Le bizarre incident du chien pendant la nuit

Texte Simon Stephens
d’après le roman de Mark Haddon

Mise en scène Hugo Bélanger

Traduction Maryse Warda

Avec Stéphane Breton, Normand D’Amour, Catherine Dajczman, Lyndz Dantiste, Milva Ménard, Catherine Proulx-LemayAdèle Reinhardt, Sébastien RenéPhilippe Robert et Cynthia Wu-Maheux

Du 11 avril au 19 mai 2018
Supplémentaire : 12 mai à 20 h 30

Durée du spectacle : 2 h 25 incluant l’entracte

 

Résumé de la pièce

Tout enfant est en quelque façon un génie.  – Schopenhauer

Qui a tué Wellington, le chien de Mme Shears, la voisine ? Christopher Boone, «quinze ans, trois mois et deux jours», décide de mener l’enquête. Christopher possède une intelligence remarquable et une logique imparable: il aime les listes, les plans, la vérité et Sherlock Holmes. Il connaît tous les pays du monde et les nombres premiers jusqu’à 7507. Christopher est différent et porte en lui une part de génie. Cependant, les êtres humains le déconcertent. Tout seul, il n’est jamais allé au-delà du bout de sa rue. Mais quand son père lui ordonne de cesser ses investigations, Christopher refuse d’obéir. Au risque de bouleverser profondément le délicat équilibre de l’univers qu’il s’est construit…

Adaptation du best-seller international The Curious Incident of the Dog in the Night-Time de Mark Haddon, cette pièce signée Simon Stephens crée l’évènement partout où elle est présentée. Cette fascinante épopée d’un adolescent singulier et courageux prend vie cette saison sur les planches de DUCEPPE, portée par l’inventivité du metteur en scène Hugo Bélanger. Ce spectacle émouvant et captivant incite à poser un regard nouveau sur la différence, sur notre monde, sur nous-mêmes. Une œuvre aussi extraordinaire que son jeune héros, acclamée du West End de Londres jusqu’à Broadway avec une récolte exceptionnelle de sept Laurence Olivier Awards et cinq Tony Awards.


« ★★★★ »
« Chez Duceppe, la saison se termine en grand avec Hugo Bélanger à la barre d’un spectacle drôle, touchant, magique
« Dans pratiquement toutes les scènes, Sébastien René réussit une performance exceptionnelle dans ce rôle exigeant. »
Mario Cloutier, La Presse

« La grande force du spectacle est de donner à voir, à ressentir et à comprendre les êtres et les événements, les faits et les gestes, du point de vue unique du héros. La scène devient alors une incarnation de ce qui se brasse dans la tête de Christopher, offrant à la fois au public un accès privilégié à l’enfance, mais aussi à une représentation émouvante et, il faut le dire, captivante de ce que pourrait bien être la perception d’un jeune autiste. »
« Normand D’Amour et Catherine Proulx-Lemay, traduisant tous les deux de manière poignante le défi d’être parent d’un enfant pas comme les autres »
– Christian Saint-Pierre, Le Devoir

« Sébastien René est tout simplement fabuleux, en jouant avec nuances et vérité un personnage d’une extrême complexité. »
« Le traitement de la vidéo est remarquable »
« C’est donc avec une grande maîtrise de la scène que Bélanger a dirigé cette pièce qui mérite d’être largement diffusée et demeure accessible à tous les publics. »
– Jean-Claude Côté, Revue JEU

« Sébastien René est phénoménal dans le rôle du jeune garçon »
« dans une mise en scène chorégraphiée au quart de tour par Hugo Bélanger »
« On reste bouche bée, les émotions à fleur de peau. »
– Carine Touma, Journal Métro

« Christopher, pris en charge par un Sébastien René immense dans sa fragile grâce physique, inoubliable, entier, et qui apporte à l’art de l’interprétation quelque chose du domaine du jamais-vu. »
« Ce Bizarre incident du chien pendant la nuit est une leçon de morale, d’éthique, concept qui a disparu depuis quelques décennies… Un moment essentiel de théâtre par les temps qui courent. »
« Sans doute, la meilleure mise en scène de la saison DUCEPPE 2017-2018. »
– Élie Castiel, revue Séquences

« J’ai du mal à imaginer qu’on aurait pu choisir plus fin acteur que Sébastien René pour tenir le rôle du jeune Christopher Boone dans Le bizarre incident du chien pendant la nuit, et meilleure mise en scène que celle de Hugo Bélanger pour servir la très belle pièce de Simon Stephens tirée du roman de Mark Haddon. »
« un spectacle tout à la fois, drôle et poétique, et surtout très intelligent. »
– Sophie Jama, Huffington Post Québec

«  Il y a plein de moments ravissants dans cette pièce, les comédiens sont admirablement dirigés et les vidéos de Lionel Arnould sont tout simplement magnifiques.  »
– Marie-Claire Girard, Théâtre cambresis

Témoignages

Hallucinant!!!! Quels comédiens exceptionnels et surtout quelle mise en scène. Une des meilleures pièces de chez DUCEPPE.
— C. M.

Sébastien René est criant de vérité, de réalisme; Normand D’Amour et Catherine Proulx-Lemay sont fantastiques. Nous n’avons jamais vu de décor aussi original ni de mise en scène aussi efficace. Magnifique spectacle qui amène la discussion en sortant. MERCI!
— D. L.

Renversant! Stupéfiant de vérité! J’y ai cru du début à la fin au point d’oublier qu’il s’agissait d’un comédien et non d’un jeune autiste. De plus, la personnification des parents fut brûlante de justesse. L’utilisation de projection mathématiques ou linéaires sur le plancher, les boîtes sortant de scène : quelles trouvailles pertinentes à la mise en scène!
— L.H.

Touchant, nous fait réfléchir sur la différence en tous points de vue, performance de Sébastien René à couper le souffle, très belle mise en scène. Tous les acteurs sont excellents. Après quelques jours cette pièce m’habite encore
— S.E.

Très satisfait. J’ai eu l’occasion de voir la version  »British » en tournée à Toronto l’an dernier et j’ai trouvé celle d’Hugo Bélanger encore plus touchante. Tout aussi bien montée. Je recommande cette pièce à tous mes amis. Merci.
— D. C.

J’ai personnellement vu la pièce dans sa version originale à Londres, et je suis ravie, en tant que Québécoise, de confirmer que cette production y est supérieure!
— J. V.

Tous les témoignages

Calendrier

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Photos

  • Stéphane Breton, Catherine Dajczman, Adèle Reinhardt, Milva Ménard, Cynthia Wu-Maheux, Sébastien René, Philippe Robert, Normand D’Amour, Catherine Proulx-Lemay et Lyndz Dantiste
  • Normand D’Amour et Sébastien René
  • Stéphane Breton, Cynthia Wu-Maheux, Lyndz Dantiste, Sébastien René, Catherine Proulx-Lemay, Adèle Reinhardt, Philippe Robert et Milva Ménard
  • Milva Ménard, Lyndz Dantiste, Catherine Proulx-Lemay, Adèle Reinhardt, Cynthia Wu-Maheux, Sébastien René, Stéphane Breton et Philippe Robert
  • Philippe Robert, Adèle Reinhardt, Stéphane Breton, Sébastien René, Milva Ménard, Cynthia Wu-Maheux, Catherine Proulx-Lemay et Lyndz Dantiste
  • Philippe Robert, Stéphane Breton, Sébastien René, Lyndz Dantiste, Cynthia Wu-Maheux et Catherine Proulx-Lemay
  • Catherine Proulx-Lemay et Sébastien René
  • Sébastien René
  • Sébastien René et Catherine Dajczman
  • Normand D’Amour et Sébastien René

Vidéos

Distribution

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Stéphane Breton

Roger et autres personnages

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Normand D’Amour

Ed

Catherine-Dajczman

Catherine Dajczman

Siobhan

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Lyndz Dantiste

Policier, M. Thompson et autres personnages

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Milva Ménard

Punkette et autres personnages

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Catherine Proulx-Lemay

Judy et autres personnages

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Adèle Reinhardt

Mme Alexander et autres personnages

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Sébastien René

Christopher

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Philippe Robert

Révérend Peters, Oncle Terry et autres personnages

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Cynthia Wu-Maheux

Mme Shears, Mme Stevens et autres personnages

Stéphane Breton

Théâtre : Le tour du monde en 80 jours; Appelez-moi Stéphane; Le Balcon; Swimming in the Shallows; Les Précieuses Ridicules; Blue Bayou, la maison de l’étalon
Télévision : Conseils de famille; District 31; Nouvelle adresse; Le Négociateur
Cinéma : Camion; Québec-Montréal; Le Bonheur des autres; French Kiss
Prochainement : Le chalet
Dernière présence chez DUCEPPE : Une partie avec l’Empereur
crédit photo : Daphné Caron

Normand D’Amour

Théâtre : Moby Dick; Le Chant de Sainte Carmen de la Main; Qui a peur de Virginia Woolf?; Les Peintres du charbon; Le Blues d’la métropole; La Cerisaie; Fragments de mensonges inutiles; Le vrai monde?
Télévision : Ruptures; Yamaska; Les Beaux Malaises; Mensonges; Trauma; MargueriteVolant
Cinéma : Le garagiste; Le vrai du faux; La peur de l’eau; 5150, rue des Ormes; De père en flic; Tout est parfait
Dernière présence chez DUCEPPE : Quand la pluie s’arrêtera
crédit photo : Daphné Caron

Catherine Dajczman

 Théâtre : Les Fourberies de Scapin; Gretel et Hansel; Mauvais goût; Elektra; Écorce de nos silences; Passages
Télévision : District 31; La Galère; Lance et compte; Toute la vérité; Ramdam; Watatatow
Première présence chez DUCEPPE
crédit photo : Jocelyn Michel

Lyndz Dantiste

Théâtre : Les Fourberies de Scapin
Télévision : District 31; Trop; Unité 9; Mémoires vives
Première présence chez DUCEPPE
crédit photo : Daphné Caron

Milva Ménard

Théâtre : Un vent se lève qui éparpille; Les aventures de Lagardère, Münchhausen, les machineries de l’imaginaire; Pinocchio; Ça!
Télévision : L’Heure Bleue; Les Rescapés
Prochainement : Ça! (en tournée); Pinocchio (en tournée); Les aventures de Lagardère (en tournée)
Première présence chez DUCEPPE
crédit photo : Daphné Caron

Catherine Proulx-Lemay

Théâtre : Roméo et Juliette; Bientôt viendra le temps; La Galère sur scène
Télévision : Une grenade avec ça?; Unité 9; Les Beaux Malaises; Mes petits malheurs; Olivier; Jérémie; Ruptures
Cinéma : Horloge biologique
Prochainement : Edmond (Juste pour rire) Première présence chez DUCEPPE
crédit photo : Julie Perreault

Adèle Reinhardt

Théâtre : Bientôt viendra le temps; Le Vertige; Il Campiello; Là; Les bonbons qui sauvent la vie; 24 poses (Portraits); Mambo Italiano; Les Belles-Sœurs
Télévision : Au secours de Béatrice
Dernière présence chez DUCEPPE : Minuit chrétien
 crédit photo : Daphné Caron

Sébastien René

Théâtre : Les Fourberies de Scapin; Peter et Alice; Tu dois avoir si froid; Edgar Paillette; Eden Motel; Double vie; Le Dindon; La robe de Gulnara; Le bruit des os qui craquent
Télévision : Série noire; Les Beaux Malaises; Ça décolle; 1,2,3… Géant
Cinéma : Delivery Man; Starbuck; All You Can Eat Bouddha; Next Floor; L’Âge des ténèbres
Dernière présence chez DUCEPPE : Harold et Maude
crédit photo : Daphné Caron

Philippe Robert

Théâtre : Molière, Shakespeare et moi; Sherlock Holmes et le chien des Baskerville; Münchhausen, les machineries de l’imaginaire; PIG; D’Artagnan et les trois mousquetaires
Télévision : Ces gars-là; Rock et Rolland; L’ascenseur
Cinéma : De père en flic 2; Nous sommes les autres
Prochainement : Adaptation et mise en scène de Tom Sawyer (Théâtre Advienne que pourra); Des pieds et des mains (tournée)
Première présence chez DUCEPPE
crédit photo : Jérémie Battaglia

 

Cynthia Wu-Maheux

Théâtre : L’Avare; Dimanche Napalm; Yukonstyle
Télévision : District 31; L’âge adulte I & II; Trauma; L’appart du 5e
Cinéma : L’origine des espèces
Prochainement : Le sentier des rêves (Théâtre Motus)
Première présence chez DUCEPPE

Photo : Daphné Caron

Crédits

Décor
Jean Bard
Costumes
Marie Chantale Vaillancourt
Éclairages
Luc Prairie
Musique
Ludovic Bonnier
Accessoires
Normand Blais
Vidéo
Lionel Arnould
Assistance à la mise en scène
Guillaume Cyr

Meilleure pièce de théâtre vue à votre compagnie depuis notre adhésion en 1982. Tout était parfait dans cette pièce. Un grand bravo pour toute la production.
— J. D.

Nous sommes abonnés depuis plus de 30 ans, à notre avis la pièce est une de nos meilleures. Bravo! Acteurs de talent et la mise en scène extraordinaire.
— M.B.

Excellente pièce qui sensibilise sur l’autisme.  Sébastien René est tout à fait crédible mais aussi relève tout un défi dans son rôle.  La mise en scène est très créative et éclatée.  De l’humour et beaucoup d’émotions.
— C. G.

Très belle interprétation. Sujet délicat traité avec beaucoup de doigté. Mise en scène originale. Soirée des plus agréables.
— L. L.

«Le » spectacle de la saison !!!
— L. D.

Spectacle renversant, avec des acteurs au sommet (principalement le rôle de Christopher!!!). Un moment dans l’esprit et l’univers d’un jeune autiste qui affronte le monde. Mise en scène absolument parfaite. Quelle belle soirée! Merci !
— A. G.

Heureuse d’avoir pu pénétrer dans l’univers d’un être différent, de mieux comprendre son apport à notre univers, surtout d’avoir profité d’une façon tellement sensible et juste de toute l’équipe de réalisation de cette pièce magistrale. Cela demeurera pour moi un excellent souvenir de grand théâtre.
— L. B.

Superbe pièce de théâtre. Quelle belle façon de terminer cette saison. Bonne distribution des rôles et que dire de la performance de Sébastien René, qui a mon avis, a été exceptionnelle. Et que dire aussi du décor sobre mais qui nous situait très bien dans les lieux. Bref une très belle pièce et nous en avons fait la promo depuis notre passage au théâtre. Félicitation à tous.
— S.P.

C’est un spectacle vraiment fabuleux, extrêmement bien joué avec une mise en scène originale et visuellement très belle. Sujet touchant et acteur principal d’un grand talent.
— M.V.

Quelle époustouflante performance de Sébastien René! Le personnage est précis et finement travaillé dans le ton et la gestuelle. La scénographie et les décors inventifs et polyvalents, la mise en scène originale et efficace d’Hugo Bélanger, et les sublimes projections ont fait en sorte que le spectacle est esthétiquement magnifique, mais aussi mémorable. Une grande réussite!
— A. C. D.

Cette pièce intègre le drame, l’humour, et l’aventure, aborde des thèmes comme le don de soi, les conflits sociaux, le dépassement de soi ce qui la rend intéressante et vibrante. Le jeu des acteurs est extraordinaire.
— I.D.

Toute une performance d’acteur. Sébastien René est extraordinaire ! Tous les qualificatifs d’excellence peuvent s’appliquer.
— S. B.

Quelle magnifique pièce de théâtre! Tout a été mis en œuvre pour nous offrir un spectacle grandiose: jeu des personnages, mise en scène, décor, éclairage. Une mention toute spéciale à Sébastien René.
— N. B.

Une pièce exceptionnelle jouée avec brio par une brochette d’excellents comédiens avec une mise en scène très créative. Bravo.
— J. P.

Fabuleux! Quelle mise scène intelligente et divertissante! J’ai ri, j’ai pleuré et surtout j’ai été transportée dans l’univers de Christopher, un personnage des plus attachants.
— D. D.

Tout simplement fabuleux. Un Sébastien René, incomparable, d’un réalisme tellement inouï, et que dire de la mise en scène. Cette mise en scène était étonnante, très bien imaginée. Félicitations et merci de nous avoir présenté cette pièce. Après deux jours, les images et paroles me trottent encore dans la tête.
— R. C.

Spectacle renversant, avec des acteurs au sommet (principalement le rôle de Christopher!!!) Un moment dans l’esprit et l’univers d’un jeune autiste qui affronte le monde. Mise en scène absolument parfaite. Quelle belle soirée! Merci !
— A. G.

Coup de cœur de la saison 2017-2018- superbement bien joué – très ingénieuse mise à scène – une très belle pièce qui donne beaucoup d’espoir.
— C. D.

Éblouissant! Sébastien René est extraordinaire dans le rôle de Christopher; il nous donne vraiment l’impression d’entrer dans l’univers de cet enfant pas comme les autres.
— K. S.

Une pièce magnifiquement mise en scène, un rythme soutenu, le comédien principal a été époustouflant du début à la fin avec une interprétation juste et «punchée». J’ai beaucoup aimé comment tous les comédiens étaient utilisés sur scène et campaient toutes sortes de rôles. L’utilisation de l’espace, du décor et de l’éclairage était particulièrement créative et ludique.
— J.B

Excellent! Superbe performance d’acteur pour Sébastien René et une mise en scène remarquable d’Hugo Bélanger.
— C. G.

Excellent spectacle. Unité de l’ensemble. Très bonne interprétation de tous les acteurs. Mise en scène ingénieuse. Utilisation dynamique des images vidéos qui sont intégrées à la mise en scène de manière judicieuse.
— P. L.

Une mise en scène percutante, surprenante, et tellement maîtrisée, une interprétation du personnage principal tonitruante, un chœur à l’ouvrage, un moment de grâce vraiment!
— M. A.

Excellent ! Mise en scène très originale, décor inattendu mais très efficace, comédiens sans failles, traitement de sujets délicats avec beaucoup de sensibilité.
— E. J.

Hallucinant!!!! Quels comédiens exceptionnels et surtout quelle mise en scène. Une des meilleures pièces de chez DUCEPPE.
— C. M.

Quelle merveilleuse manière de clôturer l’année ! Un spectacle inoubliable tant pour le traitement de l’histoire que pour la mise en scène sans oublier les nombreux comédiens dont le talent déborde tout au long.
— F. B.

Extraordinaire! La meilleure mise en scène que nous ayons vue. Des acteurs bouleversants, touchants et magnifiquement doués. Une pièce à ne pas manquer.
— M. C.

Un spectacle qui m’a comblé, des acteurs à leur meilleur et une mise en scène très songée et remplie d’imagination ! Merci pour ce beau moment que vous nous avez fait passer !
— A. C.

Extraordinaire! Prestation majestueuse de Sébastien René, il est fabuleux. Très belle mise en scène inventive. J’ai recommandé le spectacle à mes amis
— L. A.

Mise en scène impressionnante. Rôle principal: époustouflant! C’était notre 1ere fois chez Duceppe pour moi et ma fille. Pièce fidèle au livre (qu’on avait toutes les deux lu).
— F. P.

Spectacle lumineux dans tous les sens. Excellentes scénographie et mise en scène. Jeu des comédiens : superbe!
— C. D.

Extraordinaire, fabuleux. La performance des acteurs était incroyable et la mise en scène exceptionnelle et unique. Un moment qui justifie l’existence du théâtre.
— P. A. B.

Sujet très actuel et bien traité. Mise en scène audacieuse et très efficace et très bonne interprétation. Un message d’espoir très bien livré.
— D. G.

La pièce était touchante, drôle et originale. La mise en scène est juste, créative et efficace. L’interprétation, surtout de Christopher, est crédible et pleine de subtilité. Un spectacle exceptionnel.
— A. G.

Excellente pièce. Le sujet n’est pas assez souvent mis en scène dans nos théâtres. La mise en scène d’Hugo Bélanger était incroyable. Performance superbe de Sébastien René, de même que de la part des autres acteurs/actrices. Merci à Duceppe d’avoir mis cette pièce à l’affiche. Merci aussi à Michel Dumont pour — — E. T.

Absolument fabuleux, un des meilleurs spectacles!
— L. C.

Une pièce touchante. Une performance magistrale de Sébastien René. Son rôle a sûrement été très exigeant, mais il l’a incarné avec brio. Une judicieuse mise en scène (utilisation originale de l’éclairage, des cubes et des trappes, etc.). Bref, le meilleur spectacle de la saison! Peut-être même des trois dernières saisons de Duceppe. Bravo!
— O.R.

Une des plus belles pièces présenté à ce jour chez Duceppe. Sébastien René sublime dans le rôle d’un enfant autiste.
— S. V.

Du grand théâtre!!! Mise en scène très créative, jeu des comédiens… du grand talent.
— D.D.

Un spectacle brillant, imaginatif, avec des interprétations très bonnes et surtout exceptionnelle de Sébastien René. Quelle belle pièce pour finir la saison.
— R. L.

Quelle belle fin d saison! Bravo tout spécial à Hugo Bélanger et à Sébastien René. Drôle, touchant, magique.
— N. D.

Brillant, poignant, joué avec immense talent et mis en scène de façon remarquable, ce morceau de vie m’a complètement chavirée!
— M. D.

On a adoré! Intensité du jeu des comédiens. Mise en scène extraordinaire et l’utilisation des projections nous a permis de voyager dans l’espace et de comprendre le fonctionnement du cerveau de Christopher dont la diction était parfaite et le non-verbal très expressif.
— M. J. M.

Sébastien René est criant de vérité, de réalisme; Normand D’Amour et Catherine Proulx-Lemay sont fantastiques. Nous n’avons jamais vu de décor aussi original ni de mise en scène aussi efficace. Magnifique spectacle qui amène la discussion en sortant. MERCI!
— D. L.

Il rendait très bien l’histoire du roman. L’utilisation scénique était innovante et appropriée pour le message transmis. Les émotions des personnages étaient senties et nous permettaient de croire au récit.
— E. C. S.

Très satisfait. J’ai eu l’occasion de voir la version  »British » en tournée à Toronto l’an dernier et j’ai trouvé celle d’Hugo Bélanger encore plus touchante. Tout aussi bien montée. Je recommande cette pièce à tous mes amis. Merci.
— D. C.

J’ai adoré autant que le livre. Scénographie efficace, pertinente et novatrice.
— C. M. N.

Je suis abonné à différentes compagnies théâtrales à Montréal et pour moi, durant la saison 2017-2018, la pièce «Le bizarre incident du chien pendant la nuit» est la meilleure production à laquelle j’ai assisté!
— A.G.

La mise en scène est impressionnante, créative et nous en met plein la vue. Sébastien René est touchant et impeccable dans le rôle de Christopher. L’ensemble des personnages sont incarnés à merveille… un délice !
— C.G.

Tout simplement exceptionnel. Une pièce mémorable avec des acteurs fantastiques. Une pièce à voir et surtout à revoir. Une de mes meilleures pièces à vie durant toutes mes années à la Compagnie Jean Duceppe. Wow, wow et encore wow…
— S.L.

Fascination! Exploration d’une réalité assez méconnue, l’autisme. Mise en scène captivante. Acteurs de qualité apportant un rendu crédible. Très belle soirée qui inspire à faire du théâtre.
— P. P.

Spectacle grandiose, incroyable. Un des meilleurs spectacles que j’ai vu. Utilisation d’une technique très innovante. Le rôle principal est joué de façon magnifique.
— D.D.

Renversant! Stupéfiant de vérité! J’y ai cru du début à la fin au point d’oublier qu’il s’agissait d’un comédien et non d’un jeune autiste. De plus, la personnification des parents fut brûlante de justesse. L’utilisation de projection mathématiques ou linéaires sur le plancher, les boîtes sortant de scène : quelles trouvailles pertinentes à la mise en scène!
— L.H.

Touchant, nous fait réfléchir sur la différence en tous points de vue, performance de Sébastien René à couper le souffle, très belle mise en scène. Tous les acteurs sont excellents. Après quelques jours cette pièce m’habite encore
— S.E.

Un texte très riche, un « Christopher » époustouflant, une mise en scène créative, un sujet (la différence) très à propos et… font de ce spectacle un des meilleurs de la saison!
— M-T.I

J’ai personnellement vu la pièce dans sa version originale à Londres, et je suis ravie, en tant que Québécoise, de confirmer que cette production y est supérieure!
— J. V.

Simon Stephens

Né à Stockport en 1971, Simon Stephens est l’un des auteurs anglais les plus en vue et les plus prolifiques de sa génération. Étudiant en histoire à l’Université de York, il y découvre le théâtre. Il commence à écrire à l’âge de 21 ans et monte ses premières pièces dans des théâtres indépendants d’Édimbourg. Son œuvre dramatique la plus connue demeure The Curious Incident of the Dog in the Night-Time, créée en 2010 d’après le roman de Mark Haddon. Après des productions en Angleterre et en Allemagne, elle est acclamée sur Broadway en septembre 2014, récoltant même le prestigieux Tony Award de la meilleure pièce. « Voilà une production qui change votre façon de voir et d’entendre », écrivait Ben Brantley dans le New York Times; « Incontournable », renchérissait le critique Richard Zoglin du Time Magazine. Elle sera jouée en français pour la première fois en France un an plus tard et au Québec, chez DUCEPPE, cette saison. La dernière pièce de Simon Stephens, Heisenberg, triomphait aussi à New York, présentée en première mondiale en 2015. En 1998, sa pièce Bluebird est remarquée au Royal Court à Londres, où il enseignera ensuite dans le cadre du Young Writers Programme de 2001 à 2005. En 2001, il présente Herons qui lui vaudra une nomination pour le Olivier Award du meilleur jeune dramaturge. Il crée aussi deux pièces radiophoniques pour la BBC et Radio 4 : Five Letters Home to Elisabeth (2001) et Digging (2003). À Manchester, en résidence au Royal Exchange, il écrit Port (2002) qui récoltera le prix Pearson de la meilleure pièce. Puis viennent : One Minute (2003), Christmas (2004), Country Music (2004), On the Shore of the Wide World (2005, lauréate du Olivier Award de la meilleure pièce), Motortown (2006, couronnée meilleure pièce étrangère par Theater Heute 6), Pornography (2007), Harper Regan (2008), Seawall (2009), Heaven (2009), Punk Rock (2009, nomination au TMA Awards de la meilleure pièce), A Thousand Stars Explode in the Sky (2010), T5 (2010), Marine Parade (2010) et The Trial of Ubu (2010, diptyque avec Ubu Roi). Pour la télévision, Simon Stephens présente des adaptations de The Curious Incident of the Dog in the Night-Time, de Motortown et une version abrégée de Pornography pour Channel 4 en 2009. Il a aussi écrit pour le petit écran une courte pièce originale, intitulée Cargese, en 2013. D’abord auteur associé au Royal Court Theatre à Londres, il devient en 2005 le premier dramaturge britannique accueilli en résidence au Royal National Theatre. Il travaille ensuite avec le Toneelgroep Amsterdam, ainsi que le théâtre et la Philharmonie d’Essen, en Allemagne où il est énormément joué. Simon Stephens est actuellement artiste associé au Lyric Hammersmith de Londres. Il vit à Londres avec sa femme et leurs trois enfants. Son théâtre est publié aux éditions Methuen.

Hugo Bélanger

Hugo Bélanger, à qui le Cirque du Soleil vient de confier la mise en scène de son premier spectacle permanent en Chine, faisait son entrée chez DUCEPPE en 2014 avec Peter et Alice de John Logan. Puis, au printemps 2017, ce créateur d’une inventivité artistique sans limites montait avec succès le classique Harold et Maude de Colin Higgins. On le retrouve avec bonheur cette saison alors qu’il crée l’adaptation théâtrale de Simon Stephens du best-seller international de Mark Haddon, Le bizarre incident du chien pendant la nuit.

Directeur artistique et metteur en scène du Théâtre Tout à Trac depuis 1998, Hugo Bélanger cumule les succès et les créations d’envergure. En 2013, les éditions Gallimard et la Bibliothèque nationale du Québec le choisissent pour faire la mise en lecture du Petit Prince dans le cadre des célébrations entourant le 70e anniversaire du personnage en Amérique. L’année 2014 marque ses débuts à l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal avec Hansel et Gretel à la Salle Wilfrid-Pelletier et il monte aussi, au Théâtre du Nouveau Monde, Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne. La pièce récoltera trois prix Gascon-Roux.

C’est avec L’Oiseau vert, commedia dell’arte..., créée en 2004 par le Théâtre Tout à Trac, que le milieu théâtral québécois découvre son travail et celui de sa compagnie de théâtre tout public. L’année suivante, La Princesse Turandot, qu’il adapte et met en scène, remporte douze Prix du public remis par le Théâtre Denise-Pelletier, le Masque de la meilleure adaptation, en plus d’être nommée dans cinq autres catégories. En 2008, Hugo Bélanger propose une relecture d’Alice au pays des merveilles, une première création jeune public. Premier spectacle canadien à être présenté au Royaume de Bahreïn, il a aussi été présenté en Chine et voyage, encore aujourd’hui, aux quatre coins du monde. Comptant à ce jour plus de 450 représentations, cette production reçoit le prix Acadie-RIDEAU en 2008 et est sélectionnée pour le convoité Prix de la critique en 2010. Hugo Bélanger monte également trois productions pour le théâtre de La Roulotte qui ont toutes battu des records d’assistance !

Enseignant à l’occasion dans les grandes écoles de théâtre, il donne aussi des formations de jeu masqué aux acteurs et aux circassiens professionnels. À la demande du Cirque du Soleil, il signe la mise en scène du spectacle d’ouverture du pavillon du Canada lors de l’Exposition universelle de Shanghai en 2010. L’année suivante, il crée le grandiose MÜNCHHAUSEN, les machineries de l’imaginaire qui récolte sept Prix du public du Théâtre Denise-Pelletier. En 2012, Hugo Bélanger présente à la Place des Arts le spectacle jeunesse Pinocchio, lauréat en 2016 du prix de la meilleure tournée au Canada et aux États-Unis décerné par le Conseil des arts et des lettres du Québec. Il signe également la mise en scène de Beethoven habite à l’étage de l’OSM présenté à la Maison symphonique de Montréal.

Photo : Isabel Rancier

Maryse Warda

Chez DUCEPPE, on apprécie grandement le travail de Maryse Warda dont les nombreuses traductions et adaptations cumulent les distinctions. On lui a d’ailleurs confié les traductions de Du Bon Monde de David Lindsay-Abaire et de La Vénus au vison de David Ives, présentées chez DUCEPPE en 2012 et 2013. Puis, il y aura celles de Peter et Alice de John Logan en 2014, et de Race de David Mamet, en 2016. Au total, c’est au-delà de cinquante pièces que Maryse Warda a traduites au cours de sa carrière qui débute au Théâtre de Quat’Sous en 1991. Rappelons que son travail sur Motel de passage, une série de George F. Walker, recevait en 2000 le Masque de la meilleure traduction et se retrouve en lice pour le Prix du Gouverneur général. L’Académie québécoise du théâtre mettra en nomination deux autres de ses traductions, celles de W;t de Margaret Edson et de Variations sur un temps de David Ives. Enfin, l’Association québécoise des critiques de théâtre retient sa version de Traces d’étoiles de Cindy Lou Johnson — sa toute première traduction —, comme finaliste en 1992. Les metteurs en scène les plus reconnus, pensons à René Richard Cyr, Serge Denoncourt, Pierre Bernard, Denise Guilbault, Martine Beaulne, Martin Faucher, Denis Bernard et Hugo Bélanger, font appel à son talent. Parmi ses accomplissements, citons les traductions de Ce moment-là de Deirdre Kinahan, Yellow Moon et Les événements de David Greig, Rouge de John Logan ainsi qu’Une veuve respectable s’initie à la vulgarité et Des promesses, des promesses de Douglas Maxwell. Mentionnons aussi l’adaptation du Prénom de Matthieu Delaporte et Alexandre de la Patellière (2012, 2013) ainsi que son adaptation théâtrale du roman La liste de mes envies de Grégoire Delacourt (2016), deux productions de Juste pour rire. Au Théâtre du Nouveau Monde en 20017, elle signera la traduction de Vu du pont d’Arthur Miller, dans une mise en scène de Lorraine Pintal. Très sollicitée, Maryse Warda voit certaines de ses versions être reprises à l’étranger, notamment Traces d’étoiles. Plusieurs sont publiées — L’Homme laid (Boréal), la série Motel de passage (VLB éditeur) et Bye Bye Baby (L’instant scène) — ou portées à l’écran par les réalisateurs Claude Desrosiers (Traces d’étoiles) ou Louis Bélanger (Le génie du crime). Pour la télévision, elle signe l’adaptation québécoise de la célèbre sitcom britannique Mrs. Brown’s Boys, intitulée Madame Lebrun (2015-2016), et celle de la comédie Catastrophe (2016-2017), toutes deux diffusées à Super Écran. Membre du jury Traduction des Prix littéraires du Gouverneur général en 2014, la traductrice recevait ce prestigieux prix, en 2011, pour sa version québécoise de la pièce de Greg MacArthur, Toxique ou L’incident dans l’autobus. Maryse Warda s’est également illustrée comme directrice administrative du Théâtre de Quat’Sous et comme directrice générale adjointe de l’École nationale de théâtre. (Crédit photo : Jean-Sébastien Dénommé)

2 h 25 incluant l’entracte

« Bien sûr, mon roman parle du handicap et de l’attitude que nous adoptons face à lui. Mais il y a beaucoup plus : les mathématiques, la famille, Sherlock Holmes, la vérité, le courage, Swindon, les chemins de fer… […] Si je voulais provoquer, je dirais que le sujet du bizarre incident n’est pas Christopher du tout. Christopher est un outsider, et l’écrivain est attiré par les outsiders en tous genres — Robinson Crusoe, Raskolnikov, Holden Caulfield, Jane Eyre, Benjy Compson… — parce qu’ils nous offrent une position privilégiée à partir de laquelle il est possible de nous observer nous-mêmes. Si je voulais vraiment provoquer, je pourrais dire que Le bizarre incident n’est pas du tout un livre sur Christopher. Mais sur nous. » – Mark Haddon, auteur du roman The Curious Incident of the Dog in the Night-Time*

L’inventivité du metteur en scène Hugo Bélanger au service du récit passionnant d’un jeune homme différent. Entretien.

L’auteur a privilégié un personnage central distancié du monde « normal », qui peut s’apparenter à un autiste Asperger, surdoué, mais sans jamais le dire directement. Comment avez-vous abordé Christopher Boone, ce jeune homme différent, qui pose un regard bien à lui sur ce qui l’entoure ?

Comme dans Harold et Maude, que j’ai montée l’an dernier et où les personnages auxquels le public s’attache sont les deux marginaux, dans Le bizarre incident on se prend d’affection pour Christopher, qui est la figure étrange de l’histoire. Cependant, pour lui — et il l’exprime sans aucune malice —, c’est nous, les « normaux », qui sommes anormaux, imprécis, compliqués !

C’est souvent intéressant d’avoir un nouveau point de vue sur soi. Par exemple, quand un étranger arrive à Montréal, il trouve bizarre notre habitude de faire la file, dehors, pour bruncher un dimanche. Pour lui, ça n’a aucun sens. Et on réalise qu’en effet, c’est peut-être incompréhensible ! Ou si un extraterrestre débarquait sur la Terre et qu’on l’écoutait parler de nous. Comment notre univers est singulier et peut s’avérer agressant pour quelqu’un de différent. Avec Le bizarre incident, on regarde le monde à travers d’autres yeux, ceux de Christopher. Un peu comme si le public pouvait tout à coup voir ce qu’un daltonien perçoit.

On a donc travaillé cette histoire toujours en fonction de ce regard-là, de ce qui se passe dans la tête de Christopher, comment il ressent les choses. Par exemple, pour évoquer une grosse ville comme Londres, on ne va pas nécessairement représenter son centre-ville, mais plutôt le sentiment que le jeune homme éprouve quand il débarque dans un tel endroit, rempli de stimuli de toutes sortes.

 

Vous deviez ainsi extérioriser de manière concrète la pensée de Christopher ?

Oui, et je me suis abstenu de voir la production du Bizarre incident de Londres, ou celle de Broadway, qui sont d’ailleurs souvent les mêmes. Les Anglais et les Américains présentent régulièrement la même production. Ici, au Québec, on ne fait pas ça. J’ai voulu m’approprier l’œuvre et travailler autant à partir du roman que de l’adaptation théâtrale. Par exemple, on retrouve beaucoup de dessins dans le livre, de graphiques et de schémas mathématiques. Il y avait donc une notion visuelle évidente à exploiter, qui demande l’utilisation de la projection et de la vidéo, non pas afin de créer des lieux pour y interpréter l’action, mais bien pour illustrer l’imaginaire particulier de Christopher. Pour évoquer son rapport aux chiffres, aux notes, aux codes, pour imager son côté cartésien, organisé, encadré.

Aussi, il y a le chœur. La dizaine de comédiens demeure presque constamment sur scène. Ils incarnent à la fois la foule et une multitude de personnages. De plus, le chœur est à l’écoute de ce qui se déroule et, grâce aux codes du théâtre, il fera apparaître ou disparaître des éléments, il transformera et représentera certaines choses selon les lieux. Parce qu’ici, on parle de 60 scènes ! On se promène de Swindon à Londres, de la gare à la salle de classe, etc. Il s’agit d’un théâtre collectif, à la manière des années 60, mais avec toute la technologie du 21e siècle.

J’ai monté en 2015 Le tour du monde en 80 jours au TNM, où il y avait 27 lieux différents. J’aime beaucoup le défi de convertir l’espace devant le public, sans déployer de décors imposants. J’aime que le public voyage et que les endroits se transforment devant lui par quelques accessoires, par l’utilisation de l’espace, pratiquement sans qu’il le remarque. Dans Le tour du monde, on passait d’un pays à l’autre. Ici, c’est d’un lieu à l’autre, et très rapidement. Avec 60 scènes, il n’y a pas d’entrée et de sortie. Il faut que tout s’enchaîne, sans arrêt. Ce côté « clip », rythmé, cette mécanique huilée, au quart de tour, j’adore ça.

Le bizarre incident exige un ballet extrêmement précis pour le chœur, un aspect très théâtral qui accompagne des scènes plus émotives et sensibles, entre Christopher et son père, par exemple. Les situations sont d’ailleurs davantage liées émotivement que chronologiquement, comme ça se passe dans la tête de Christopher. Le public est invité à y plonger avec nous.

 

Comme l’auteur, vous aimez préciser que ce n’est pas une œuvre sur l’autisme. Pourquoi ?

Nous ne sommes pas des anthropologues, des médecins, des psychologues. Nous sommes des artistes. Sans compter que le spectre de l’autisme est tellement vaste. D’un Asperger à l’autre, les manifestations peuvent être très différentes. J’en ai rencontré plusieurs. Leurs réactions et leurs comportements sont extrêmement divers. Il est impossible de représenter « l’enfant autiste » avec le personnage de Christopher. De toute façon, l’auteur n’a écrit nulle part dans son roman qu’il est atteint d’autisme.

Alors non, ce n’est pas un spectacle sur l’autisme. C’est un conte, une quête, un road-movie. C’est le récit d’un personnage fascinant qui, au fil d’une enquête qu’il décide de mener envers et contre tous, part à l’aventure, entreprend un voyage initiatique où il apprend à surmonter ses peurs, à relever des défis. Où il découvre de nouvelles choses et se transforme. C’est l’histoire d’une quête, d’une famille… et de beaucoup de courage!

*Mark HADDON. Mark Haddon on the origins of The Curious Incident. www.penguin.co.uk.

LE MONDE VU…

….par les yeux d’un garçon singulier qui s’appelle Christopher. Christopher est différent.

Pour lui, le monde tel que nous le connaissons est un lieu étrange et dangereux. Isolé en lui-même, Christopher se méfie de tout ce qui ne lui est pas familier.

Doué d’une intelligence remarquable et d’une logique implacable, il aime les listes, les plans et son héros Sherlock Holmes.

Mais ce qu’il aime par-dessus tout, c’est la VÉRITÉ.

Or voilà que se produit un événement bizarre: le chien de la voisine est retrouvé mort. Christopher, qui ne s’est jamais aventuré plus loin que le bout de sa rue, décide de mener l’enquête afin de découvrir l’assassin. Et c’est à la fin de son investigation qu’il va découvrir qu’on lui a honteusement menti. Et c’est ce mensonge qui va bouleverser sa vie à jamais.

Récipiendaire de sept Laurence Olivier Awards et de cinq Tony Awards, Le bizarre incident du chien pendant la nuit est un spectacle émouvant et captivant qui nous incite à poser un regard nouveau sur la différence, sur notre monde et sur nous-mêmes.

Bon théâtre.
Michel Dumont

Christopher est un enfant différent. Différent des autres enfants. Différent de nous. Il voit le monde autrement. Il l’interprète différemment. Et c’est cette différence qu’il tentera de vous faire voir ce soir. De vous la faire ressentir.

La différence n’est pas une tare. Au contraire. C’est ce qui fait la richesse de ce monde. Les ressemblances nous rassurent alors que les différences, qu’elles soient culturelles, sociales ou mentales, nous troublent et nous questionnent car elles confrontent nos croyances et ébranlent nos habitudes. Mais sans ce choc des différences, nous n’évoluerions pas et l’évolution est au coeur de l’aventure humaine.

Cette histoire n’est pas une histoire sur l’autisme mais sur un être différent qui nous partage sa différence et nous montre à quel point nous sommes, nous aussi, parfois bien étranges. Il nous rappelle que nous sommes toujours l’étranger d’un autre.

Cette histoire est une histoire d’accomplissement, la quête d’un enfant qui grandit en affrontant ses peurs. À cette époque où on essaie de surprotéger nos enfants, il est beau de voir ce jeune garçon sortir de son monde sécurisé pour découvrir ce qu’il est et réussir, par son aventure, à rétablir la vérité et l’équilibre dans sa famille, prouvant que tout le monde a un rôle à jouer dans ce monde et que le plus petit, le plus vulnérable en apparence, peut jouer un rôle d’une importance capitale dans la vie de ceux qui l’entourent.

Je voudrais remercier encore cette année toute la famille de DUCEPPE pour leur confiance et leur accueil chaleureux. Je voudrais remercier tous les créateurs de talent qui se sont donnés corps et âme sur cette production. Je voudrais saluer également les nouveaux directeurs artistiques qui, par leur jeunesse et leur talent, donneront un souffle nouveau à cette grande compagnie de théâtre.

Et je voudrais terminer en saluant un homme qui m’a toujours inspiré, Michel Dumont. Merci Michel, c’est un grand honneur de clore ta dernière saison comme directeur artistique.

Bon spectacle!