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Superstitions au théâtre – Le vert

Posté le 11 Novembre 2019 - Catégories

D’où viennent les superstitions du monde du théâtre?

Transmises de génération en génération, certaines superstitions qui courent dans le monde du théâtre remontent à Molière, à Shakespeare et même aux Grecs. Visant principalement à conjurer le mauvais sort, ces petites histoires irrationnelles trouvent généralement leur origine dans un fait concret ou historique.

Au fil de diverses capsules hebdomadaires, l’équipe de rédaction de Duceppe évoque l’explication probable et souvent surprenante de sept — chiffre chanceux, rappelons-le… — de ces superstitions.

Le vert

Chaque culture théâtrale a ses propres interdictions en matière de couleur! En Angleterre, le bleu porte malheur; en Italie, c’est le violet; et en Espagne, le jaune. Ici, comme en France, la couleur maléfique que l’on évite à tout prix d’arborer sur scène, c’est le vert. Il existe diverses explications de cette superstition, mais la plus vraisemblable serait qu’au XVIe siècle, des comédiens aient trouvé la mort après avoir porté des tissus verts directement sur la peau… À l’époque, on confectionnait la teinture verte avec le vert-de-gris, obtenu par l’oxydation de lamelles de cuivre avec du vinaigre, du citron ou de l’urine. C’était magnifique, mais ce pigment était instable, corrosif… et surtout, constituait un poison extrêmement violent! Une autre origine de cette superstition souvent invoquée: Molière était vêtu de vert quand il est mort pendant une représentation du Malade imaginaire le 17 février 1673. Or, l’auteur célèbre a réussi à achever sa pièce. Il est décédé quelques heures plus tard, dans son lit, probablement de la tuberculose qui le minait depuis des années. On dit aussi qu’au Moyen Âge, lorsqu’on jouait la Passion, le personnage du traître Judas portait une tunique verte et qu’il arrivait, après le spectacle, que le pauvre comédien soit malmené par la foule en colère. À moins que ça ne soit les dispositifs d’éclairage de scène de l’époque, qui ne mettaient pas en valeur les tons verts…

Capsule précédente: La corde.

Prochaine capsule: Le sifflement.