Résumé de la pièce

de Norm Foster
mise en scène de Monique Duceppe

avec Pauline Martin, Claude Prégent, Yvan Benoit, Danielle Lépine

Traduction de Louis-Georges Girard et Perry Schneiderman

  « L’amour n’a pas d’âge, il est toujours naissant. »
Blaise Pascal

 Peut-on être en amour à tout âge? Pourquoi pas? En voici la preuve!

 Bob travaille comme vendeur pour une compagnie qui appartient au mari de Jacqueline.

 Lors d’un party de Noël, il fait la connaissance de Jacqueline et en devient follement amoureux. 

 C’est le coup de foudre!

 En 25 ans, il ne la verra qu’à 3 occasions.

 Quant à Jacqueline, elle ignorera tout de la passion que Bob éprouve pour elle, et ce, jusqu’au jour du décès de son mari. 

 Bob profitera de ces circonstances pour enfin lui révéler ses sentiments!

 La constance de Bob finira-t-elle par triompher?

Pourquoi pas? une pièce charmante, amusante, rafraîchissante, une comédie romantique qui fait du bien, une célébration originale du sentiment amoureux qui, malgré le temps qui passe, fait battre le cœur toujours un peu plus vite.

 

Texte

Norm Foster

C’est le hasard qui a fait en sorte que Norm Foster a découvert le théâtre et est devenu l’auteur prolifique que l’on connait aujourd’hui. En 1980, alors qu’il accompagnait un ami à une audition, on lui offre tout de go, et à sa plus grande surprise, le rôle principal. Dès lors, sa passion pour la scène se développe et l’amène à forger une carrière des plus impressionnantes. Au total, c’est plus de quarante pièces que ce dramaturge, originaire de Newmarket en Ontario, a signées depuis ses débuts dans les années 80.

D’abord formé au West Hill Collegiate Institute de Toronto, Norm Foster a également étudié la radio et la télévision au Centennial College. Son diplôme en main, il a amorcé une fructueuse carrière de vingt-cinq ans en radio qui l’a mené dans plusieurs villes canadiennes.

Considéré comme le dramaturge canadien-anglais le plus souvent joué, Norm Foster est souvent comparé aux talentueux auteurs américain et anglais Neil Simon et Alan Ayckbourn. Le théâtre de Norm Foster est reconnu pour sa qualité comique, ses mises en situation étonnantes et le sens de la répartie et du dialogue dont sont empreintes toutes les répliques. De ses personnages, l’auteur dit qu’ils sont « des gens ordinaires qui tentent simplement de survivre ». Son théâtre est celui du divertissement, du plaisir et du rassemblement. Norm Foster affirme d’ailleurs vouloir faire en sorte que son public « se sente un peu mieux par rapport à lui-même » lorsqu’il vient voir ses pièces.

En 1983, Norm Foster signe son premier texte. La pièce Sinners, une farce racontant l’histoire d’un vendeur de meubles pris en flagrant délit dans les bras de la femme du pasteur, est créée au Theatre New Brunswick dans une mise en scène de Malcolm Blank. Sinners attire l’attention et place son auteur au cœur de l’actualité théâtrale canadienne. Il poursuit rapidement avec The Melville Boys, qui sera produite et jouée à travers le Canada et aux États-Unis, notamment dans une production new-yorkaise off-Broadway. De surcroit, parmi ses nombreuses autres réussites, mentionnons l’exceptionnelle pièce The Affections of May, dans laquelle on rencontre une dame qui, abandonnée par son mari, devient le centre d’attention de tout un village de vacanciers. En 1991, The Affections of May fut la pièce la plus produite à travers le Canada. De ses autres titres, rappelons la toute récente Ned Durango, Under The Bright Sun, Old Love, Mending Fences, Opening Night, Outlaw, Wrong For Each Other, Kiss The Moon, Kiss The Sun et The Foursome. Norm Foster est l'auteur de quatre comédies musicales, soit The Last Resort, Jasper Station, Race Day et Sitting Pretty.

Comme l’écrivait le Halifax Daily News : « Il n’est pas surprenant que Norm Foster soit le dramaturge canadien le plus souvent joué. Ses dialogues pleins d’esprit, ses intrigues ancrées dans la vie quotidienne et ses personnages bien construits représentent en quelque sorte cette classe moyenne très représentative de la société nord-américaine. »


Mise en scène

Monique Duceppe

crédit : François Brunelle

Monique Duceppe est une femme de théâtre accomplie. En plus de son rôle de metteure en scène, elle assume la responsabilité du comité de lecture chez DUCEPPE, ainsi que la vice-présidence du conseil d’administration de la compagnie

C’est en 1985 qu’elle fait ses premiers pas dans le domaine de la mise en scène avec État civil : célibataire de Wendy Wasserstein. Forte de ce succès, elle enchaîne avec C’était avant la guerre à l’Anse-à-Gilles de Marie Laberge, Yonkers de Neil Simon, Le vent et la tempête de Jerome Lawrence et Robert E. Lee, La Preuve de David Auburn, Billy l’éclopé (The Cripple of Inishmaan) de Martin McDonagh, La mort d’un commis voyageur d’Arthur Miller (Masque du public Loto-Québec en 2000), La Casta Flore (Glorious) de Peter Quilter, Halpern et Johnson de Lionel Goldstein, Une maison face au nord de Jean-Rock Gaudreault et Elling d’Axel Hellstenius et Petter Næss.

Sollicitée de toutes parts, Monique Duceppe a œuvré au Théâtre d’Aujourd’hui, au Théâtre du Chenal-du-Moine, au Théâtre Le Patriote, au Théâtre de Rougemont, au Théâtre Sainte-Adèle et au Théâtre Beaumont St-Michel, sans oublier l’Opéra de Québec qui lui a confié la mise en scène de Don Pasquale de Donizetti.

Ses réussites théâtrales sont éloquentes. Citons, entre autres, Fleurs d’acier, Petit déjeuner compris, Haute Fidélité, Vice et Versa, Folle à lier, Chapitre deux, Mambo Italiano, pièces qui sont au palmarès des œuvres qui ont rejoint le plus de spectateurs chez DUCEPPE.

À l’été 2011, Monique Duceppe met en scène L’esprit de famille d’Éric Assous au Théâtre de Rougemont, pièce qui a connu un très grand succès tant à Rougemont qu’en tournée partout au Québec. Puis le 14 décembre 2011, c’est pour Monique Duceppe la première de Pourquoi pas? de Norm Foster chez DUCEPPE, une autre réalisation inventive qui a touché le public. En avril 2012, Monique Duceppe en est à sa première incursion en traduction. C’est à elle que DUCEPPE a confié la traduction de la pièce de Lee Hall, Les Peintres du charbon (The Pitmen Painters).

Travailleuse infatigable, soucieuse du travail bien fait, respectueuse des auteurs et de ses interprètes,  Monique Duceppe réalise la mise en scène et en espace des spectacles de La Fondation Jean Duceppe depuis de nombreuses années.

Avec Un Village de fous de Neil Simon, elle nous propose un voyage fantastique dans un univers de conte de fées… pour tous!

Traduction

Louis-Georges Girard

Depuis plus de trente ans, Louis-Georges Girard mène une carrière de comédien des plus impressionnantes. Multiples et variés sont les rôles qu’il a défendus avec assurance, sensibilité et talent. Il serait impossible d’énumérer la totalité de ses performances tant sa feuille de route est longue. Toutefois, on ne saurait passer sous silence le fait que Louis-Georges Girard a participé à certains des téléromans et des séries les plus populaires de l’histoire de la télévision québécoise.  Que ce soit au cours des années 80 et 90 où l’acteur s’illustre dans des émissions à succès comme Les Grands Procès, Marylin, René Lévesque, Lance et compte, Cormoran, Avec un grand A ou encore plus récemment dans Lance et compte : La revanche, Annie et ses hommes, Smash, Caserne 24 et Destinées, Louis-Georges Girard a marqué l’imaginaire québécois avec ses interprétations toutes plus convaincantes les unes que les autres. Au théâtre, l’acteur a tenu l’affiche dans plus de quarante productions. Citons, entre autres, Ténor recherché, L’Île d’Achille, Les Jumeaux vénitiens, Roméo et Juliette et Le Bourgeois gentilhomme.

Si c’est d’abord comme acteur que le public a appris à connaître Louis-Georges Girard, il faut aussi savoir qu’il est un artiste accompli qui possède de nombreux talents. Outre les rôles qu’il a interprétés et le fait qu’il fut intronisé au Temple de la renommée de la Ligue Nationale d’improvisation, il s’est également illustré comme metteur en scène, scénariste et aussi comme traducteur.  Par exemple, au début des années 2000, il coscénarise le téléroman Fred-Dy, diffusé sur les ondes de Radio-Canada. Il a de plus été idéateur pour l’émission L’Écuyer et a adapté plusieurs séries pour le doublage.

Louis-Georges Girard en est à sa deuxième incursion en traduction. En 1994, il a signé la traduction et l’adaptation de la fameuse pièce de Neil Simon The Odd Couple Female Version, présentée au Théâtre des Hirondelles. Son travail fut vite remarqué et lui a valu une nomination au Gala des Masques pour la meilleure traduction et adaptation. Cette année et pour notre plus grand plaisir, il cosigne la traduction de la pièce Old Love de Norm Foster, présentée chez DUCEPPE sous le titre Pourquoi pas?

Perry Schneiderman

Figure importante du monde du théâtre, Perry Schneiderman a œuvré pendant dix ans comme directeur du Ryerson Theatre School à Toronto, une institution bénéficiant d’une réputation internationale pour la qualité de sa formation des comédiens, des danseurs et du personnel de production. Précédemment, c’est à la prestigieuse École nationale de théâtre du Canada qu’il a travaillé à titre d’enseignant et de directeur de la section anglaise. Il y a dirigé bon nombre de créations et de productions basées sur la commedia dell’arte et y a enseigné notamment le jeu de masques et l’improvisation. Soulignons également qu’il a instauré les programmes de dramaturgie et de mise en scène. Pédagogue, maître, praticien respecté et traducteur, Perry Schneiderman a beaucoup contribué au monde théâtral d’ici et d’ailleurs. Son savoir a été transmis dans de nombreuses institutions comme le Cirque du Soleil, le Stratford Shakespeare Festival, le Conservatoire de Shanghai, l’Université de Cape Town en Afrique du Sud. Rappelons également qu’il a travaillé avec Benoît Brière pour son rôle de Sganarelle dans Don Juan de Molière, présenté au TNM.

Formé comme acteur chez Jacques Lecoq à Paris, Perry Schneiderman s’est beaucoup illustré en tant que metteur en scène. Directeur artistique du Piggery Theatre à North Hatley pendant dix ans, il a signé plus de trente mises en scène dont Moman de Louisette Dussault et Lend me a Tenor de Ken Ludwig (Tenor recherché, qu’il a repris au Théâtre du Vieux-Terrebonne dans une traduction française qu’il a lui-même signée). De plus, il a dirigé la célèbre Nathalie Choquette dans son spectacle La Diva présenté avec l’Orchestre symphonique de Montréal, sous la direction de Charles Dutoit, et a mis en scène les spectacles La Souricière et Silence en coulisses. Enfin, on a pu apprécier son travail au Centaur Theatre, au Théâtre français de Toronto ainsi qu’au Centre Saidye Bronfman.

Au chapitre des traductions, Perry Schneiderman, en collaboration avec Louis-Georges Girard, a signé les adaptations françaises des pièces East of Berlin, Hockey Mom Hockey Dad et Old Love, que DUCEPPE présente cette saison.

Vidéos

Critiques et commentaires

Critiques

« Pauline Martin incarne avec brio une Jacqueline insensible et indifférente aux multiples prouesses de Robert... Elle réussit si bien dans son rôle qu’à elle seule elle sait nous faire rire tout au long du spectacle...  Claude Prégent sait faire rire à travers sa démarche… Soulignons également les excellentes performances d’Yvan Benoit et Danielle Lépine. »
Journal de Montréal

« Pauline Martin est lumineuse dans cette pièce... Un texte rempli de subtilités, on dit les vraies affaires, on aborde les tabous... Une mise en scène qui est bien ficelée. Une pièce qui vaut le détour! »
C’est bien meilleur le matin, Première Chaîne

Commentaires du public

« Rafraîchissant. J’aime l’humour de l’auteur. »
Jacqueline Ducharme

« C’est vivant. C’est vraisemblable. C’est très amusant. Le dénouement est vrai. Bravo! Vous avez bien réussi à capter mon attention. »
Gilles Ducharme 

« Pauline Martin et Claude Prégent : magnifique performance. »
Claire Fortin

« Belle mise en scène. Acteurs exceptionnels. Pièce rafraîchissante et intéressante. Comédie bien sentie et bien jouée. Trois fois bravo! Quel divertissement! »
Johanne Lalonde

« Bon rythme, bon jeu des acteurs et bon texte. Tout est là. Et la fin m’a tiré les larmes car je suis heureux. »
Richard Leclaire 

« Réaliste. Très bons acteurs. Merveilleux! »
Michèle Lemay

« Pièce : déroulement avec un bon rythme, humour de bon goût et bien placé. Jeu : crédible, drôle, convaincant et amusant. Soirée réussie. Merci. »
Jean Massicotte

« Quel choix heureux pour cette période de l’année. Pièce divertissante et qui porte à réfléchir. »
Violette Simard