Glossaire d’Enfant insignifiant! : La mort de la maman de Bambi

Posté le 14 Décembre 2017 - Catégories

L’auteur Michel Tremblay est né à Montréal en 1942. Alors qu’il grandit dans un milieu modeste, au sein d’une famille élargie et aimante, la société québécoise d’avant la Révolution tranquille est dominée par l’Église catholique. Entre les examens de conscience et la crainte de l’excommunication, la vie est cependant animée chez les Tremblay où les livres à l’Index sont dévorés par la grand-mère maternelle, où les feuilletons radiophoniques et les télé-théâtres bouleversent Nana. Coup d’œil sur certains évènements qui soulèvent les passions dans cet appartement de sept pièces au cœur du Plateau Mont-Royal…

La mort de la maman de Bambi

Le film Bambi, cinquième « classique d’animation » des studios Disney, est sorti en 1942. Adaptation du roman paru en 1923, Bambi, Eine Lebensgeschichte aus dem Walde de l’auteur Hongrois Felix Salten, il raconte l’histoire d’un faon qui s’émerveille de la vie au fil des quatre saisons.

Certains ont critiqué la scène qui évoque la mort de la mère de Bambi sous les tirs des chasseurs, la qualifiant de trop éprouvante pour les enfants. Bambi n’est pourtant pas l’unique film de Walt Disney à exprimer les traumatismes de l’enfance, mais Walt Disney n’avait alors réservé la mort qu’aux personnages de « méchants ».

Cette fameuse scène demeure l’un des moments les plus tristes du cinéma américain. Et ce, même si on l’avait adoucie ! Car, initialement, la mère du petit faon apparaissait touchée à la tête, effondrée sur le flanc. Ces images ont finalement été retirées, révélaient Frank Thomas et Ollie Johnston, deux des maîtres de l’animation, dans leur livre Disney Animation, The Illusion of Life. Le Time Magazine ira jusqu’à inclure Bambi dans le top 25 des films d’horreur établi en 2007 par Richard Corliss. « Bambi, directed by David D. Hand, has a primal shock that still haunts oldsters who saw it 40, 50, 65 years ago. » écrira-t-il.