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Duceppe
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David Suzuki en 5 actions remarquables

24 août 2026

Cet automne, Duceppe vous invite à rencontrer David Suzuki autrement. Du 2 au 4 octobre, le scientifique, vulgarisateur, auteur et militant écologiste montera sur la scène du Théâtre Centaur aux côtés de sa compagne, Tara Cullis, dans Qu’est-ce qu’on ne ferait pas par amour? (What You Won’t Do for Love), une création de Why Not Theatre présentée en codiffusion avec Duceppe.

On connaît sa voix, son visage et son célèbre The Nature of Things. On connaît aussi ses prises de position sur l’environnement. Mais que se passe-t-il lorsqu’on laisse de côté, le temps d’une soirée, le scientifique et le militant pour découvrir l’homme derrière tout ça? C’est justement ce que propose le spectacle. Et avant de le découvrir sur scène, on avait envie de revenir sur quelques moments où David Suzuki est passé de la parole à l’action. Voici cinq de ses actions les plus remarquables, et parfois les plus surprenantes.

1. Sonner l’alarme… et provoquer un mouvement

En 1989, David Suzuki anime à la radio de la CBC la série It’s a Matter of Survival, consacrée à l’état de la planète. Son message est clair : notre manière de vivre, de consommer et de considérer la nature doit changer.

Le public ne reste pas indifférent. Plus de 17 000 personnes écrivent à Suzuki pour lui demander ce qu’elles peuvent faire, concrètement, pour contribuer à éviter la catastrophe environnementale annoncée. Pas mal, comme boîte de réception!

De ces lettres naît l’idée d’une organisation qui proposerait justement des solutions. Un an plus tard, en 1990, David Suzuki et Tara Cullis fondent la Fondation David Suzuki, qui deviendra l’une des organisations environnementales les plus connues au Canada.

Une émission de radio, des milliers de lettres et, au bout du compte, une fondation : parfois, un cri d’alarme peut réellement provoquer un mouvement.

David Suzuki lors d'une entrevue après une manifestation dans le Queen's Park à Toronto, en 2015.

2. Faire de la science une affaire de société

David Suzuki est d’abord un scientifique. Professeur émérite de génétique à l’Université de la Colombie-Britannique, il a consacré une grande partie de sa carrière à rendre la science accessible au grand public.

Pendant des décennies, il devient notamment le visage de The Nature of Things, émission de la CBC consacrée aux sciences et au monde naturel. À travers la télévision, la radio et une cinquantaine de livres, il contribue à rapprocher les connaissances scientifiques du quotidien des Canadiennes et des Canadiens.

Son idée est finalement assez simple : la science ne devrait pas rester enfermée dans les laboratoires ou les articles spécialisés. Elle peut, et doit, nous aider à comprendre le monde dans lequel on vit.

Et peut-être qu’avant de vouloir changer le monde, il faut commencer par le comprendre.

3. Inviter des milliers de personnes à… aller dehors

Et si une partie de la solution consistait simplement à passer plus de temps dans la nature?

En 2002, la Fondation David Suzuki lance le Nature Challenge, une initiative qui invite les citoyennes et citoyens à réduire leur impact environnemental grâce à des gestes simples. Quelques années plus tard, la campagne prend notamment la forme du Défi nature 30×30 : passer 30 minutes par jour dans la nature pendant 30 jours.

L’idée est aussi simple qu’efficace : pour vouloir protéger un milieu naturel, encore faut-il avoir l’occasion de développer un lien avec lui. Au fil des années, des dizaines de milliers de personnes participent à l’initiative. Une étude menée auprès des participant·es a notamment révélé qu’ils et elles avaient presque doublé leur temps passé dans la nature pendant le défi et rapportaient une augmentation de leur bien-être.

Bref, une invitation à sortir prendre l’air qui cache une idée beaucoup plus grande : on protège plus facilement ce qu’on aime. Et on aime peut-être davantage ce qu’on prend le temps de connaître.

David Suzuki en randonnée près de la Vallée de la rivière Hart, en 2011.

4. Défendre les milieux naturels… et sortir des sentiers battus

L’action environnementale de David Suzuki ne s’est évidemment pas limitée à la sensibilisation. Avec la Fondation, il a participé à de nombreuses campagnes visant à obtenir des protections concrètes pour les écosystèmes et les espèces menacées.

Au fil des années, la Fondation a notamment contribué à la protection juridique de l’habitat des épaulards sur la côte sud-ouest du Canada et des bélugas sur la côte est. Elle a également participé à des démarches visant à protéger des espèces en péril et des milieux naturels, ainsi qu’à des campagnes contre différents projets susceptibles de nuire à l’environnement.

Mais parfois, défendre une cause demande aussi un peu d’imagination!

Le 21 octobre 2012, plus de 40 000 personnes se réunissent au parc Woodbine de Toronto pour Soupstock, une immense manifestation culinaire organisée avec plus de 200 chef·fes. Oui, vous avez bien lu : une manifestation… avec de la soupe.

L’objectif est de s’opposer au projet de méga-carrière de Melancthon, qui menace notamment des terres agricoles et des ressources en eau. L’événement transforme une bataille environnementale en rassemblement populaire, festif et gourmand. Et le coup porte fruit (ou légume, ici): un mois après Soupstock, la demande d’exploitation de la carrière est retirée.

Comme quoi, il existe parfois plusieurs façons de faire entendre son message. Même avec une louche à la main.

5. Monter sur scène avec Tara Cullis

David Suzuki et sa femme, Tara Cullis.

Après plus de 50 ans de vie commune et d’engagement environnemental, David Suzuki et Tara Cullis ajoutent une nouvelle corde à leur arc : le théâtre.

Dans Qu’est-ce qu’on ne ferait pas par amour?, le couple monte sur scène pour raconter son parcours, mais surtout pour réfléchir à ce qui peut pousser une personne à agir. Leur histoire personnelle croise ainsi cinq décennies de militantisme, de défense du climat et de protection du monde naturel.

Et c’est peut-être ce qui rend leur passage sur scène particulièrement intéressant : derrière les grandes causes, les campagnes et les prises de position, il y a deux personnes qui ont choisi de faire de l’amour, l’un pour l’autre, mais aussi pour la planète, un moteur d’action.

Avec humour, lucidité et beaucoup d’humanité, David et Tara partagent leurs expériences et leurs réflexions sur le pouvoir que nous avons, individuellement et collectivement, de contribuer au changement.

Après avoir passé une vie à nous parler du monde qui nous entoure, David Suzuki vient donc nous parler de lui. On a bien hâte de l’écouter autrement.

David Suzuki et Tara Cullis seront sur la scène du Théâtre Centaur du 2 au 4 octobre 2026 dans Qu’est-ce qu’on ne ferait pas par amour? (What You Won’t Do For Love?), présentée en anglais avec surtitres en français.