de Stephen Belber
mise en scène de Michel Poirier
avec Robert Lalonde, Alexandre Goyette, Marie-Chantal Perron
traduction de Michel Dumont
« La vérité d’un homme, c’est d’abord ce qu’il cache. »
André Malraux
Un couple, Mike et Lisa, a fait le voyage de Seattle jusqu’à New York pour interviewer Tobi Powell célèbre danseur de ballet classique dans les années 1950 et 1960 devenu, à la suite d’un accident, chorégraphe et professeur de danse à Juilliard.
Convaincu que Mike et Lisa ont l’intention d’écrire un mémoire sur la danse, Tobi se prête de bonne grâce au jeu des questions et des réponses.
Mais, au fur et à mesure que l’entrevue progresse, les questions posées prennent une tournure inattendue. Tobi se rend compte qu’il est l’objet d’une véritable inquisition sur son passé. Le ton monte, un véritable trouble s’installe. Tobi est confronté de force à un secret enfoui depuis longtemps.
Mike et Lisa sont bien décidés à aller au fond des choses coûte que coûte jusqu’à ce que jaillisse la vérité, même si cette vérité risque de changer définitivement leur vie.
Match, un combat à finir, une rencontre fascinante exposée à tous les dangers.
Arrimage
Match se joue en fin de partie, ce moment où tout est permis, où les personnages se révèlent dans leur complexité la plus étrange, la plus totale, où les mots explosent et les affronts se multiplient. Il y a certes dans Match un suspense haletant, une histoire à conclure. Les enjeux sont grands, déterminants même. Les années de secrets ont laissé leur marque sur chacun des personnages si bien que la quête de sens est maintenant urgente, brûlante. Il faut aller au fond de l’histoire, déterrer les secrets. Il faut éclaircir ce qui, des décennies durant, a fait ombrage.
Mais au-delà de cette énigme qui pèse, il y a dans Match trois êtres blessés qui se retrouvent l’un devant l’autre avec un besoin criant d’appartenance. Trois êtres aux antipodes les uns des autres qui cherchent à tout prix à s’ancrer, à trouver cette autre personne, ce match parfait, qui pourra combler le vide en eux et répondre à la question : qui suis-je?
Décor : Olivier Landreville
Costumes : Pierre-Guy Lapointe
Éclairages : Lucie Bazzo
Musique : Christian Thomas
Accessoires : Normand Blais
Assistance à la mise en scène : Jeanne Laperle

« Le théâtre, c’est un lieu de rendez-vous sacré dans lequel les personnages peuvent dialoguer entre eux ainsi qu’avec le public […] C’est aussi un endroit où un dramaturge peut en apprendre énormément sur qui sont ses personnages et ce qu’ils tentent d’exprimer. Présentement, je réalise à quel point le théâtre est pour moi une expérience d’apprentissage très bénéfique; j’y concrétise de plus en plus ce que je tente d’exprimer en tant qu’auteur. »
De ces quelques mots confiés au Los Angeles Times, on retient du discours du dramaturge et scénariste américain Stephen Belber un grand respect pour l’écriture théâtrale, une passion sans bornes pour la scène et un désir de se surpasser à chaque nouvelle aventure. Si Stephen Belber jouit d’une carrière de scénariste pour la télévision et le cinéma des plus enviables depuis quelques années, il semble encore et pour toujours enraciné au théâtre, ce lieu où « les règles n’existent pas », comme il le dit, et où tout semble possible, où tout peut être dit. Il mentionnera d’ailleurs que ses « meilleurs personnages sont d’abord nés au théâtre, sur scène. »
Natif de Washington D.C., Stephen Belber étudie la philosophie avant de migrer vers New York à l’âge de vingt-cinq ans. Tout en occupant divers emplois anodins, il se consacre à l’écriture en étudiant d’abord au Playwrights Horizons Theatre School puis au programme de dramaturgie de la prestigieuse institution The Juilliard School. Au cours de sa formation, il propose trois premiers textes, soit Psychotic Busboy Blues, One Million Butterflies et Stone Cold Lyricism. Dès les premiers pas de l’auteur, on remarque un talent indéniable et une soif insatiable de creuser les dessous cachés de l’homme, ses recoins sombres et son mal de vivre. Cela, en maniant avec doigté le drame tout comme la comédie.
Il fait nul doute que la contribution la plus importante de Stephen Belber, celle qui a touché, choqué, renseigné un vaste public et qui demeure à ce jour une référence théâtrale, fut The Laramie Project. En collaboration avec la troupe Tectonic Theatre Project et le metteur en scène Moises Kaufman, Stephen Belber a signé cette troublante pièce relatant l’agression mortelle du jeune homosexuel Matthew Shepard survenue au Wyoming. Basés sur une recherche approfondie et de nombreuses entrevues avec la famille du défunt, ses proches et les résidents de la ville de Laramie, le texte et sa production ont rapidement attiré l’attention. Deux ans plus tard, The Laramie Project est transposé au cinéma. Le scénario de Belber est d’ailleurs mis en nomination aux Emmy.
Des autres titres qu’a offerts Belber depuis ses débuts à l’aube des années 2000, mentionnons Tape, aussi transposé au grand écran, The Transparency of Val, The Wake, Through Fred, Drifting Elegant, Mel and Gene, A Small Melodramatic Story, McReele, Geometry of Fire et bien sûr Match, pièce avec laquelle l’auteur a fait son entrée sur Broadway en 2004.
Enfin, Stephen Belber a signé plusieurs épisodes de la très populaire série Law and Order : Special Victims Unit. Il a de plus contribué au Denis Leary Show et à la série Rescue me.

crédit : Maxime Tremblay
Intense, chaleureux et exigeant, Michel Poirier aborde toujours ses personnages avec une extrême rigueur. En vingt ans de métier, il a laissé sa marque dans de nombreux théâtres : au Théâtre de l’Opsis, au Théâtre Beaumont St-Michel, au Théâtre de Rougemont, au Théâtre du Chenal-du-Moine, au Théâtre du Nouveau Monde, au Théâtre d’Aujourd’hui et au Théâtre Sainte-Adèle.
Au fil des années, son talent d’interprète a fait la joie du public de DUCEPPE qui l’a vu évoluer dans La Maison suspendue de Michel Tremblay, Sainte Jeanne de Bernard Shaw, Ivanov de Tchekhov, Après la chute d’Arthur Miller, Le Nombril du monde d’Yves Desgagnés, Mambo Italiano de Steve Galluccio ainsi que dans Petit déjeuner compris de Christine Reverho sous la direction de Monique Duceppe.
Il faut aussi signaler la présence de Michel Poirier à la télévision dans le rôle de Mathieu dans Le cœur découvert de Michel Tremblay; de Louis Rousseau dans Scoop; de Claude dans Le vrai monde? de Michel Tremblay; de Serge dans Bonjour, là, bonjour de Michel Tremblay; de Denis Normandin dans La Maison Deschênes; de Vincent dans Ent’Cadieux de Guy Fournier; de François Caron dans Les Machos et d’Antoine Blondin dans L’Auberge du chien noir à Radio-Canada.
Codirecteur artistique avec Dany Gagnon du Théâtre Beaumont St-Michel depuis 2006, Michel Poirier y a signé les mises en scène de Faits pour s’aimer en 2006, qui fut présentée chez DUCEPPE à l’hiver 2008; Sacrée Famille de Carl Ritchie en 2007; Le Gars de Québec de Michel Tremblay en 2008; La cousine Germaine de Carl Ritchie à l’été 2009, Coco Chatel du même auteur à l’été 2010 ainsi qu’À la recherche d’Elvis de Marcia Kash à l’été 2010 et Femme cherche homme désespérément de Carole Tremblay à l’été 2012, pièce qu’il reprendra cet été au Théâtre Sainte-Adèle; également à l’été 2013, il mettra en scène Adieu, je reste d’Isabelle Mergault au Théâtre Beaumont St-Michel. Chez DUCEPPE, les spectateurs se rappelleront de son percutant Match de Stephen Belber à l’automne 2011.
Acteur incontournable tant au théâtre qu’à l’écran et directeur artistique de DUCEPPE depuis maintenant vingt ans, Michel Dumont a interprété avec un savoir-faire indéniable un immense éventail de rôles. Les rôles qu’il incarnera dans la télésérie Omertà ou sur scène dans les pièces telles Excuse-moi de Serge Boucher ou encore La mort d’un commis voyageur d’Arthur Miller, lui permettront d’occuper brillamment le paysage artistique du Québec par sa présence impressionnante. Parallèlement, Michel Dumont entretient une autre passion, celle de la langue française. Que ce soit lorsqu’il les joue sur scène, lorsqu’il les devine en complétant les mots croisés, dont il est un adepte hors pair, ou lorsqu’il les lit dans un bon roman, l’artiste est un véritable amoureux des mots.
Au long de son parcours, il a signé plusieurs textes et traductions en compagnie de Marc Grégoire. Ensemble, ils ont scénarisé les 67 épisodes de Robert et compagnie, un téléroman diffusé sur les ondes de Radio-Canada et qui racontait l’existence et les préoccupations de quatre hommes montréalais. De plus, dans les années soixante-dix, Michel Dumont coécrivait avec Linda Wilscam les séries Picotine et Alexandre et le roi. Au chapitre des pièces de théâtre, Michel Dumont, soit seul ou en collaboration avec Marc Grégoire, en a traduites plus de quarante au cours de sa carrière. Lors de la saison dernière chez DUCEPPE, il proposait sa version des pièces à succès Elling d’Axel Hellstenius et Petter Næss et Shirley Valentine de Willy Russell. Parmi ses autres réalisations comme traducteur, retenons les pièces Le Doute de John Patrick Shanley, La mort d’un commis voyageur, Les Sorcières de Salem, Ils étaient tous mes fils et Après la chute d’Arthur Miller, La chatte sur un toit brûlant de Tennessee Williams, Le Père d’August Strinberg et Sainte Jeanne de Bernard Shaw.
Cette année, c’est au cœur de l’œuvre de l’auteur et scénariste américain Stephen Belber que plonge Michel Dumont. Le projet est d’autant plus stimulant pour lui du fait que la pièce Match se déroule dans l’univers du ballet. Du coup, la traduction du texte nécessite une certaine recherche ainsi que la découverte d’un nouveau contexte. On sait que Michel Dumont saura insuffler à cette démarche toute la rigueur et le sérieux qu’il réserve à chacun des textes sur lesquels il travaille.
Les critiques
« Un bon début de saison chez DUCEPPE… Et Robert Lalonde offre une performance exceptionnelle. »
On aura tout vu, 98,5 fm
« ... mise en scène précise et imaginative... Le rôle de Tobi semble avoir été écrit spécifiquement pour Robert Lalonde... Avec grâce, gravité et humour… Sa présence immense sur scène nous fait apprécier toutes les variantes du texte... »
La Presse
« … un texte à la fois amusant et profond desservi par un casting parfait. Robert Lalonde est sensationnel… Marie-Chantal Perron […] un jeu nuancé parfaitement en accord avec son personnage et Alexandre Goyette […] véhicule parfaitement la colère et la peine qui l’habite… »
nomag.ca
« Robert Lalonde… vrai, toujours juste, foncièrement drôle… la saison commence de bien belle façon. »
Sagegamin.blogspot.com
« … texte intelligemment construit… Marie-Chantal Perron, Robert Lalonde et Alexandre Goyette nous offrent de très belles prestations. »
gayradiobec.com
Les commentaires
« Très émouvant. Drôle et touchant. J’ai adoré et je le recommande. »
Cécile Baril
« Excellents comédiens. Belle mise en scène. Beau décor. Bravo! Félicitations! »
Marie Arsenault
« Très très bien. J’ai adoré les comédiens. Très bons. Ma première pièce cette année et je suis enchantée. Bravo! Bravo! »
Huguette Guilbeault
« Le texte se rapproche de la réalité. Le jeu des comédiens nous fait partager les émotions. »
Jean Massicotte
« Robert Lalonde est toujours à la hauteur. C’est un grand comédien. Félicitations à Marie-Chantal Perron et à Alexandre Goyette. »
Lise L’Heureux
Causerie DUCEPPE en temps réel
Le mercredi 21 septembre, de 16 h 30 à 17 h 30
Retrouvez notre directeur artistique Michel Dumont ainsi que le metteur en scène Michel Poirier et le comédien Robert Lalonde, pour tout savoir sur les coulisses de la pièce Match. Échangez, commentez, participez! Une manière exceptionnelle d’en savoir plus sur l’envers du décor chez DUCEPPE.
Où? Devant l’entrée du Théâtre Jean-Duceppe de la Place des Arts
GRATUIT
Soirée-rencontre
Le mercredi 21 septembre, immédiatement après la représentation
Pour chacun des 5 spectacles de la saison 2011-2012, DUCEPPE propose à ses spectateurs d’échanger avec le directeur artistique Michel Dumont, le metteur en scène, les comédiens et les concepteurs du spectacle. Tout détenteur d’un billet pour cette production peut assister à la soirée-rencontre. Un moment privilégié à ne pas manquer.
Où? Théâtre Jean-Duceppe
Suivez « L’avis des pros! »
Ne manquez pas cette opportunité unique de lire autrement une œuvre de théâtre ou de danse, grâce aux points de vue de deux professionnels du milieu artistique, de la danse et de la mise en scène. Suivez-nous sur notre page Facebook pour découvrir les vidéos des entrevues exclusives d’Hervé Courtain, danseur aux Grands Ballets Canadiens de Montréal qui interprétera l’un des rôles principaux dans le ballet Rodin/Claudel, et de Michel Poirier, metteur en scène de la pièce Match.
Calendrier complet des activités DUCEPPE proposées lors de la saison 2011-2012.
Surveillez les entrevues des comédiens de Match :
Le 17 août
Avec Michel Dumont
À l'émission Salut Bonjour
Le 23 août
Avec Marie-Chantale Perron
À l'émission de Pénélope McQuade
Radio-Canada
Le 30 août
Avec Marie-Cahntale Perron
À l'émission Salut Bonjour
TVA
Le 15 septembre
Avec Marie-Chantale Perron
À l'émission pour le plaisir
Radio-Canada
Le 3 septembre
Avec Alexandre Goyette
Dans le journal La Presse
Le 3 septembre
Avec Robert Lalonde et Michel Poirier
Dans le Journal de Montréal
Le 4 septembre
Avec Robert Lalonde et Marie-Chantale Perron
À l'émission RDI matin week-end
Radio-Canada
Le 5 septembre
Avec Robert Lalonde
À l'émission Désautels
Première Chaîne - Radio-Canada
Le 8 septembre
Avec Michel Poirier et Robert Lalonde
Dans le journal Voir
Vous avez 40 ans et moins? Procurez-vous des billets pour Match au prix correspondant à votre âge (minimum de 20 $)!
Cette offre est disponible à la billetterie de la Place des Arts et par téléphone (514 842-2112). Une preuve d'âge est exigée. Cette promotion ne peut s’appliquer sur les réservations antérieures et ne peut être jumelée à aucune autre promotion.
Réservez vos billets dès maintenant! 514 842-2112
Veuillez prendre note que des frais sont appliqués par la Place des Arts pour toute réservation téléphonique.
Règle de trois
Dans ce suspense prenant qu’offre la pièce Match, trois personnages s’affrontent, s’imposent et se déchirent. Pour les défendre, le metteur en scène Michel Poirier a fait appel à trois comédiens d’envergure qui livrent sur scène leur passion, leur intensité et leur talent.
De retour chez DUCEPPE après ses performances délectables dans Amadeus et La Leçon d’histoire, Robert Lalonde, acteur d’expérience et auteur renommé, campe le rôle de Tobias Powell, ancien danseur sexagénaire autrefois glorieux qui a enfoui certaines vérités bien loin dans sa mémoire. Complexe, souvent paradoxal et oscillant entre extravagance et discrétion, Tobias est un personnage en or pour un comédien de la trempe de Robert Lalonde.
Dynamique, attachante et d’une sincérité désarmante, la comédienne Marie-Chantal Perron revient sur la scène de DUCEPPE après sa remarquable interprétation de Jenny dans Le Déni. Pour notre plus grand plaisir, elle interprète le rôle de Lisa, une femme pleine de compassion qui tente par tous les moyens d’égayer son mariage plongé dans des eaux troubles.
Apprécié du public pour ses solides performances dans les émissions 30 vies, C.A., La Promesse et Musée Eden ainsi que sur scène notamment dans King Dave, Alexandre Goyette, comédien intense, polyvalent et qui fait son entrée chez DUCEPPE, campe le rôle de Mike, époux de Lisa. Policier de profession, peu bavard et plutôt revêche, Mike se révèlera comme un homme des plus émotifs, touché d’une peine immense et d’un désir inassouvi de vérité.
À trois, les comédiens nous livrent en direct cette fin de partie dans laquelle tous tentent de retrouver l’autre.
*****
Rudolf Noureev : le danseur devenu légende
Robert Lalonde s’apprête à affronter les feux de la rampe pour incarner Tobias Powell, un danseur de ballet jadis glorieux et célèbre. De par le monde, Tobias a dansé, fait rêver les spectateurs des théâtres les plus prestigieux, exécutant arabesques, pas de deux et grands jetés. Son talent maintes fois confirmé l’a promu au rang des grands de ce monde avant de s’effriter avec l’âge, obligeant le danseur à vivre ses dernières années de façon plus rangée et sans trop d’éclat. Alors que Tobias prendra vie sur scène, l’occasion semble toute indiquée pour rappeler l’existence d’une véritable légende de la danse. Un danseur qui, en plus d’avoir marqué à jamais des milliers d’amateurs de ballet, a, sans contredit, révolutionné cette forme d’art : Rudolf Noureev.
L’étoffe d’une étoile
Rudolf Noureev affirmait tôt dans sa carrière que « chaque pas doit porter la marque de son sang. » D’abord reconnu pour sa technique exemplaire et son charisme électrisant sur scène, il a bouleversé les foules en s’imposant comme un danseur en pleine possession de ses moyens, tout aussi présent et essentiel sur scène que les grandes ballerines de ce monde. Plusieurs lui ont d’ailleurs prêté le mérite d’avoir changé le rôle de l’homme au ballet, lui accordant ses lettres de noblesse et la place que son talent méritait sous les projecteurs. Le danseur est devenu grâce à lui un personnage à part entière, une entité scénique emplie de fougue qui suscite l’admiration. Dans ses propres chorégraphies des grands classiques, Noureev accordait une place prépondérante aux danseurs masculins, leur confiant des passages supplémentaires sur scène et élaborant davantage leurs rôles. De surcroît, s’il est devenu coutume aujourd’hui que les danseurs soient formés tant en ballet qu’en danse contemporaine, c’est que Noureev fut l’un des premiers interprètes à s’intéresser aux deux formes d’expression. Puriste ou classique, il ne l’était pas, et ce, malgré les critiques de l’époque. Il voguait entre les genres, y puisait le meilleur de chacun afin de bonifier sa propre pratique et sa vision de la danse. Cette vision, il l’a transportée non seulement sur scène mais l’a transmise à de nombreux danseurs et ballerines réputés. Notons enfin que son talent a été maintes fois immortalisé sur les écrans du monde entier; il fut le danseur le plus souvent filmé, participant notamment au film musical The King and I et même au célèbre Muppet Show.
Les débuts d’un grand
La vie de Noureev, bien que souvent secrète et parfois romancée, est tout aussi passionnante que son illustre carrière. Né lors d’un voyage en train transsibérien le 17 mars 1938, Noureev vit son enfance en plein cœur d’une Union Soviétique tourmentée et dangereuse. Fils de parents tartares – son père était instructeur politique de l’Armée rouge –, il subit l’invasion allemande de l’URSS à l’âge de trois ans. C’est à l’âge de six ans qu’il voit son premier ballet, Le Chant des cigognes présenté au théâtre de Oufa, en Bachkirie. Le coup de foudre pour la danse est immédiat chez le jeune Rudolf. Malgré les remontrances de son père, le jeune Rudolf s’inscrit dans les troupes de danses folkloriques et autres groupes amateurs.
La suite des évènements l’ayant mené à la carrière prodigieuse qu’on lui connaît s’enchaîne comme l’intrigue d’un roman d’aventures. On l’accepte à l’école de danse Bolchoï à Leningrad où il s’exerce sans relâche sous la direction de son maître Alexandre Pouchkine. Il devient rapidement un interprète à surveiller. S’ensuit un contrat avec le Kirov au sein duquel il danse avec virtuosité dans plusieurs spectacles.
S’exiler pour mieux briller
En 1961, lors d’une importante tournée du Kirov en France, Noureev choisit de ne pas rentrer en URSS et demande l’asile politique, qu’on lui accorde. Bien que le KGB, puissance redoutable de l’époque, et les fonctionnaires soviétiques tentent de miner sa réputation à l’international à la suite de son exil, Noureev prend rapidement son envol au sein de la communauté artistique occidentale. Il ne retournera en Russie qu’en 1988, pour danser sur la scène du Kirov.
Évidemment, la carrière d’un danseur légendaire comme Rudolf Noureev est beaucoup trop vaste pour qu’on puisse la résumer en quelques pages. Sachons néanmoins qu’il a dansé dans d’innombrables productions, sa passion pour le ballet l’empêchant de rester inactif très longtemps. Il a même plusieurs fois accepté de danser pour des compagnies qui ne pouvaient lui offrir de cachet! Le danseur vit sa plus grande gloire entre 1961 et 1983. C’est à cette époque notamment que Noureev, 23 ans, rencontre Margot Fonteyn, illustre ballerine britannique alors âgée de 42 ans. Ensemble, ils dansent devant des foules ébahies Gisèle, Le Lac des cygnes, Don Quichotte, La Belle au bois dormant, et bien plus encore, au très prestigieux Royal Ballet de Londres. Une profonde amitié les unit, un but commun et un talent immense les font briller sur scène.
En 1983, l’Opéra de Paris lui offre le poste de directeur de la danse. Il y passera six belles années, au cours desquelles il continuera de danser, élargira le répertoire de cette grande institution et parrainera nouveaux danseurs et chorégraphes. On le fait Chevalier de la Légion d’honneur en 1988 et Commandeur des arts et des lettres en 1992.
Le 6 janvier de l’année suivante, à Paris, Rudolf Noureev s’éteint des suites du SIDA. En plus de ses performances inoubliables et de son influence certaine sur le ballet moderne, l’artiste lègue une très grande somme d’argent à deux fondations qui, à ce jour, sont dévouées à la santé des jeunes danseurs.
Les comédiens
Robert Lalonde
Théâtre : Piaf, Beaucoup de bruit pour rien, La Leçon d’histoire, Les Feluettes
Télévision : Les Rescapés, Le Gentleman, Casino
Cinéma : J’ai serré la main du diable, Sans elle, Elles étaient cinq
Écriture : Le Seul Instant, Un cœur rouge dans la glace, Espèces en voie de disparition
Dernière présence chez DUCEPPE : Amadeus
Prochainement : Moi, dans les ruines rouges du siècle (Théâtre d’Aujourd’hui)
Alexandre Goyette
Théâtre : Manhattan Medea, La Grande Machinerie du monde, Kiss Bill, King Dave, Le génie du crime
Télévision : 30 vies, C.A., Musée Éden, La Promesse, Providence
Cinéma : Le sens de l’humour, La peur de l’eau, La Dernière Fugue, Les 7 jours du talion, Nitro
Première présence chez DUCEPPE
Marie-Chantal Perron
Théâtre : Ruines, Petit déjeuner compris, La Mémoire de l’eau, Le vent et la tempête
Télévision : Destinées, Les Rescapés, Les Parent, Le Gentleman, Nos étés, Histoires de filles
Cinéma : Babine, Bordeline, Le secret de ma mère, L’incomparable Mademoiselle C
Designer : créatrice de Dandine, lancement le 16 novembre de sa nouvelle collection Créations Digne
Dernière présence chez DUCEPPE : Le Déni
Prochainement : L’Oratorio de Noël (DUCEPPE)
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Les concepteurs
Olivier Landreville (décor)
Théâtre : À présent, Dragonfly of Chicoutimi, L’espérance de vie des éoliennes, Amadeus, Le Pillowman, Coma Unplugged
Opéra : La Bohème, Pagliacci/Gianni Schicchi
Télévision : Tout simplement Clodine, 2 filles le matin, Bla bla bla, Flash, Il va y avoir du sport
Pierre-Guy Lapointe (costumes)
Théâtre : L’esprit de famille, Projet Andromaque, 8 Femmes, Les Fridolinades, Les Jumeaux vénitiens, Des fraises en Janvier
Télévision : Dieu merci! (costumier)
Cinéma : Taking lives (costumier), L’Odyssée d’Alice Tremblay (costumier)
Projet : Devinez qui? Dix petits nègres (production de La Comédie Humaine)
Lucie Bazzo (éclairages)
Théâtre : La Trilogie des dragons, Les Plaques tectoniques, Faits pour s’aimer, À la recherche d’Elvis, L’Inoublié
Danse : Le Grand Continental, Le Très Grand Continental, Quarantaine 4 x 4, Ganas de vivir, Projet Jumeaux, Play It Again!
Projets : Exposition : Manga - l’art du mouvement; Danse : L’Écho des Îles, Prismes, Chutes incandescentes; Théâtre : Fin de partie (Théâtre de la Bordée)
Christian Thomas (musique)
Théâtre : Elling, 2010 revue et corrigée, Le Bourgeois gentilhomme, Une maison face au nord, Faits pour s’aimer, Le Lion en hiver, Equus
Télévision : Du cœur au ventre
Cinéma : Du Big Bang au Vivant (documentaire), Les états au pied du mur (documentaire)
Projet : écriture d’un opéra : Tempête sur Parkdale
Normand Blais (accessoires)
Théâtre : L’Homme de la Mancha, Ladies’ Night, Le Mariage de Figaro. Depuis 1987, la majorité des productions chez DUCEPPE dont Shirley Valentine, Elling, Minuit chrétien, La Cerisaie, La Casta Flore, Amadeus, Equus, Les Sunshine Boys
Cirque : Zumanity (Cirque du Soleil)
Projet : Conception du décor de Devinez qui?Dix petits nègres (production de La Comédie Humaine)