Sunderland

de Clément Koch
mise en scène et adaptation de Serge Postigo   

avec Catherine-Anne Toupin, Eloi ArchamBaudoin, Karine BellyFrédéric Blanchette, Debbie Lynch-White, Marie-Claude Michaud, Marie-Ève Milot et Henri Pardo

L’espoir luit comme un brin de paille dans l’étable.  – Paul Verlaine

Bienvenue à Sunderland, petite ville du nord de l’Angleterre. Une usine d’abattage de poulets ferme pour cause de grippe aviaire. Une ancienne reine de beauté se retrouve sans le sou. Une petite sœur autiste compte les fourmis. Une travailleuse sociale intraitable menace de l’emmener. Et une meilleure amie est devenue experte en téléphone rose.

Sally, ex-Miss Sunderland, a un besoin criant d’argent. Si elle ne trouve pas de travail, on va lui enlever la garde de sa petite sœur autiste, les autorités jugeant qu’elle serait plus en sécurité à l’hôpital.  Les temps sont durs dans une petite ville où le football et la bière sont les meilleures drogues contre le chômage. Elle ne voit qu’une solution à son problème : devenir mère porteuse.  Mais elle ne peut compter que sur elle-même; la vie ne fait pas de cadeaux. Cette comédie sociale explore le pouvoir du don de soi, de l’amour inconditionnel et de l’esprit de solidarité qui permettront peut-être de trouver enfin une porte ouverte.

Sunderland, une œuvre vraie, solide et incontournable.

Décor : Jonas Veroff Bouchard
Costumes : Daniel Fortin
Éclairages : Matthieu Larivée
Musique : Christian Thomas
Accessoires : Normand Blais
Assistance à la mise en scène : Marie-Hélène Dufort

 

Texte

Clément Koch

C’est un nouveau dramaturge que DUCEPPE propose de faire découvrir aux spectateurs de la saison. Clément Koch signe avec Sunderland sa deuxième pièce. Lauréate de la bourse Beaumarchais, Sunderland a remporté un grand succès lors de sa création en 2011 au Petit Théâtre de Paris. Le texte reçoit une critique particulièrement louangeuse qui souligne notamment l’habileté du dramaturge français à peindre la société populaire anglaise. On compare la qualité dramatique du texte à celle de Billy Elliot ou encore The Full Monty! Cette fascination pour l’Angleterre n’est pas le fruit du hasard : Koch y a complété ses études universitaires et a même travaillé dans une usine de fabrication automobile à Newcastle. C’est à son retour en France qu’il débute sa carrière dramatique. D’abord comédien, il suit des cours de théâtre et joue tant sur les planches qu’au petit et grand écran. On le voit notamment dans les films Camping 2, Divorcés et Tu vas rire, mais je te quitte. Au théâtre, il joue Molière, Feydeau, Shakespeare, Marivaux, Labiche et quelques auteurs contemporains dans plusieurs théâtres d’influence de France, notamment sur la scène du Festival d’Avignon. Parallèlement, il s’adonne à l’écriture et signe sa première pièce Les Ailes sombres d’un ange, primée par le ministère français de la Culture. Forte d’une tournée dans plusieurs villes de France, l’aventure de Sunderland n’est pas près de se terminer puisque des négociations sont entamées pour transposer le texte au cinéma. Clément Koch travaille également à un projet de long-métrage intitulé Dragon Boat ainsi qu’à un téléfilm pour la télévision française.

Mise en scène

Serge Postigo

Sollicité comme comédien et animateur, Serge Postigo s’est aussi souvent distingué comme metteur en scène, auteur et directeur artistique, et ce, tant au théâtre, à l’écran qu’en variétés. Avec Sunderland, il signera sa toute première mise en scène chez DUCEPPE et c’est avec un grand plaisir que la compagnie l’accueille. Originaire d’Agen en France, Serge Postigo est rapidement devenu une figure incontournable du paysage artistique québécois. Acteur de talent, souvent récompensé et mis en nomination dans divers galas, il s’impose sur les écrans et les scènes du Québec dès sa sortie de l’École nationale de théâtre dans les années 1990. On le voit notamment dans la populaire émission jeunesse Watatatow et dans les grandes séries comme Scoop, Urgence et, bien sûr, 4 et demi. Il est également des émissions Music-Hall, Tout sur moi et Rue L’Espérance. Plus récemment, on a pu suivre Serge Postigo dans Penthouse 5-0, 30 vies et Le Gentleman. S’il excelle à la télévision, il a aussi fait sa place au cinéma québécois, entre autres, dans Aurore, Idole Instantanée et Ma vie en cinémascope. Homme de théâtre passionné et amoureux de la scène, Serge Postigo a participé en tant qu’acteur à de nombreuses productions d’envergure, telles que la comédie couronnée de succès Le Mystère d’Irma Vep, Ladies Night, Ma femme, c’est moi, L’Opéra de quat’sous, Neuf, Grease et Le vent et la tempête chez DUCEPPE, pour n’en citer que quelques-unes. On se rappelle également de lui comme animateur de l’émission Ça manque à ma culture, du Gala des prix Gémeaux et de la Soirée des Masques. À titre de metteur en scène, Serge Postigo a confirmé plus d’une fois l’étendue de sa vision et de son talent en signant de nombreux spectacles à succès dont Geronimo Stilton dans le Royaume de la fantaisie, L’Avare de Molière et Boeing, Boeing! ainsi que plusieurs Galas Juste pour rire. De plus, il a mis en scène le spectacle Vu d’même de l’humoriste Sylvain Larocque, ce qui lui a valu une nomination au Gala Les Olivier, ainsi que ceux de Gregory Charles et de Maxime Landry. On ne pourrait passer sous silence son remarquable travail comme scripteur et metteur en scène de la mouture 2012 de Revue et corrigée, présentée au Théâtre du Rideau Vert. Depuis janvier 2013, Serge Postigo est vice-président du festival Juste pour rire.

Vidéos

Critiques et commentaires

CRITIQUES

« Catherine-Anne Toupin très très bonne… Marie-Ève Milot a un jeu physique hallucinant… La mise en scène de Serge Postigo est ultra rythmée. »
Dessine-moi un dimanche, ICI Radio-Canada Première

« … une histoire brillante, savoureuse et riche en rebondissements… un délice rafraîchissant qui ne laissera personne indifférent… Impossible de ne pas succomber au charme de cette histoire si bien écrite… Une pièce à inscrire à son agenda pour passer une agréable soirée. »
Le Journal de Montréal

« … brille par son authenticité… une histoire touchante… sujet abordé avec adresse et intelligence… »
sorstu.ca

« … un texte fort, une direction d’acteurs approfondie, une interprétation bien ciselée… une bien belle soirée de théâtre. »
pieuvre.ca

« … Ému. C’est probablement le mot le plus approprié pour décrire ce qu’on a ressenti…»
info-culture.biz

Mot du directeur artistique

Le courage de vivre

Sunderland témoigne de préoccupations sociales inhérentes au monde bouleversé dans lequel nous vivons.

Face à l’adversité, à l’injustice de la vie et aux mauvais coups du sort, il faut bien vivre même lorsqu’il semble impossible de vivre bien. Où trouver la force de continuer quand toutes les portes se ferment?

Voici une pièce qui fait du bien, qui illustre le courage humain, ici surtout celui des femmes, qui parle avec chaleur du don de soi, du pouvoir de l’amour, de l’esprit de solidarité et de la force intérieure qui guide les êtres qui déclarent la guerre à l’abdication.

Une œuvre vraie, franche, lucide qui évite tout misérabilisme et tout apitoiement larmoyant, une œuvre solide et incontournable, une œuvre rafraîchissante.

Je tiens à souhaiter la plus chaleureuse bienvenue à Serge Postigo et à toute sa fabuleuse équipe qui vont, j’en suis convaincu, vous faire vivre une soirée inoubliable.

Bon théâtre.

Michel Dumont

Mot du metteur en scène

Si avoir des enfants est la chose la plus naturelle du monde, les ignorer n’en est-il pas la plus grande maladie? Un enfant grandit chaque fois que le regard de ses parents se pose sur lui, chaque fois que son père le chatouille ou que sa mère l’endort. Sans ces petits gestes du matin, sans ces jeux du soir, l’enfant ne grandit pas, il vieillit. Son cœur prend de l’âge et son horizon s’embrume. Sunderland, c’est le courage de rester et d’aimer. Le courage de ne pas faire ce que l’on nous a fait. La volonté de grimper sur nos épreuves afin de voir plus loin et de retrouver l’horizon. Voilà la quête de Sally, l’amour de Gaven, l’amitié de Ruby et le naufrage de Jill. Sunderland, c’est l’héroïsme d’aimer.

Merci à Clément Koch pour sa confiance et à Karine Belly pour m’avoir fait découvrir ce petit bijou de pièce.

Catherine-Anne, Karine, Frédéric, Marie-Claude, Marie-Ève, Debbie, Eloi et Henri, merci de votre confiance. Merci à Michel Dumont et à cette grande famille qui donne à ce théâtre ces « Duceppe » de noblesse.

Merci d’être là et bon spectacle.

Serge Postigo