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La Face cachée de la Lune

Conception et mise en scène Robert Lepage

Interprété par Yves Jacques

Du 3 avril au 11 mai 2019

4 supplémentaires : 27 avril, 4 mai, 5 mai et 7 mai

2 h 10 sans entracte

Résumé de la pièce

Fin des années 50 : Soviétiques et Américains sont lancés dans une course folle pour la conquête de la Lune. Quarante ans plus tard, Philippe et André, deux frères à des années-lumière l’un de l’autre, sont forcés de reprendre contact à la suite du décès de leur mère. Doctorant de 42 ans, passionné par l’espace et ses héros, Philippe vit seul, modestement, la tête dans les étoiles. Son frère cadet, «insouciant, riche et chanceux», est annonceur vedette au Canal Météo. Le deuil ravivera de vieilles blessures et, dans un va-et-vient incessant de réminiscences personnelles et de souvenirs historiques, une question fondamentale émerge : «Sommes-nous seuls?»

Robert Lepage est né en 1957, année où l’URSS envoie le tout premier satellite en orbite. Largement autobiographique, remplie d’humour, de poésie et d’ingéniosité, La Face cachée de la Lune aborde des enjeux infiniment grands par le biais de souvenirs intimes. Récit épique à la fois personnel et historique, porté en solo par Yves Jacques, acteur virtuose, La Face cachée de la Lune déploie tout le génie théâtral de Lepage. Cette œuvre culte, primée ici et ailleurs, a fait le tour de la planète bleue depuis sa création à Québec en 2000.


Extraits de critiques

« créer une pièce de théâtre où le fond et la forme sont indissociables est un réel tour de force, et c’est exactement ce qui donne toute la puissance de frappe à La face cachée de la Lune »
« Yves Jacques s’illustre dans un solo sans faute, enfilant la totalité des rôles sur scène avec une aisance déconcertante »
Jérémy Laniel, VOIR

« Il faut voir cette magie dont sont investis ces objets de tous les jours, leur découvrant une vocation remplie de surprises et d’humour
« C’est une leçon d’âme que nous propose Robert Lepage: à partir de l’infiniment petit, de l’individu, il nous fait accéder au cosmos et à l’universel »
Marie-Claire Girard, Huffington Post

« La pièce n’a pourtant pas pris une ride tant la relation humaine racontée reste d’actualité. »
« L’interprétation d’Yves Jacques témoigne d’une extrême polyvalence. Le comédien passe d’un personnage à l’autre avec une aisance déroutante. »
Sara Thibault, Mon Théâtre

« l’ingéniosité de Robert Lepage y est encore. Franchement, c’était merveilleux! »
Évelyne Charuest, Gravel le matin

« Une performance reprise avec grâce et avec agilité par Yves Jacques; on en reste baba! »
Francine Grimaldi, Samedi et rien d’autre

«Le spectacle est à l’image de Lepage, original et inventif. »
« Durant plus de deux heures, Yves Jacques est seul sur scène et livre une solide performance
Thomas Campbell, Mazrou

« cette expérience théâtrale hors du commun n’a rien perdu de son inventivité, [tous] ressortiront ravis et fascinés par le voyage proposé. »
«Le jeu d’Yves Jacques est d’une limpidité incroyable. »
Alice Côté-Dupuis, Bible urbaine

« La mise en scène est grandiose. […] Quand nous croyons être au bout de nos surprises, l’effervescence continue. »
« Yves Jacques […] effectue un travail de maître »
« La scène finale est d’une beauté innommable »
Charles Lallemant, Éklectik Média

« Rien ne se perd, tout se transforme dans l’univers éclaté de Lepage. Du grand art! »
« Que cette production fasse une halte chez nous est un très beau cadeau. Offrez-vous le! »
Dominique Denis, Alternative Rock Press

« Yves Jacques […] à lui seul, vaut le prix d’entrée. Je l’ai [Yves Jacques] trouvé vraiment extraordinaire. »
« C’est une grande pièce historiquement, à tous égards. »
Samuel Archibald, Culture club

« comédien d’une incroyable versatilité. »
« Les objets sont utilisés avec une inventivité incroyable pour nous raconter une histoire. »
« Vraiment, allez voir la pièce! »
Frédérick Moreau, Au pied du lit

Une production

Ex Machina

Témoignages

Une super production qui vaut le détour. L’ingéniosité de la scénographie est impressionnante. Yves Jacques est sublime. IMMENSE coup de cœur pour la scène finale!
— MLG

Performance incroyable d’Yves Jacques. Usage ingénieux des éléments du décor, très introspectif comme pièce. Toute en finesse, du grand Robert Lepage.
— CB

J’ai apprécié ce spectacle autant que la première fois que je l’ai vu, à sa création, joué par Robert Lepage lui-même. Yves Jacques se l’ait bien approprié. La scénographie est extraordinaire, on croirait voir un film.
— OL

J’ai trouvé le spectacle GÉNIAL! Du scénario à la mise en scène en passant par le jeu de l’acteur… Il y avait longtemps que je n’avais pas autant apprécié une pièce de théâtre.
— IM

Absolument fantastique. La mise en scène était parfaite et Yves Jacques sublime. Je reverrais ce même spectacle encore et encore.
— ST

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23 Avril 2019
20:00

Photos

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Vidéos

    Distribution

    Photo-WEB_Yves-Jacques-crédit-Pierre-Dury

    Yves Jacques

    Tous les personnages

    Yves Jacques

    La carrière d’Yves Jacques l’a mené de sa ville natale Québec à Montréal, puis à Paris où il joue depuis, aussi bien sur scène qu’au cinéma. Il a tourné dans cinq films du réalisateur Denys Arcand, dont Le déclin de l’empire américain, Jésus de Montréal et Les invasions barbares, ainsi que dans sept films du cinéaste français Claude Miller, notamment dans La Chambre des magiciennes, La petite Lily et Voyez comme ils dansent.

    Sa renommée n’a depuis cessé de croître avec des films et des productions théâtrales tant en France qu’au Québec. Sur scène, il a tourné dans le monde entier avec deux pièces de Robert Lepage, La Face cachée de la Lune (à partir de 2001) et Le Projet Andersen (à partir de 2007), dans les versions française et anglaise.

    Sa collaboration avec Lepage a incité Luc Bondy, alors directeur du Théâtre de l’Odéon à Paris, à lui offrir un rôle au côté d’Isabelle Huppert dans Les Fausses Confidences de Marivaux, puis dans son ultime adaptation cinématographique produite et diffusée sur ARTE, avec la même distribution. Sur les planches de DUCEPPE, le public l’a applaudi dans Un Mari idéal d’Oscar Wilde, sous la direction de Françoise Faucher en 1999 et dans Une Journée particulière d’Ettore Scola, sous la direction de Serge Denoncourt en 2001. L’automne dernier, il était de la distribution de Je suis mixte de Mathieu Quesnel à La Petite Licorne.

    Parmi les autres cinéastes avec lesquels Yves Jacques a eu le privilège de travailler, on peut citer Xavier Dolan, qui l’a dirigé dans Laurence Anyways, Jean-Paul Rappeneau dans Belles Familles, Olivier Dahan dans son film biographique Grace of Monaco et Martin Scorsese pour lequel il a joué dans The Aviator. Il sera bientôt à l’affiche du film La Beauté du monde d’André Forcier.

    Pour son travail dans Le Projet Andersen, il reçoit en 2012 le prestigieux Elliot Norton Award dans la catégorie « Outstanding Solo Performance ». Yves Jacques a été nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres par le Ministère de la Culture et de la Communication de France en février 2001 et Officier de l’Ordre du Canada en 2009.

    Photo : Pierre Dury
    Dernière mise à jour : mars 2019

    Crédits

    Assistance à l'écriture
    Adam Nashman
    Collaboration artistique et idée originale
    Peder Bjurman
    Assistance à la mise en scène
    Pierre-Philippe Guay
    Composition et enregistrement de la musique
    Laurie Anderson
    Conception des costumes
    Marie Chantale Vaillancourt
    Conception des marionnettes
    Pierre Robitaille et Sylvie Courbon
    Assistance à la conception de la scénographie
    Marie-Claude Pelletier
    Assistance à la conception des éclairages
    Bernard White
    Réalisation des images
    Jacques Collin et Véronique Couturier

    Robert Lepage

    Artiste multidisciplinaire, Robert Lepage exerce avec une égale maîtrise les métiers d’auteur dramatique, de metteur en scène, d’acteur et de réalisateur. Salué par la critique internationale, il crée et porte à la scène des œuvres originales qui bouleversent les standards en matière d’écriture scénique, notamment par l’utilisation de nouvelles technologies. Il puise son inspiration dans l’histoire contemporaine et son œuvre, moderne et insolite, transcende les frontières.

    Diplômé du Conservatoire d’art dramatique de Québec, il se perfectionne à Paris en 1978. En 1984, il crée la pièce Circulations, présentée partout au Canada. Suivent La Trilogie des dragons (1985), Vinci (1986), Le Polygraphe (1987) et Les Plaques tectoniques (1988).

    De 1989 à 1993, il occupe le poste de directeur artistique du Théâtre français du Centre national des Arts à Ottawa. En parallèle, il poursuit sa démarche artistique avec Les Aiguilles et l’opium (1991), Coriolan, Macbeth et La Tempête (1992) ainsi que A Midsummer Night’s Dream (1992), pièce qui lui permet de devenir le premier Nord-Américain à diriger une pièce de Shakespeare au Royal National Theatre de Londres. En 1994, il fonde Ex Machina, puis scénarise et réalise Le Confessionnal pour le cinéma.

    Parmi ses autres œuvres les plus marquantes, mentionnons au théâtre, La Face cachée de la Lune, Le Projet Andersen, Lipsynch et 887; ses œuvres multimédias Le Moulin à images et La bibliothèque, la nuit; à l’opéra Le Rossignol et autres fables, le cycle Der Ring des Nibelungen de Wagner et L’Amour de loin; les spectacles The Secret World Tour et The Growing Up Tour de Peter Gabriel; et avec le Cirque du Soleil, et TOTEM.

    Sa plus récente mise en scène de Coriolan, d’abord présentée au Festival de Stratford en 2018 puis tout récemment au Théâtre du Nouveau Monde, a été acclamée tant par la critique que le public.

    Parmi les nombreux prix décernés à Robert Lepage, mentionnons la Légion d’honneur, le prix Stanislavski, le Prix Europe, le Prix du Gouverneur général du Canada, le prix Eugene-McDermott du MIT, le prix Glenn-Gould et il a été fait Compagnon des arts et des lettres du Québec.

    Photo : Jocelyn Michel
    Dernière mise à jour : mars 2019

    Entrevue avec Yves Jacques et Marc Labrèche – La Presse > Lire l’entrevue

    Carte postale avec Yves Jacques – RDI Matin > Voir le segment

    Entrevue avec Yves Jacques – Médium large > Écouter l’entrevue

    Entrevue avec Yves Jacques – Culture club > Écouter l’entrevue

     

    Mot de la direction artistique

    C’est au cours d’un repas de fin de soirée improvisé que l’idée de reprendre La Face cachée de la Lune à Montréal nous est apparue. Yves Jacques venait de faire un laboratoire avec notre ami Mathieu Quesnel. Et c’est ce soir-là, en écoutant ses savoureuses histoires de tournée, que l’idée a sérieusement commencé à germer.

    Au cours de cette période, nous passions beaucoup de temps à réfléchir aux bases de notre future direction artistique. Un questionnement nous habitait depuis un bon moment: quels seront les classiques québécois de demain? Quels sont les créateurs dont nous parlerons encore dans 50 ou 100 ans? Lorsqu’on évoque ces classiques, nos références nous renvoient souvent aux premiers succès de la dramaturgie québécoise. Serait-il temps de faire découvrir les grandes œuvres des années 90 et 2000 à une nouvelle génération? Et la réponse s’est imposée d’elle-même grâce la rencontre fortuite d’un artiste exceptionnel revenu se poser à Montréal entre deux blocs de tournée: absolument.

    Alors que nous étions encore sur les bancs d’école, la création de La Face cachée de la Lune avait provoqué une onde de choc dans nos réseaux et sur la scène culturelle québécoise. Célébrée pour son inventivité, son humanité et son accessibilité, cette œuvre propulsait la dramaturgie québécoise contemporaine aux quatre coins du monde.

    Avec cette œuvre, Robert Lepage réussit habilement à concilier l’infiniment petit et l’infiniment grand. À travers ses recherches sur la conquête de l’espace et ses tentatives de rapprochement avec son frère cadet, le personnage de Philippe nous force à nous poser de grandes questions.

    Sommes-nous seuls?

    Quoi qu’il en soit, nous espérons que votre présence entre nos murs aujourd’hui saura vous convaincre de la puissance du théâtre comme expérience collective et humaine.

    Bon spectacle,
    David Laurin et Jean-Simon Traversy

    Mot du metteur en scène

    Depuis que nous l’avons sondée, explorée, cartographiée et que nous y avons planté un drapeau, notre intérêt pour la Lune semble avoir grandement diminué. Déjà, au début des années 70, les dernières missions Apollo ne suscitaient plus assez d’intérêt pour justifier leurs télédiffusions.

    Mais bien qu’elle ait perdu un peu de son mystère, la Lune n’a certainement pas perdu sa force poétique. En m’intéressant à certains épisodes de la conquête de l’espace, j’ai découvert que ma jeunesse – que je croyais pourtant ensoleillée – baignait la plupart du temps dans les tonalités bleues et grises de la Lune.

    J’ose espérer que cette histoire de réconciliation entre deux frères saura vous toucher et réveiller en vous un peu de cette nostalgie lunaire.

    Robert Lepage
    Auteur, concepteur et metteur en scène

     

    ENTREVUE AVEC YVES JACQUES, ACTEUR VIRTUOSE

    L’acteur Yves Jacques mène une brillante carrière, ici comme à l’international. Ces dernières années, il a partagé la scène avec Isabelle Huppert, le grand écran avec Nicole Kidman ou encore Fabrice Luchini. À compter de 2001, il est devenu la voix et le visage de La Face cachée de la Lune de Robert Lepage. Depuis, il a fait le tour du monde, livrant ce solo plus de 300 fois en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, en Asie, en Europe et en Océanie. Acteur virtuose, donnant vie à tous les personnages de ce spectacle culte, il recevait le Prix Gascon-Roux (2003) et le Prix des abonnés du Théâtre du Trident (2011) pour cette performance. Entretien avec Yves Jacques.

     

    Dans La Face cachée de la Lune, Robert Lepage dépeint le personnel pour atteindre l’universel et il a dit qu’il se souviendrait toujours de votre interprétation en Corée du Sud. Cette œuvre sur deux frères qui tentent de se réconcilier a pris une dimension particulière dans ce pays, en conflit avec « sa sœur », la Corée du Nord. Y a-t-il d’autres représentations dont vous vous rappelez plus spécialement ?

    Je reviens d’abord sur la Corée. On y est retourné en mai 2018 et c’est incroyable l’effet que cette pièce peut avoir là-bas. Les gens sont d’une extrême fébrilité, parfois même en larmes quand ils viennent me rencontrer après la représentation. Des membres de l’équipe du théâtre, avec qui on a travaillé une ou deux semaines, étaient aussi très émus, bouleversés. En Corée, les familles sont déchirées, au Nord et au Sud. Ils ne se voient plus depuis des dizaines d’années et il y a tellement de Coréens qui ne demandent que ça, une réconciliation. La Face cachée de la Lune touche partout dans le monde, mais quand on a vu la réaction si intense des spectateurs de Séoul, c’est incomparable.

    Ce que je trouve par ailleurs fascinant — et c’est là que je constate à quel point Lepage sait vraiment toucher l’âme humaine — c’est de voir les spectateurs de partout réagir aux mêmes endroits, à la réplique près, que ce soit en français ou en anglais, car je joue cette pièce dans les deux langues. Cependant, la façon de réagir est différente d’un pays à l’autre. Par exemple, au Mexique, je n’ai jamais vu une salle rire comme ça de ma vie. Les spectateurs avaient ouvert leurs cellulaires, ils s’envoyaient des textos sur ce qui se passait sur scène, prenaient des photos. Ils avaient un fun noir entre eux et je n’avais plus aucun contrôle. C’était débridé et déchaîné !

    Sinon, je pense à la Chine, où les salles sont immenses, pour la présentation des opéras, des comédies musicales, de grands ballets. On se retrouve dans ces lieux parce que les petites salles ne sont pas assez larges pour accueillir notre décor. Je me souviens d’une fois en particulier, c’était juste avant que le spectacle commence. Je suis alors derrière le miroir, comme toujours. Mais, cette fois, je n’entends aucun, mais aucun son venir du public. On est à quelques minutes du début de la représentation. Je marche doucement en coulisse et je demande au régisseur : « Coudon, est-ce qu’il y a au moins quelques spectateurs ? » Il me répond que c’est plein à craquer ! Je repars, et on n’entend toujours rien, sauf le bruit de mes chaussures quand je retourne à ma place pour commencer le show ! C’était hallucinant, complètement le contraire de ce que j’avais vécu au Mexique.

    Un autre moment dont je me souviens, tout à fait charmant celui-là, c’est lorsqu’on nous a invités en Catalogne, à Barcelone plus précisément. On leur a offert de présenter le spectacle en anglais ou en français. Ils ont exigé qu’on le fasse en français. Eux, ils parlent le catalan dans un pays espagnol et on nous a dit quelque chose comme : « Ça n’est certainement pas nous qui allons vous obliger à jouer la pièce en anglais alors qu’au départ elle a été créée en français, au Québec » !

     

    Est-ce qu’elle a été présentée en Russie ?

    Oui ! C’était Robert Lepage qui ouvrait un festival à Moscou en 2007 avec La Face cachée de la Lune, et moi, j’y étais avec Le Projet Andersen. Il ne le savait pas, mais le cosmonaute Alexeï Leonov, le héros de son enfance et l’inspiration même de la pièce qu’il jouait, était dans la salle. Après le spectacle, Leonov a rencontré Robert et lui a offert une bouteille de vodka, celle qu’il avait apportée avec lui dans le vaisseau spatial à l’époque, semble-t-il !

     

    Il y a près de 20 ans, Robert Lepage vous confiait l’interprétation de La Face cachée de la Lune. « Elle est à toi maintenant », vous a-t-il dit. Comment vous êtes-vous réapproprié ce rôle, d’abord créé par Lepage, lui-même ?

    Robert a effectué quelques légères adaptations quand je suis arrivé. Mais, j’ai toujours fait en sorte que ça demeure très respectueux de son travail. Je n’ai pas « kidnappé » le show à mes propres fins, ça reste un spectacle de Robert Lepage. D’abord, je l’ai joué de 2001 à 2005, puis j’ai repris Le Projet Andersen jusqu’en 2012, encore une fois, partout dans le monde.

    En 2011, on nous a invités à présenter La Face au Trident à Québec — où la pièce avait été créée en 2000 — pour célébrer les 40 ans de ce théâtre. On a encore constaté un vrai engouement pour cette production que plusieurs considèrent comme l’une des plus accessibles et les plus populaires de Robert Lepage. À partir de là, les gens ont voulu revoir La Face cachée de la Lune et on a repris la route. L’hiver dernier, j’étais en Australie, en Nouvelle-Zélande, à Séoul. L’automne d’avant, j’étais en Belgique et en France après avoir joué à Cardiff et Plymouth en Angleterre. Prochainement, on est attendus à Shanghai, Singapour et Barcelone. Ça n’arrête pas !

    D’Aarhus à Zurich, La Face cachée de la Lune a été applaudie par les spectateurs de 65 villes, dans 27 pays. Ce solo a été joué près de 450 fois à ce jour, dont plus de 300 par Yves Jacques.

    PREMIER ALUNISSAGE SUR LA FACE CACHÉE DE LA LUNE LE 3 JANVIER 2019 : UN ÉVÉNEMENT HISTORIQUE

    Un premier engin spatial a réussi à se poser en douceur sur la face cachée de la Lune le 3 janvier  dernier et cette mission, une première dans l’histoire, n’était ni russe ni américaine. Elle était chinoise. L’appareil Chang’e-4, du nom d’une divinité de la Lune dans la mythologie chinoise, avait quitté la Terre le 8 décembre 2018.

    Contrairement à la face qui est toujours tournée vers notre planète et qui avait notamment été explorée par les missions Appolo, aucune sonde ni aucun module d’exploration n’avait encore jamais touché le sol de l’autre côté. Il s’agit d’une opération particulièrement difficile du point de vue technologique, car la face cachée de notre satellite naturel est montagneuse, accidentée et parsemée d’une multitude de cratères.

    Il n’y aura pas d’entracte. Durée approximative : 2 h 10.

    Tout à fait ravie, enchantée par la performance époustouflante de Yves Jacques, l’ingéniosité de la mise en scène, la page d’histoire et la rectitude du propos. Tout à fait génial!
    — JD

    J’ai trouvé le spectacle GÉNIAL! Du scénario à la mise en scène en passant par le jeu de l’acteur… Il y avait longtemps que je n’avais pas autant apprécié une pièce de théâtre.
    — IM

    Le spectacle était à la hauteur de mes attentes qui étaient très grandes. La scénographie et le jeu du comédien étaient exceptionnelles.
    — AM

    J’ai complètement adoré. La technologie est un plus mais le jeu de Yves Jacques est superbe. Rien que du bon! À recommander à mes amis.
    — ML

    Un excellent spectacle qui nous a transportés du début à la fin. Un texte d’une grande richesse, une mise en scène originale et créative et une interprétation magistrale, tous les éléments étaient réunis pour nous faire apprécier cette pièce.
    — AM

    C’était magnifique! L’utilisation du décor, la trame sonore, la conception d’éclairages, la mise en scène et bien sûr, le comédien! J’ai grandement apprécié cette œuvre dans son entièreté.
    — MB

    Mise en scène très originale, inédite, très créatrice, et qui sort des sentiers battus. Excellente performance du comédien Yves Jacques.
    — PP

    La mise en scène était magique! 2h15 de pur bonheur avec un comédien maîtrisant son rôle à la perfection.
    — FBD

    Première pièce de Robert Lepage : nous avons été complètement soufflés, ébahis par les aspects multimédias et la qualité de l’interprétation.
    — ADM

    C’est tout une performance d’Yves Jacques et le génie de M. Lepage. Bravo à eux et aux artisans magiques.
    — RL

    Le théâtre de Robert Lepage fait appel à notre intelligence. Sa non-linéarité, le non-respect des conventions théâtrales, le jeu exceptionnellement sensible de Yves Jacques, m’ont complètement chamboulée. J’en ai pleuré de bonheur.
    — DP

    Nous ne pouvions demander mieux, superbe moment de théâtre !
    — SH

    Une super production qui vaut le détour. L’ingéniosité de la scénographie est impressionnante. Yves Jacques est sublime. IMMENSE coup de cœur pour la scène finale!
    — MLG

    Tout simplement extraordinaire. J’ai dégusté ce spectacle du début à la fin, du grand Lepage, joué par un grand acteur.
    — SR

    Performance incroyable d’Yves Jacques. Usage ingénieux des éléments du décor, très introspectif comme pièce. Toute en finesse, du grand Robert Lepage.
    — CB

    J’ai apprécié ce spectacle autant que la première fois que je l’ai vu, à sa création, joué par Robert Lepage lui-même. Yves Jacques se l’ait bien approprié. La scénographie est extraordinaire, on croirait voir un film.
    — OL

    Très impressionnant tant au niveau technique qu’au niveau du jeu. Yves Jacques était tout simplement sublime.
    — SL

    Absolument fantastique! Quel génie que Robert Lepage et Yves Jacques, quel acteur!
    — ME

    Magnifiquement présenté. L’acteur, l’histoire, le mécanisme de la scène, la poésie derrière.
    — NL

    J’ai vu le spectacle à sa création, revu avec Yves Jacques et une troisième fois hier soir, en plus d’avoir vu le film. Toujours aussi ravie…
    — RM

    Ma fille et à moi avons adoré la pièce, autant la mise en scène que le jeu exceptionnel d’Yves Jacques.
    — SV

    Absolument fantastique. La mise en scène était parfaite et Yves Jacques sublime. Je reverrais ce même spectacle encore et encore.
    — ST

    Superbe! très bien joué et témoigne de la grande créativité de l’auteur et du metteur en scène!
    — MB