frères. Autrice de plus d’une dizaine de pièces, dont Coco, Sissi ou encore L’amour est un dumpling, elle aborde avec Georges l’amour paternel dans toute sa complexité, avec l'humour et la sensibilité qui font sa signature. Le résultat: «une pièce douce [...] pleine de tendresse» (La Presse), portée par la mise en scène de Rose-Anne Déry, dont le travail sur Bénévolat a été salué autant par la critique que par le public. Après son succès à La Licorne, Georges revit chez Duceppe du 2 au 12 décembre 2027, avec Nathalie Doummar elle-même, Neil Elias et Manuel Tadros, dont l’incarnation de Georges, avec son «immense tendresse, une implacable intégrité, quelques lubies, un brin d’humour et un charme débonnaire» est «le cœur battant du spectacle» (Le Devoir). Un portrait plein d'amour, tout en nuances, de ces êtres qui nous façonnent et qu’on met parfois toute une vie à comprendre.
8 représentations du
2 décembre au 12 décembre 2027


Entrevue de La Presse avec Manuel Tadros



Il règne dans cette production une ambiance rare, celle qu’on voudrait transposer dans notre propre vie. Pourquoi ? Parce que Manuel Tadros compose un père qu’on aimerait tous avoir, malgré ses travers. Parce que Neil Elias, tout en subtilité, campe un Joseph qui s’inquiète des autres en s’oubliant souvent lui-même. Et parce que Nathalie Doummar fait de Diane, son alter ego, une sœur combative et sensible.
La connivence entre les interprètes est palpable, grâce à la direction attentive de Rose-Anne Déry. Son travail tout en finesse sur les dialogues donne lieu à une relation réaliste et touchante. De plus, l’idée de prendre le public à témoin comme s’il faisait partie de la famille fait mouche, tant la salle s’y prête volontiers.
L’expérience théâtrale résonne : on en sort assurément rasséréné, mais peut-être pas encore assez rassasié de baklava ou de chocolat. Alors, à l’instar de Georges, lançons à Nathalie Doummar un percutant « Yalla ! »

Entrevue de Nathalie Doummar à Il restera toujours la culture



Posons-le d’emblée, l’incarnation qu’en propose Manuel Tadros (sur scène lors de la première médiatique), sourire en coin, « r » roulés, mains jointes sur le ventre, constitue le cœur battant du spectacle. Le dosage alchimique qu’il opère à partir de tous les éléments composant cette figure, dont une immense tendresse, une implacable intégrité, quelques lubies, un brin d’humour et un charme débonnaire, transmue les répliques qui lui sont imparties en or.

Georges est une pièce douce. Pleine de tendresse. Un spectacle qu’on aurait pris à Noël, après un automne essoufflant, pour se faire dire que « ça va bien aller », que la famille est là, toujours, quelque part. Et c’est très émouvant.











