Les Noces de tôle en tournée

création de Claude Meunier
mise en scène de Denis Bouchard

Nous sommes sur la terrasse d’un penthouse cossu du centre-ville par un beau soir d’été.

Mireille est une femme de 53 ans qui a tout pour être heureuse dans la vie. C’est une femme cultivée, amusante, une hôtesse émérite qui a connu le succès et qui est convaincue d’avoir réussi son mariage avec Pierre. À telle enseigne qu’elle a organisé une surprise-partie pour fêter, à la fois, le cinquantième anniversaire de naissance de son mari et le vingt-cinquième de leur mariage.

Tout est beau! La fête s’annonce joyeuse et remplie de surprises!

Les invités sont déjà arrivés.

Élyse, la grande amie de Mireille, une femme fragile, dépressive mais lucide, infirmière en psychiatrie et sans cesse à la recherche de l’âme sœur.

Et puis Jacques, gynécologue de profession, un « ancien beau », « courailleux » essoufflé, frère de Mireille qui jadis marié à Élyse l’a quittée pour une femme plus jeune, Loulou, une secrétaire médicale naïve et rieuse.

Mais comment Jacques va-t-il réagir en voyant son ex, Élyse, en compagnie d’un jeune Italien? Sera-t-il à la hauteur de sa réputation de « gars de party »?

On attend le jubilaire, Pierre, un gars somme toute plutôt gentil, timide, le type même du bon garçon au profil habituellement très bas.

Le voilà enfin! Surprise!

Oups! Il n’est pas seul! Anne, une jeune femme de 30 ans, très « branchée », l’accompagne.

Et Mireille va avoir la surprise de sa vie ! Et c’est là que les noces d’argent vont se transformer sous nos yeux en noces de tôle! La soirée s’annonce mouvementée!

Voir le programme de cette pièce

avec Hélène Bourgeois-Leclerc, Jacques L'Heureux, Luc Guérin, Marie Michaud, Martin Drainville, Pascale Desrochers, Pierrette Robitaille

Texte

Claude Meunier

Claude Meunier est né à Laval en septembre 1951. À la fin des années 60, il s’inscrit à la faculté de droit de l’Université de Montréal dont il sort d’ailleurs, en 1970, avec sa licence en poche avant de poursuivre de nouvelles études, en criminologie, au cours de l’année suivante. Pendant ses études universitaires, Claude Meunier tâte aussi de l’écriture et rédige Le Party plate, qui est en quelque sorte l’ancêtre direct de la pièce Les Voisins et dont le texte intégral se retrouve au début du 2e acte. « À l’origine, se rappelle Claude Meunier, ce court texte faisait partie d’un spectacle intitulé Les 24 heures de la rue Sainte-Catherine, présenté au Gésu, au début des années 70. » Au cours des années 70 et 80, Claude Meunier travaille en étroite collaboration avec Louis Saia. Ensemble, ils vont écrire le scénario d’un court métrage de fiction intitulé Voyage de nuit ainsi que les textes des pièces Appelez-moi Stéphane, Les Voisins, qui sera créée par la Compagnie Jean Duceppe en décembre 1980, et Monogamy et participer, en 1979, à l’écriture du grand succès québécois,Broue. Pendant les années 70, Claude Meunier fait aussi partie de divers groupes. Il y a d’abord les Frères Brothers en 1973, prédécesseurs des 6 Bols en 1974-1975, groupe avec lequel il participe à la rédaction de La Fricassée, série télévisée pour enfants, et de la pièce à sketches Les Nerfs à l’air. Puis viennent Paul et Paul où l’on retrouve, outre Claude Meunier, Jacques Grisé et Serge Thériault avec lesquels il participera à trois spectacles présentés à Montréal et en tournée de 1976 à 1981. « C’est comme les poupées russes. Des Frères Brothers sont sortis les 6 Bols qui eux-mêmes recelaient Paul et Paul, puis Ding et Dong » ajoute Claude Meunier. Au début des années 80, il retrouve Serge Thériault avec qui il crée le duo Ding et Dong qui anime les fameux Lundis des Ha! Ha!, enregistre l'album Ding et Dong... en vie puis présente trois spectacles qui remportent un vif succès à Montréal et dans tout le Québec. En 1990, Ding et Dong se lancent dans le cinéma avec Ding et Dong, le film, du réalisateur Alain Chartrand. En 1992, le duo présente l'émission à succès Le Monde merveilleux de Ding et Dong, diffusée à Radio-Canada. De 1993 à 1999, Claude Meunier écrit les scénarios de la télésérie à succès La Petite Vie, diffusée à Radio-Canada, dans laquelle il interprète le célèbre Pôpa. En 2001, Claude Meunier publiait chez Leméac Journal d’un Ti-Mé, un recueil de propos et de réflexions où « les idées reçues prennent un coup de varlope ». Au cours de la saison 2000-2001, la Compagnie Jean Duceppe mettait à l’affiche la pièce Les Voisins, dans une mise en scène de Denis Bouchard, reprise ensuite au Théâtre Maisonneuve et en tournée, et qui est en passe de devenir l’un des plus grands succès de l’histoire de la Compagnie Jean Duceppe puisqu’avec ses 109 représentations et ses quelques 82 000 spectateurs prévus, elle se classe immédiatement derrière Charbonneau et le Chef qui compte 204 représentations et 222 278 spectateurs et Broue avec 225 représentations et 202 674 spectateurs.

Mise en scène

Denis Bouchard

Depuis sa sortie de l’École nationale de théâtre en 1978, Denis Bouchard poursuit une solide carrière tant à titre de comédien qu’à titre de metteur en scène et d’auteur. On se souviendra de son interprétation à la télévision de Lulu dans la série Lance et compte de Réjean Tremblay pour laquelle il a reçu le prix Gémeaux en 1989. Il a également été de la série Scoop, de quelques dramatiques de la série Avec un grand A de Janette Bertrand, de la minisérie Le petit monde de Laura Cadieux et du téléroman Annie et ses hommes pour lequel il a reçu le Métrostar du meilleur rôle masculin en 2003 et 2004 pour son interprétation du personnage de Hugo. Au théâtre, Denis Bouchard a défendu de nombreux rôles. Il a joué dans La Déprime en 1981, Raz-de-marée en 1985, La Farce de l’âge en 1991, Pare-chocs en 1992. C’est Denis Bouchard qui a fait renaître pour notre plus grand plaisir le personnage de Fridolin créé par Gratien Gélinas. En 1997, il remporte le prix du public étudiant de la Nouvelle Compagnie Théâtrale pour son interprétation du rôle de Bousille dans l’œuvre de Gratien Gélinas. Il a participé également à de nombreuses pièces des répertoires classique et américain comme Les Précieuses ridicules et Le Médecin malgré lui de Molière, Périclès de Shakespeare, La Trilogie des Brassard au Théâtre d’Aujourd’hui et Hollywood de David Mamet qui lui vaut également le prix du public étudiant de la NCT. Il faut aussi souligner sa participation à la Ligue Nationale d’Improvisation de 1978 à 1986, participation qui l’a amené à faire plusieurs tournées en Europe francophone. Au cinéma, Denis Bouchard a joué dans plus de 25 longs métrages. Parmi les plus importants, citons: Les Invasions Barbares de Denys Arcand, Histoires d’hiver de François Bouvier, C’t’à ton tour, Laura Cadieux de Denise Filiatrault, Rafales d’André Melançon, L’Homme idéal et La Florida de Georges Mihalka, et Les Matins infidèles pour lequel on lui a décerné le prix Guy-L’Écuyer lors des Rendez-vous du cinéma québécois en 1990 et le Bayard d’Or du Festival de Namur en Belgique en 1989. De 1993 à 1997, il a été directeur artistique des galas Juste pour rire. Il a également participé à la conception et/ou à la mise en scène de numéros originaux avec, entre autres, Charlotte de Turkheim, Anne Roumanoff, Pierre Palmade, Michel Courtemanche, Anthony Kavanagh et Pascal Légitimus. C’est en 1996 qu’il signe avec Légitimus la mise en scène du gala de l’humour à Montreux en Suisse. En 1996 et 1997, Denis Bouchard réalise le Gala de l’ADISQ et la mise en scène des spectacles du Groupe Sanguin, de Daniel Lemire, de Marc Dupré, d’Anthony Kavanagh, de Roch Voisine et de Céline Dion. Il signe en 1998 la mise en scène de Grease qui lui méritera quatre mises en nominations au Gala des Masques 1999. En 1999, il monte le spectacle de Stéphane Rousseau destiné à la France et au Québec. Au cours de l’année 2000, il a signé les mises en scène des spectacles de Mario Pelchat, Éric Lapointe, Sylvain Cossette, Luck Mervil et a collaboré, en tant que conseiller, à la conception du celui de Céline Dion. Denis Bouchard est partout à la fois. En même temps qu’il montait chez Duceppe Les Voisins de Claude Meunier et Louis Saia, il mettait en scène un spectacle de variétés présenté dans le cadre du Sommet des Amériques, à Québec. En mai de la même année, il signait à Paris la mise en scène du spectacle de Stéphane Rousseau. C’est au cours de l’été 2001, qu’il montait le spectacle Les Cyclones dans le cadre du Festival Juste pour rire, ainsi que ceux de la Fête Antillaise et des 25 ans de la Bottine souriante pour les FrancoFolies. En 2002, la comédie musicale Ladies’ Night qu’il a traduite, adaptée et mise en scène, prenait l’affiche au Théâtre Corona.