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Le Lion en hiver

de James Goldman
mise en scène de Daniel Roussel

Une véritable partie d’échecs!

Nous sommes en France, à Chinon, au château du roi Henri II Plantagenêt, le jour de Noël de l’an 1183.

Le roi Henri veut désigner celui de ses fils qui lui succédera sur le trône. Son choix se porte sur son plus jeune fils, Jean, un petit voyou pustuleux qui ne se gêne pas pour exploiter honteusement l’affection que lui porte son père.

Mais tout se corse quand arrive à la cour la redoutable Aliénor d’Aquitaine, épouse en titre d’Henri qui, elle, favorise son fils aîné Richard Cœur de Lion.

Une lutte féroce s’engage alors au terme de laquelle Aliénor ira jusqu’à tenter de convaincre Henri de se débarrasser définitivement de ses fils.

La soif de pouvoir est un jeu qui se joue dangereusement. Les gens que l’on aime font parfois les ennemis les plus redoutables.

Intrigues, manipulations, traquenards!

Le Lion en hiver, une grande histoire d’amour, une bataille de cœurs et d’esprits. Dans une fresque haletante tissée d’intrigues, de traquenards, de malversations et de jeux mensongers, une famille royale s’ausculte et se déchire. Au rythme de répliques assassines, baignées dans un humour décapant et savoureux, un combat légendaire pour le pouvoir est livré. Ici, tous les coups sont permis puisque tout ce qui compte, c’est de gagner à tout prix.

Décor : Pierre Labonté
Costumes : François Barbeau
Éclairages : Claude Accolas
Musique : Christian Thomas
Accessoires : Normand Blais

Voir le programme de cette pièce

avec Evelyne Brochu, Laurent Duceppe-Deschênes, Marcel Girard, Mathieu Bourguet, Michel Dumont, Monique Miller, Olivier Morin, Patrice Godin, Sébastien Delorme

Texte

James Goldman

Bien avant que le terme « dysfonctionnel » ne devienne d’usage courant en ce qui concerne la famille, James Goldman avait déjà donné un aperçu de ce qu’est cette réalité en imaginant pour le théâtre les membres de la famille Plantagenêt : le roi Henri II, Aliénor d’Aquitaine et leurs fils. Outre cette pièce célèbre qu’est Le Lion en hiver, Goldman s’est avéré un auteur prolifique qui s’est inspiré de l’Histoire afin d’écrire ses romans, ses pièces et ses scénarios de films. L’ensemble de son œuvre rend bien compte de sa passion pour ce domaine de connaissances. Ses recherches sur l’histoire de la Russie l’ont amené à écrire sur Tolstoï, le tsar Nicolas II et Anna Karenine. Mais sa spécialité est sans aucun doute l’histoire de l’Angleterre. Ainsi, il est retourné sur les traces du roi Jean, au XIIIe siècle, afin d’écrire son roman Myself as Witness et le scénario du film Robin and Marian, tourné en 1976 et mettant en vedette Sean Connery et Audrey Hepburn. « J’ai beaucoup lu à propos de ce qu’ont fait ces personnages historiques et j’ai imaginé ce qu’ils ont pu vivre, penser, ressentir et désirer. Ce qu’ils étaient vraiment, bien sûr, personne ne le saura jamais » écrivait Goldman dans la préface de sa pièce Un Lion en hiver. En 1980, il écrivait également : « La vérité est toujours dissimulée. Il faut donc l’imaginer. » James Goldman naît à Chicago en 1927. Quatre ans plus tard, son frère William, qui deviendra lui aussi un auteur à succès, voit le jour à son tour. Après avoir obtenu son baccalauréat de l’Université de Chicago, James Goldman sert dans l’armée des États-Unis au début des années 1950. Par la suite, il étudie en musicologie à l’Université de Columbia à New York avant de décider de se consacrer à l’écriture. Il ne s’arrêtera qu’à son décès, en 1998. James Goldman a écrit sept jours par semaine pendant toute sa carrière. « Il n’a jamais écrit à l’ordinateur. Il préférait une dactylo électrique. Vous savez, celles avec la balle de golf. Il l’appelait Big Jack en l’honneur de son golfeur préféré : Jack Nicklaus », révélait sa femme peu de temps après la mort de son mari. Ses deux premières pièces, They Might be Giants et Broad, Sweat and Stanley Poole, sont écrites avec son frère et produites à Londres pour l’une et à Broadway pour l’autre, toutes deux en 1961. L’année suivante, sa troisième pièce, A Family Affair, une comédie musicale écrite également avec son frère, est produite à New York. Puis, en 1966, il frappe un grand coup avec The Lion in Winter, pièce créée à l’Ambassador Theatre de New York, avec Rosemary Harris et Robert Preston dans les rôles principaux. L’auteur reçoit alors le Writers Guild of America Award. Le film qui en sera tiré en 1968, mettant en vedette Katharine Hepburn et Peter O’Toole, lui vaudra l’Oscar du meilleur scénario. En 1999, le Criterion Center Stage Right produit cette pièce à son tour, alors que Stockard Channing et Laurence Fishburne campent les rôles principaux. En 2003, cette pièce était adaptée pour la télévision, avec Glenn Close et Patrick Stewart. Au Québec, cette pièce a été jouée à deux reprises au Rideau Vert, soit lors des saisons 1976-1977, avec Yvette Brind’Amour et Guy Hoffmann dans les rôles principaux, et 1988-1989 avec cette fois Yvette Brind’Amour et Jean-Louis Roux. Parmi les autres romans et nouvelles qu’il a écrits, notons The Man from Greek and Roman, Fulton County et White Nights. Pour la télévision, on lui doit aussi Anastasia : The Mystery of Anna. Pour le cinéma, il écrit entre autres les scénarios de Nicholas and Alexandra et White Nights. En 1971, il remporte le Tony Award de la meilleure comédie musicale pour Follies. Au moment de sa mort, James Goldman venait tout juste de terminer le scénario d’une nouvelle comédie musicale basée sur le roman Tom Jones d’Henry Fielding À travers le personnage d’une reine vieillissante, Aliénor d’Aquitaine, Goldman demande : « Pour l’amour de Dieu, ne peut-on pas aimer une autre personne juste un peu? C’est ainsi que la paix peut commencer à s’installer. Il y a tellement de raisons de s’aimer les uns les autres. Nous avons tellement de possibilités, mes enfants. Nous pouvons changer le monde. » Un tel souhait n’a-t-il pas encore toute sa pertinence aujourd’hui?

Mise en scène

Daniel Roussel

Comédien, metteur en scène, réalisateur, traducteur et, au cours des ans, professeur à l'École nationale de théâtre, à l'option théâtre du Cégep de Saint-Hyacinthe, à celle de Lionel-Groulx ainsi qu'au Conservatoire d'art dramatique de Montréal, Daniel Roussel signe sa première mise en scène en 1971. Près de quarante ans plus tard, il en a plus de 90 à son palmarès, tant ici au Québec qu’en France, lui qui a fait la navette entre le pays qui l’a vu naître et sa terre d’adoption : le Québec. Après avoir suivi les cours du Centre national d’art dramatique à Paris ainsi que ceux du New York University, Daniel Roussel réalise de nombreuses mises en scène à Paris, à New York, à Los Angeles et à Montréal. À Paris, au Théâtre Marigny, il met en scène deux œuvres d’Eric-Emmanuel Schmitt : Le Visiteur etHôtel des deux mondes; au Théâtre de Paris : Madame Doubtfire; au Théâtre du Palais-Royal : Poste restante de Noel Coward; au Théâtre des Champs Elysées : Virage d'Alain Teulié et au Petit Théâtre de Paris : Being at home with Claude de René-Daniel Dubois. À Montréal, il met en scène des œuvres de Marguerite Duras, de Jean-Claude Brisville, de René de Obaldia et de Paul Claudel au Café de la Place. Au Rideau Vert, il monte Feydeau, Gabriel Arout, Ionesco et Paul Claudel; au Théâtre du Nouveau Monde : Labiche, Molière, Shakespeare, Eric-Emmanuel Schmitt; au Quat’Sous : Mishima, Ionesco et René-Daniel Dubois (Being at home with Claude). Le Théâtre d’Aujourd’hui lui doit Le facteur réalité de René Gingras, le Centaur, PIAF et The Visitor et le Leanor and Alvin Segal Theatre, My Old Lady. Chez Duceppe, il signe plusieurs mises en scène marquantes. Signalons ici P’pa, Gin Game, Ciel de lit, Bonne nuit m’man, En première page, Mort accidentelle d’un anarchiste, Le Printemps, monsieur Deslauriers, Délicate Balance, C’est ma vie, Très chère Mathilde et Equus au printemps 2008. « Je ne suis pas un homme à suivre un plan de carrière » nous confie-t-il. « Je préfère penser qu’il y a toujours un effet d’entraînement du fait de la disponibilité et du désir des autres. » Daniel Roussel, c’est le plaisir et le bonheur de faire ce qu’on aime avec des collaborateurs qu'on aime et de le faire pour le plaisir des spectateurs.

Critiques et commentaires

LA CRITIQUE ÉTRANGÈRE

« Le Lion en hiver est un puissant mélange de passions… L’auteur, James Goldman, a construit cette histoire complexe en forme de montagnes russes afin d’illustrer les alliances et les tricheries qui tissent la trame de sa pièce. Il en a fait quelque chose d’absolument extraordinaire. Et de drôle également. »
Chicago Tribune

« Le Lion en hiver de James Goldman est une histoire complexe et fascinante. L’auteur y livre avec courage un épisode de l’histoire anglaise dont il rend compte avec son humour noir habituel et qu’il sert avec grand style. Le Lion en hiver est également une magnifique histoire d’amour se déroulant au Moyen Âge, celle d’un homme et d’une femme liés l’un à l’autre pour toujours. »
The Theatre Mirror, New England


LA CRITIQUE… 

 » …ce spectacle est porté par deux grands acteurs, Michel Dumont et Monique Miller, qui jouent avec beaucoup de justesse les rôles d’un roi et d’une reine qui aiment se détester. Monique Miller est au sommet de sa forme… À la fois doucereuse et cassante, on a peine à la quitter des yeux… Les interprètes principaux de ce costaud Lion en hiver n’ont pas à rougir de la comparaison avec Peter O’Toole et Katharine Hepburn (…) notre lion rugit comme il faut, et toute sa cour aussi.  »
La Presse

 » Envoûtant, mordant, un pur délice… Aliénor d’Aquitaine (Monique Miller) tout simplement craquante. Délicieuse dans ses travers, dans ses succulentes répliques assassines, son cynisme incroyablement bien modulé. Monique Miller et Michel Dumont (…) s’échangent des répliques mordantes dans ces rôles forts qu’ils rendent avec leur envergure habituelle, présentant toutes les couleurs de ces êtres peu banals, jamais uniformes… des vagues d’humour noir nous happent. Un pur délice (…) teintés d’instants silencieux où seuls les corps et les visages s’expriment pour laisser les derniers mots en suspens, si forts, si sentis. Parce qu’avec autant de dialogues tissés serré, de phrases succulentes comme des perles à noter dans un carnet, il faut aussi respirer, méditer en grinçant des dents sur les coups que se porte le couple royal, avec élégance et démesure.  »
Le Journal de Montréal

 » C’est extraordinaire… Les duels verbaux sont extraordinaires… Tu es enchanté par le décor, par le jeu surtout. Monique Miller est une grande actrice. Michel Dumont est coquin et méchant à souhait.  »
On fait tous du showbusiness, SRC

 » Monique Miller (…) désarmante de sincérité… la comédienne dose judicieusement les émotions. Dumont et Miller entretiennent une relation tout à fait convaincante, remplie de tendresse autant que de haine, magnifiquement bien construite et développée. Un duo brillant qu’on se délecte à voir (et entendre) interagir. Quant à Delorme, la subtilité de son interprétation en fait un traître à la fois admirable et impénétrable.  »
Info-culture.biz

LE PUBLIC…

 » Une pièce forte et jouée admirablement par de superbes comédiens. Le texte est bien écrit, la mise en scène rigoureuse et les décors sont très intéressants… Les costumes sont de toute beauté… C’est encore une très belle pièce, divertissante et captivante. J’avais hâte à la deuxième partie et je n’ai pas été déçue. Impeccable et magistrale.  »
Nicole Larue

 » Très bien joué. Un décor extraordinaire… Bravo pour le texte simple, soutenu et avec un brin d’humour.  »
Hélène Forgues

 » Acteurs extraordinaires. Décor superbe et sobre. Éclairages dramatiques. Costumes recherchés et éclatants. Mise en scène habile et efficace. Humour et contexte historique bien rendus.  »
Bernard Dessaules

 » J’ai adoré. Les acteurs sont magnifiques dans leurs rôles. Sébastien Delorme est excellent dans celui du “fin renard”.  »
Charles Soucy

 » Exceptionnel! Un rôle en or pour Monique Miller et Michel Dumont. De grands comédiens.  »

 » Magnifique spectacle, très bien réussi. Bravo! Félicitations à tous! Coup de chapeau à Monique Miller et Michel Dumont! Quel beau rôle pour Monique Miller! Elle fut extraordinaire!  »

 » Quelle belle pièce !… Un bravo spécial à Monique Miller et à Michel Dumont qui ont été extraordinaires!!! Tous les autres comédiens étaient excellents aussi! Ils étaient tous bien dirigés!!!  »
Francis Barbeau