Une heure de tranquillité

texte de Florian Zeller
mise en scène et adaptation de Monique Duceppe

avec Roger La Rue, Bobby Beshro, Josée Deschênes, Mireille Deyglun, Laurent Duceppe, Stéphane Jacques, Antoine Vézina

Il ne faut jamais faire de projets, surtout en ce qui concerne l’avenir.   — Alphonse Allais

Michel est passionné de jazz. Un beau matin, il déniche au marché aux puces LE disque qu’il espère trouver depuis trente ans. Aux anges, il se précipite chez lui pour l’écouter, le savourer, tranquillement. Mais le monde entier semble en avoir décidé autrement! C’est le moment que choisit sa femme pour lui confier ses tourments, son entrepreneur pour inonder l’immeuble, sa maîtresse pour le menacer de dévoiler leur secrète liaison, son musicien de fils pour surgir à l’improviste, son voisin pour se lamenter. Michel n’hésitera pas à s’empêtrer dans les mensonges et la manipulation : il est prêt à tout pour avoir ne serait-ce qu’une petite heure de tranquillité…

Cette récente pièce du jeune auteur Florian Zeller, que l’on n’hésite pas à qualifier de l’«un des plus remarquables talents littéraires en France» (The Independent), du «meilleur dramaturge français, avec Yasmina Reza» (L’Express), fut créée à Paris en 2013 avec Fabrice Luchini dans le rôle principal. «La pièce de Florian Zeller cumule à mes yeux plusieurs grandes qualités. D’abord, elle est particulièrement bien construite : elle ne fait que monter en puissance. Puis les dialogues sont extrêmement fluides, je dirais même vivants, ce qui témoigne d’un don rare de l’observation chez l’auteur. […] Florian Zeller est un écrivain à part, qui possède sa propre musique», dira l’acteur en entretien à la revue L’avant-scène théâtre.

La pièce est basée sur une idée originale de Simon Gray (« Otherwise Engaged »).

 

Concepteurs

Décor et accessoires : Normand Blais
Costumes : François Barbeau
Éclairages : Luc Prairie
Musique : Christian Thomas

Assistance et direction de plateau : Carol Gagné

Distribution des rôles

Roger La Rue : Michel
Bobby Beshro : Antonio
Josée Deschênes : Nathalie
Mireille Deyglun : Isabelle
Laurent Duceppe : Sébastien
Stéphane Jacques : Pierre
Antoine Vézina : Léo

Texte

Florian Zeller

Romancier et dramaturge français, Florian Zeller est né le 22 juin 1979 à Paris où il vit toujours. On le considère comme l’un des plus talentueux auteurs contemporains de sa génération, n’hésitant pas à le qualifier d’« un des plus remarquables talents littéraires en France » (The Independent), du « meilleur dramaturge français, avec Yasmina Reza » (L’Express). Sa réputation dépasse aujourd’hui largement les frontières de l’Hexagone. Ses romans sont traduits dans une dizaine de langues et ses pièces sont présentées partout dans le monde.Florian Zeller a vingt-deux ans lorsqu’il publie son premier roman Neiges artificielles chez Flammarion, lauréat du prix de la Fondation Hachette. Il enchaîne en 2003 avec Les amants du n’importe quoi, qui se mérite le prix Prince Pierre de Monaco. En 2004, Florian Zeller connaît la véritable consécration avec son troisième titre, La fascination du pire, qui remporte le prestigieux prix Interallié. En 2006 paraît Julien Parme, un autre best-seller pour l’auteur qui offre La jouissance chez Gallimard, en 2012. Selon de nombreuses critiques, il signerait là son meilleur livre.Par ailleurs, Florian Zeller, professeur de littérature à Sciences Po à Paris, s’illustre tout autant comme dramaturge. Pour le théâtre, il propose d’abord, en 2004, deux pièces : L’Autre et Le Manège. Il écrit en 2006 Si tu mourrais…, présentée à la Comédie des Champs-Élysées en 2007 et récompensée par le prix Jeune Théâtre de l’Académie française. L’année suivante, il signe Elle t’attend avec, entre autres, Laetitia Casta et Bruno Todeschini.La saison 2010-2011 est riche pour Zeller qui présente en 2010, La Mère, jouée au Théâtre de Paris par Catherine Hiegel dans le rôle-titre, couronnée du Molière de la meilleure comédienne. En 2011, voilà la sixième pièce de Florian Zeller, La Vérité, avec Pierre Arditi et, trois ans plus tard, le dramaturge propose Le Mensonge, deuxième partie du diptyque autour du même acteur. En septembre 2012, Robert Hirsch crée Le Père qui rafle plusieurs Molières en 2014.En 2013, l’auteur triomphe avec sa huitième œuvre théâtrale, Une heure de tranquillité, dans laquelle Fabrice Luchini brille. Le réalisateur Patrice Leconte en signera l’adaptation cinématographique.(Crédit photo : Laurent Hini)

Mise en scène

Monique Duceppe

Crédit : François BrunelleLes réussites théâtrales de Monique Duceppe sont éloquentes. Plusieurs des pièces dont elle a signé la mise en scène chez DUCEPPE figurent au palmarès des productions les plus courues et qui ont accueilli plus de 20 000 spectateurs ! Fleurs d’acier, Petit déjeuner compris, Haute Fidélité, Vice et Versa, Folle à lier, Chapitre deux, Mambo Italiano et L’esprit de famille sont du nombre. Cette saison, dix-sept ans après Mambo Italiano, trois ans depuis Les Chroniques de Saint-Léonard dont elle cosignait aussi la traduction, Monique Duceppe renoue avec l’auteur Steve Galluccio et signe la mise en scène de sa toute dernière œuvre : Les secrets de la Petite Italie.C’est en 1985 que Monique Duceppe débute comme metteure en scène avec État civil : célibataire de Wendy Wasserstein. Forte de ce succès, elle enchaîne avec C’était avant la guerre à L’Anse-à-Gilles de Marie Laberge, Yonkers de Neil Simon, Le vent et la tempête de Jerome Lawrence et Robert E. Lee, La Preuve de David Auburn, Billy l’éclopé de Martin McDonagh, La mort d’un commis voyageur d’Arthur Miller (Masque du public Loto-Québec en 2000), La Casta Flore de Peter Quilter, Halpern et Johnson de Lionel Goldstein, Une maison face au nord de Jean-Rock Gaudreault, Elling d’Axel Hellstenius et Petter Næss et Un Village de fous de Neil Simon.En 2015, elle dirigeait Roger La Rue qui brillait dans le rôle principal d’Une heure de tranquillité du dramaturge français Florian Zeller, dont elle signait aussi l’adaptation québécoise. La saison dernière, chez DUCEPPE, elle montait Les héros de Gérald Sibleyras avec le trio de comédiens d’expérience : Michel Dumont, Marc Legault et Guy Mignault.Monique Duceppe a également fait sa marque au Théâtre d’Aujourd’hui, au Théâtre du Chenal-du-Moine, au Théâtre Le Patriote, au Théâtre de Rougemont, au Théâtre Sainte-Adèle et au Théâtre Beaumont St-Michel, sans oublier l’Opéra de Québec qui lui a confié la mise en scène de Don Pasquale de Donizetti, sous la direction de Bernard Labadie.Respectueuse des auteurs et de ses interprètes, sensible et instinctive, Monique Duceppe cumule plus de quarante années d’expérience dans le milieu du théâtre québécois. Dès son plus jeune âge, elle est passionnée de tout ce qui se déroule sur une scène. Déjà à l’adolescence, au Théâtre des Prairies, elle est une touche-à-tout infatigable. « La meilleure école », dira-t-elle.En 2012, elle fait ses premières armes comme traductrice ; on présente chez DUCEPPE Les Peintres du charbon, sa version de la pièce de Lee Hall, The Pitmen Painters. En 2016, elle signe aussi l’adaptation québécoise de la pièce Nos femmes d’Éric Assous. Monique Duceppe assume la responsabilité du comité de lecture de DUCEPPE et fait partie du conseil d’administration.

Une présentation

Partenaire de la pièce