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Laboratoire Manuel de la vie sauvage — Journal de bord

Posté le 26 Mai 2021 - Catégories

Duceppe présentera le spectacle Manuel de la vie sauvage de Jean-Philippe Baril Guérard dès le 8 septembre 2021. L’auteur, qui était de passage à Tout le monde en parle dimanche dernier, signe lui-même l’adaptation pour la scène de son roman et travaille de pair avec le codirecteur artistique de Duceppe Jean-Simon Traversy, qui assurera la mise en scène de cette création. En compagnie des sept comédienne·s de la distribution, l’équipe de création s’est réunie en mars dans les coulisses du Théâtre Jean-Duceppe pour peaufiner le texte et aiguiser la mise en scène de cette satire du monde des start-ups et des conférences de motivation. 

Au travers des observations de l’assistante metteuse en scène Marie-Hélène Dufort, découvrez les questionnements et défis soulevés durant cette intense semaine de découvertes théâtrales. Imprégnez-vous de l’effervescence d’un laboratoire de création où tout est possible.

 

Journal de bord. Semaine du 22 mars 2021.

Cette semaine est à notre agenda depuis longtemps.

Nous entamons une semaine de travail d’exploration autour de Manuel de la vie sauvage.

Préalablement, nous avons eu deux lectures, les 5 et 17 mars 2021.

Jean-Philippe Baril-Guérard est présent. Les questions sont nombreuses.

Kevin devient Cindy. Emmanuelle Lussier-Martinez endosse le rôle.

 


Emmanuelle Lussier Martinez

 

Le directeur des communications devient une directrice des communications. Claude.

Joëlle Paré-Beaulieu est appelée en renfort pour jouer ce rôle. Elle se joindra en milieu de semaine.

Maxime Mailloux ne peut pas être avec nous cette semaine. 

Il sera remplacé durant la semaine par des amis acteurs pour lire la partition de Laurent.

Nous nous installons donc dans les coulisses, derrière le décor de L’amour est un dumpling.

 

 

Espace large, mais peu profond.

Tous et toutes masqué·e·s, mains désinfectées, distancié·e·s, le but du metteur en scène Jean-Simon Traversy est de travailler dans un espace.

D’imaginer une mise en place.

De faire bouger des corps dans un espace qui n’est pas encore défini.

 


Jean-Simon Traversy, metteur en scène

 

Cédric Lord, scénographe, et Jean-Simon se rencontrent depuis déjà un bon moment. 

Mais le texte pose beaucoup de défis. Beaucoup de lieux. Des adresses directes au public.

Contexte de conférence de motivation. Une narration. Dramatisation de situations.

Comment faire pour traduire autant de codes aux spectateur·trice·s?

Présence de la vidéo. Mais où ? Quelle place cela aura dans le spectacle?

 


Cédric Lord, scénographe

 

Donc. 

C’est avec «tous les acteur·trice·s tout le temps», des moments d’attente et de réécriture en vue, que nous commençons la semaine.

Trop brusque de se lever tout de suite. 

On commence un peu à table. On lit. 

 


Patrick Emmanuel Abellard, Isabeau Blanche, Anne Trudel et Stéphane Demers

 

On lit avec la présence de concepteur·trice·s.

Avec la présence de quatre finissants diplômés de la cohorte sacrifiée 2020 de quelques écoles de théâtre. Duceppe leur donne l’opportunité d’être témoins privilégiés du travail le temps d’un laboratoire.

Premiers regards extérieurs, ils seront éclairants tout au long de la semaine.

 


Emmanuel Lussier Martinez et Stéphane Demers

 

Puis on se lève. On cherche comment bouger. Comment faire l’aller-retour entre les adresses au public (la narration du récit) puis les scènes de théâtre ? Surtout pour le personnage de Cindy. C’est complexe. Les codes ne sont pas clairs.

On est entre-deux.

Mais on avance. On met en place à gros traits. Acteur˙trice·s kamikazes et sans retenue, ils et elles se lancent. Fouiller un texte, creuser une parole, en gang, après 12 mois d’arrêt, c’est assez saisissant!

 


Vincent Fafard, Stéphane Demers, Emmanuelle Lussier Martinez, Anne Trudel, Patrick Emmanuel Abellard, Isabeau Blanche

 

On parvient à terminer un premier parcours. 

Puis on le refait. On le rebrasse. On le vire à l’envers.

Ça soulève 2 millions de questions.

Est-ce qu’il y a une table?

Est-ce qu’il y a des chaises?

De quoi a-t-on besoin?

Est-ce qu’on se cramponne au réalisme des situations?

Est-ce qu’on décolle?

Qu’est-ce qu’on dit?

Qu’est-ce qu’on veut dire? Le succès. La réussite. Atteindre son but à tout prix. 

Vivre ou mourir au nom de la réussite. Le Manuel de la vie sauvage. 

 

 

On termine la semaine par un enchaînement.

Un vrai premier filage avec des concepteur·trice·s invité·e·s. 

Ça permet de voir un dessin.

D’identifier quelques flottements. Là où il manque de précision.

Il y a des intuitions. Des impressions. Peu de certitudes.

 

 

On se reverra pour une lecture fin avril.

Avant d’entamer pour vrai les répétitions à la mi-mai.

Là, ça deviendra sérieux!