Petit déjeuner compris

de Christine Reverho
mise en scène de Monique Duceppe

Une chambre d’hôtel tout à fait banale, anonyme.

Un lieu de passage hors du temps où vont se croiser sans se voir des couples plus ou moins légitimes.

Au fil des nuits, ces couples vont vivre des histoires, belles, tristes, drôles, joyeuses, comme dans la vraie vie… des histoires d’amour, de coucheries, de tromperies, de séparations.

Oui, les murs ont vraiment des oreilles, et cette chambre a de la mémoire!

Quinze tableaux, neuf comédiens, vingt-deux personnages!

Petit déjeuner compris, un texte vif, subtil qui se préoccupe de la vérité des rapports humains avec beaucoup d’émotions et de rires, un journal intime à la fois cocasse et émouvant où nous sont révélés les défauts, les joies, les espoirs et les frustrations de personnages qui, devant nos yeux amusés, se retrouvent tous dans de beaux draps!

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avec Claude Prégent, Danielle Lépine, Marie-Chantal Perron, Michel Poirier, Mireille Deyglun, Normand Lévesque, Patrice Godin, Pierrette Robitaille, Véronique Le Flaguais

Texte

Christine Reverho

Ce métier d’artiste qu’elle pratique depuis près de vingt-cinq ans, Christine Reverho est pour ainsi dire tombée dedans dès sa naissance aux Sables d’Olonne, sur les rives de l’océan Atlantique, en France. Entre les années 1930 et 1960, ses parents, artistes de cirque, ont parcouru le monde entier. Son père était équilibriste sur fil mou, son oncle était jongleur et sa mère, qui a croisé leur chemin, a appris l’art du jonglage afin de se joindre à leur numéro. Ils feront même partie de la tournée du cirque Barnum dans les années 1940.Viennent les années soixante. Ses parents mettent fin à leur carrière et ouvrent un zoo aux Sables d’Olonne. « Un zoo assez spécial, se rappelle-t-elle, sans véritables barreaux, avec des animaux en semi-liberté. Notre maison était en plein milieu et servait de garderie pour animaux en tout genre. Une vraie arche de Noé. »Pendant ses études au lycée, elle découvre le théâtre. Bien qu’il n’y ait que peu ou pas d’activités artistiques dans sa petite ville, un jour, une petite troupe régionale vient y présenter En attendant Godot. Elle est sous le choc... et, comme elle le dit elle-même, « attrape le virus ».Elle n’a que dix ans lorsque son père meurt. Pendant les huit années suivantes, elle vit avec sa mère, jusqu’à son départ pour Paris où elle fait une licence d’économie, ce qui lui permet d’obtenir une bourse qu’elle utilise pour payer ses cours de théâtre.Entre 1981, année au cours de laquelle elle obtient un premier engagement au Théâtre de l’Atelier, et 1984, elle se consacre principalement au théâtre et joue dans des pièces d’Anouilh, Billetdoux, Labicheet Marivaux, entre autres. En 1984, sa route croise celle de l’équipe télévisuelle du « Petit Théâtre de Bouvard ». Elle travaille alors avec Pascal Légitimus, Bernard Campan et Muriel Robin. Encore aujourd’hui, elle garde de cette aventure de très beaux souvenirs de création, de camaraderie et de rires.En 1990, plutôt que de suivre la voie du spectacle solo qui semble toute tracée, elle revient à ses premières amours et se retrouve bientôt au Théâtre Montansier de Versailles, où elle travaille aux côtés de Francis Perrin. Elle a alors l’occasion d’interpréter divers rôles du répertoire classique. En cours de route, elle joue également à la télévision et au cinéma.En 1995, une amie scénariste, qui travaille pour la télévision, lui propose de collaborer avec elle à l’écriture de quelques séries télévisées et téléfilms, dont une dizaine de 1999 à 2001. Bien que l’écriture télévisuelle soit fort intéressante pour Christine Reverho, parce qu’elle est toujours au cœur des préoccupations contemporaines, elle la considère en même temps très contraignante. Les règles strictes lui donnent alors une petite envie de liberté qui la pousse vers l’écriture théâtrale. Ainsi, l’idée de Petit déjeuner compris lui vient au cours d’une tournée. « Nous naviguions d’hôtel en hôtel, se rappelle-t-elle. Je prenais des notes. À mon retour à Paris, je me suis attelée à mettre bout à bout ces idées tout en finissant quelques épisodes de l’émission Caméra café. J’ai dû mettre six à sept mois pour l’écrire et j’ai terminé le travail en janvier 2003. » Petit déjeuner compris est créé à Paris, au Théâtre Fontaine, le 4 juin 2004.Christine Reverho travaille actuellement au montage de sa nouvelle pièce Photo souvenir ainsi que sur l'adaptation télévisuelle du roman de Jean Teulé, Les lois de la gravité.

Mise en scène

Monique Duceppe

Crédit : François BrunelleLes réussites théâtrales de Monique Duceppe sont éloquentes. Plusieurs des pièces dont elle a signé la mise en scène chez DUCEPPE figurent au palmarès des productions les plus courues et qui ont accueilli plus de 20 000 spectateurs ! Fleurs d’acier, Petit déjeuner compris, Haute Fidélité, Vice et Versa, Folle à lier, Chapitre deux, Mambo Italiano et L’esprit de famille sont du nombre. Cette saison, dix-sept ans après Mambo Italiano, trois ans depuis Les Chroniques de Saint-Léonard dont elle cosignait aussi la traduction, Monique Duceppe renoue avec l’auteur Steve Galluccio et signe la mise en scène de sa toute dernière œuvre : Les secrets de la Petite Italie.C’est en 1985 que Monique Duceppe débute comme metteure en scène avec État civil : célibataire de Wendy Wasserstein. Forte de ce succès, elle enchaîne avec C’était avant la guerre à L’Anse-à-Gilles de Marie Laberge, Yonkers de Neil Simon, Le vent et la tempête de Jerome Lawrence et Robert E. Lee, La Preuve de David Auburn, Billy l’éclopé de Martin McDonagh, La mort d’un commis voyageur d’Arthur Miller (Masque du public Loto-Québec en 2000), La Casta Flore de Peter Quilter, Halpern et Johnson de Lionel Goldstein, Une maison face au nord de Jean-Rock Gaudreault, Elling d’Axel Hellstenius et Petter Næss et Un Village de fous de Neil Simon.En 2015, elle dirigeait Roger La Rue qui brillait dans le rôle principal d’Une heure de tranquillité du dramaturge français Florian Zeller, dont elle signait aussi l’adaptation québécoise. La saison dernière, chez DUCEPPE, elle montait Les héros de Gérald Sibleyras avec le trio de comédiens d’expérience : Michel Dumont, Marc Legault et Guy Mignault.Monique Duceppe a également fait sa marque au Théâtre d’Aujourd’hui, au Théâtre du Chenal-du-Moine, au Théâtre Le Patriote, au Théâtre de Rougemont, au Théâtre Sainte-Adèle et au Théâtre Beaumont St-Michel, sans oublier l’Opéra de Québec qui lui a confié la mise en scène de Don Pasquale de Donizetti, sous la direction de Bernard Labadie.Respectueuse des auteurs et de ses interprètes, sensible et instinctive, Monique Duceppe cumule plus de quarante années d’expérience dans le milieu du théâtre québécois. Dès son plus jeune âge, elle est passionnée de tout ce qui se déroule sur une scène. Déjà à l’adolescence, au Théâtre des Prairies, elle est une touche-à-tout infatigable. « La meilleure école », dira-t-elle.En 2012, elle fait ses premières armes comme traductrice ; on présente chez DUCEPPE Les Peintres du charbon, sa version de la pièce de Lee Hall, The Pitmen Painters. En 2016, elle signe aussi l’adaptation québécoise de la pièce Nos femmes d’Éric Assous. Monique Duceppe assume la responsabilité du comité de lecture de DUCEPPE et fait partie du conseil d’administration.