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Résumé de la pièce

de Christopher Hampton  
mise en scène et traduction de Serge Denoncourt  

avec Julie Le Breton, Éric BruneauMagalie Lépine-Blondeau, Annick Bergeron, Kim DespatisKashia Malinowska, Jean-Moïse Martin, Lénie Scoffié, Philippe Thibault-Denis. 

L’amour fait toujours croire ce dont on devrait douter le plus.
Marivaux  

L’amour, le pouvoir, la manipulation, le désir et la sexualité : des thèmes jamais surannés, toujours d’actualité. Avec Les Liaisons dangereuses, vous êtes conviés dans les salons de la noblesse française pour découvrir le plan machiavélique et sans scrupule du vicomte de Valmont et de la marquise de Merteuil.

L’entreprise est simple, la marquise de Merteuil veut se venger lorsqu’elle apprend que son ancien amant épousera la jeune et vertueuse Cécile Volanges, tout juste sortie du couvent. Elle proposera donc au flamboyant séducteur qu’est Valmont de faire fondre de désir et d’envie la jeune promise afin de la « salir ». Mais ce n’est pas assez pour ces perfides hypocrites et cruels personnages, Valmont veut une deuxième victime : la prude et fidèle présidente de Tourvel. S’il ramène une preuve écrite de son succès, il aura le privilège de passer une dernière nuit avec la marquise de Merteuil… Un plan diabolique qui n’aura pas l’issue escomptée et qui risque de prouver violemment l’adage : Tel est pris qui croyait prendre…

Les Liaisons dangereuses, une œuvre magistrale, une satire cinglante sur l’attirance mutuelle et l’amour et les mensonges que nous proférons pour l’atteindre.

Décor : Guillaume Lord
Costumes : François Barbeau
Éclairages : Étienne Boucher
Conception sonore : Nicolas Basque
Accessoires : Normand Blais
Assistance à la mise en scène : Suzanne Crocker

 

CRITIQUES

« J’en ai encore des chaleurs… très très sensuel… Éric Bruneau, Julie Le Breton et Magalie Lépine-Blondeauformentun irrésistibletrio.C’estbeau!Lescostumessont magnifiques. »
Plaisirs coupables, Rouge FM

« Une pure réussite. Denoncourt à son meilleur. Acteurs formidables, costumes et scéno sublimes. »
Nathalie Petrowski

« Traduction impeccable… des scènes qui nous laisse bouche bée… Julie LeBreton est formidable! »
Samedi et rien d’autre, ICI Radio-Canada Première

« Éblouissant. Un travail remarquable… Très très belle distribution… C’est à voir vraiment. »
Dessine-moi un dimanche, ICI Radio-Canada Première

« Serge Denoncourt et ses comédiens font rire tout autant qu’ils donnent froid dans le dos… Magalie Lépine-Blondeau vole le show à quelques reprises… »
La Presse

« C’est du très grand théâtre que nous propose La Compagnie Jean Duceppe… »
Le Journal de Montréal

« Je sors épatée des Liaisons dangereuses. Le Breton, Bruneau et Lépine-Blondeau plus vrais que vrais. »
Annie-Soleil Proteau

« Somptueuse production… Mise en scène fabuleuse… Pour Éric Bruneau, c’est vraiment un exploit. »
RDI matin, ICI RDI

« Serge Denoncourt, metteur en scène exceptionnel, directeur d’acteurs hors pair, et il le prouve encore… Julie Le Breton, parfaite, dure… La production est exceptionnelle. Ça vaut vraiment le coup. »
C’est pas trop tôt, ICI Radio-Canada Première

« Très, très bien joué. Une pièce que je vous recommande. »
Puisqu’il faut se lever, 98,5 FM

« … l’occasion  de voir l’une des meilleures productions de l’année, tous théâtres confondus… »
nightlife.ca

Texte

Christopher Hampton

Crédit: Tom Keller

Né aux Açores de parents britanniques, Christopher Hampton cumule de nombreuses expériences en tant qu’auteur, scénariste et réalisateur depuis ses débuts en 1967. Après une enfance marquée par les longs voyages, notamment en Égypte et en Chine,  il étudie dans certaines des écoles les plus réputées du monde, dont l’Université d’Oxford d’où il est diplômé.

C’est d’ailleurs entre les murs de la prestigieuse institution académique que Christopher Hampton s’initie à l’écriture dramatique. Sa première pièce When Did You Last See My Mother?, qui traite d’homosexualité juvénile de façon autobiographique, est produite par le Oxford University Drama Society. Quelques temps après, en 1966, la pièce prend un envol professionnel alors qu’elle est présentée au Royal Court Theatre de Londres, et ce, grâce à un agent littéraire qui a vu chez le jeune auteur un potentiel à exploiter. La même production est par la suite reprise au Comedy Theatre. Christopher Hampton devient dès lors le plus jeune auteur contemporain à y être présenté.

Christopher Hampton a signé une œuvre impressionnante, composée notamment de dix pièces de théâtre toutes produites sur les scènes importantes d’Amérique et d’Europe, dont Total Eclipse, Tales from Hollywood et The Talking Cure.  À celles-ci s’ajoutent les livrets et textes dramatiques de comédies musicales notamment la très populaire Sunset Boulevard d’Andrew Lloyd Webber et Dracula, The Musical ainsi que le livret de l’opéra Appomattox. Tout aussi actif au cinéma et à la télévision, Hampton signe, en plus de nombreuses traductions théâtrales et littéraires, plus de vingt-cinq scénarios.  

C’est toutefois son adaptation du célèbre roman épistolaire Les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos en 1985 qui lui vaut la gloire et la reconnaissance internationale. Portée d’abord au théâtre, la pièce est adaptée pour le cinéma et devient un film à succès. Réalisé par Stephen Frears et mettant en vedette John Malkovich, Glenn Close, Michelle Pfeiffer et Uma Thurman, le long-métrage remporte l’oscar de la meilleure adaptation cinématographique.  Christopher Hampton sera mis en nomination une fois de plus aux Oscars dans la même catégorie, en 2007, pour son adaptation cinématographique du roman Atonement de Ian McEwan.


Mise en scène

Serge Denoncourt

crédit : Michel Marc Bouchard

Depuis maintenant près de trente ans, Serge Denoncourt réalise, année après année, un travail créatif hors du commun. Tchekhov, Molière, Brecht, Miller, Goldoni, Williams, mais aussi Michel Tremblay et Michel Marc Bouchard, Denoncourt a signé des mises en scène marquantes, des plus grandes œuvres d’ici comme d’ailleurs. Chez DUCEPPE, on se rappellera Le Chemin des Passes-Dangereuses de Michel Marc Bouchard, La Grande Magia d’Eduardo de Filippo, Rien à voir avec les rossignols de Tennessee Williams, Une journée particulière d’Ettore Scola, L’Habilleur de Ronald Harwood et La Leçon d’histoire d’Alan Bennett.

Remarquables également, Je suis une mouette (non ce n’est pas ça), une coproduction Théâtre de Quat’Sous et du Théâtre de l’Opsis qu’il a conçu et mise en scène en 1999 ainsi que La Cerisaie de Tchekhov, une coproduction du Théâtre de l’Opsis et du TNM. Depuis 2000, il a signé la conception et la mise en scène de plusieurs spectacles d’Arturo Brachetti et en 2002, il recevait le Masque du public Loto-Québec pour son travail pour Les Feluettes de Michel Marc Bouchard présentée à l’Espace GO. En 2008, il réalise pour le Cirque du Soleil un spectacle mettant en vedette l’illusionniste Criss Angel à Las Vegas. Il signera ensuite le fabuleux Fragments de mensonges inutiles de Michel Tremblay chez DUCEPPE.

Il dirige, en 2010, Le blues d’la métropole, une comédie musicale d’après l’œuvre du groupe Beau Dommage et met en scène Il Campiello de Goldoni pour le Théâtre de l’Opsis. En 2011, il présente GRUBB (Gypsy Roma Urban Balkan Beats) , un spectacle musical qu’il a créé avec une vingtaine de jeunes Roms serbes; une aventure humanitaire et artistique unanimement saluée. Il réalise aussi son Projet Andromaque à l’Espace GO, puis revient chez DUCEPPE pour créer L’Oratorio de Noël de Michel Tremblay.

En 2012 et 2013, en plus d’amener Thérèse et Pierrette à l’école des Saints-Anges de Tremblay chez DUCEPPE, il y dirige Le Diable rouge d’Antoine Rault et signe la création de Christine, la reine-garçon de Michel Marc Bouchard au TNM.

Lors de la saison 2013-2014, il monte Rouge de John Logan au Théâtre du Rideau Vert, s’attaque au Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand au TNM et met en scène le Komedy Majik Cho des Productions Juste pour rire. Finalement, au printemps 2014 chez DUCEPPE, il ancre avec brio Les Liaisons dangereuses de Christopher Hampton à l’époque New Look de Dior… Les projets s’accumulent pour Serge Denoncourt; les réussites tout autant.

Vidéos

Critiques et commentaires

CRITIQUES

«J’en ai encore des chaleurs… très très sensuel… Éric Bruneau, Julie Le Breton et Magalie Lépine-Blondeau forment un irrésistible trio. C’est beau!Les costumes sont magnifiques. »
Plaisirs coupables, Rouge FM

« Une pure réussite. Denoncourt à son meilleur. Acteurs formidables, costumes et scéno sublimes. »
Nathalie Petrowski

« Traduction impeccable… des scènes qui nous laisse bouche bée… Julie LeBreton est formidable! »
Samedi et rien d’autre, ICI Radio-Canada Première

« Éblouissant. Un travail remarquable… Très très belle distribution… C’est à voir vraiment. »
Dessine-moi un dimanche, ICI Radio-Canada Première

« Serge Denoncourt et ses comédiens font rire tout autant qu’ils donnent froid dans le dos… Magalie Lépine-Blondeau vole le show à quelques reprises… »
La Presse

« C’est du très grand théâtre que nous propose La Compagnie Jean Duceppe… »
Le Journal de Montréal

« Je sors épatée des Liaisons dangereuses. Le Breton, Bruneau et Lépine-Blondeau plus vrais que vrais. »
Annie-Soleil Proteau

« Somptueuse production… Mise en scène fabuleuse… Pour Éric Bruneau, c’est vraiment un exploit. »
RDI matin, ICI RDI

« Serge Denoncourt, metteur en scène exceptionnel, directeur d’acteurs hors pair, et il le prouve encore… Julie Le Breton, parfaite, dure… La production est exceptionnelle. Ça vaut vraiment le coup. »
C’est pas trop tôt, ICI Radio-Canada Première

« Très, très bien joué. Une pièce que je vous recommande. »
Puisqu’il faut se lever, 98,5 FM

« … l’occasion  de voir l’une des meilleures productions de l’année, tous théâtres confondus… »
nightlife.ca

COMMENTAIRES DU PUBLIC

« Les Liaisons dangereuses : dramatique, intense, hors de l’ordinaire. Comédiens exceptionnels. La meilleure pièce de l’année. »
Claude Vanasse

« Une mise en scène intelligente. Une pièce à la fois charmante et puissante. Je suis loin d’oublier cette magnifique pièce. Des costumes sublimes et des comédiens au talent indéniable. J’en suis amoureuse. »
Camille Cloutier

« Superbe production !! La mise en scène est soignée, les acteurs sont en pleine possession de leurs moyens, les décors et les costumes sont magnifiques et le texte est savoureux. À voir absolument. »
David Desroches

« Superbe pièce de théâtre jouée d’une façon magistrale. Le choix des comédiens est sans reproche. Merci de nous faire vivre du grand théâtre. »
Jean-Pierre

« Une soirée magnifique, sublime. Une production de très haute qualité. Un décor et des costumes fabuleux. De très bons acteurs et une excellente mise en scène. Que demander de plus? »
Francine d’Entremont

« Ma conjointe et moi avons adoré la pièce. Très vivant, très touchant et très bien mis en scène. Fidèle à l’oeuvre originale. C’est une réussite sur toute la ligne! Bravo! » (Nombre d’étoiles : 5 / 5)
Martin Leclerc

« Le décor est somptueux tout comme la langue parée d’un accent français qui, sans être présomptueuse, délie l’intrigue de cette histoire de ce Don Juan moderne : ce Valmont pour lequel notre mépris n’a d’égal que sa suffisante beauté.  Car il s’avère évident, et Denoncourt ne l’a pas seulement compris, mais il le démontre habilement, que cette intrigue est intemporelle.  Donc, à la mécanique précise de Serge Denoncourt,  qui nous fait revisiter, par le biais de François Barbeau,  son enfance vêtue des parures des années d’après-guerre, s’adjoint donc ce jeu des acteurs qui nous confondent dans leur rôle.  La sexualité qu’évoque le metteur en scène s’assortit d’une pudeur qui couvre paradoxalement la nudité occasionnelle et nécessaire des comédiens. En fait, la nudité recouvre les personnages qui se dévoilent peu à peu, occasionnant dans la salle tantôt des rires tantôt une indisposition face au vice, un malaise face à cette méchanceté que certains humains adoptent dans leur relation avec autrui. »
Alain Fortaich

« J’ai beaucoup aimé Les Liaisons dangereuses. La mise en scène de Serge Denoncourt était à la hauteur de son talent immense — par exemple : sa décision de garder les personnages en arrière de la scène, dans les ombres, lors de scènes avec d’autres personnages.  Ce soupçon d’espionnage résonnait avec le sens de l’histoire.  Les comédiens étaient sans exception très forts [...]. En tout, une production bien réussie! » (Nombre d’étoiles : 4.5 / 5 )
Geoff Garver

« J’ai adoré la pièce Les Liaisons dangereuses. […] C’était ma première visite [chez DUCEPPE] : j’ai adoré la salle, la scène est très belle, cette large vue est très agréable et Denoncourt a bien su l’exploiter. Les comédiens ont été excellents, le ton était juste, le rythme soutenu. Vraiment, j’ai passé un agréable moment et je reviendrai au Théâtre Jean-Duceppe, c’est certain. »
Catherine

« Nous avons assisté à un très beau spectacle. Le jeu des comédiens,  la scénographie et la mise en scène nous ont particulièrement plu. Pour ma part, la première étoile à Magalie Lépine-Blondeau. Bravo à toute l’équipe! » (Nombre d’étoiles : 4,9 / 5)
Paul Bourque

« Merci à Christopher Hampton qui a su rendre moderne un contenu éternel! Merci aux comédiens qui nous ont fait dangereusement ressentir les vérités et les mensonges bien cachés! Un merci spécial à François Barbeau, à Serge Denoncourt et à son équipe pour avoir créé le climat qui captive amoureusement le spectateur! » (Nombre d’étoiles : 4 / 5)
Jacinthe Péloquin

« Le décor, la scène tournante, le jeu des acteurs et les costumes tout est parfait. » (Nombre d’étoiles  :  4 / 5)
Michelle Leduc

« Le jeu des acteurs était très bon, même excellent! Bravo, très amusant. Merci pour ce moment. » (Nombre d’étoiles : 4 / 5)
Julie

« Bonne pièce. Magnifiques costumes de François Barbeau. Bonne mise en scène. Transition d’un lieu (Paris) à l’autre (château) peut-être pas assez marquée. Beaux décors, correctement chargés. J’aime quand les décors ne sont pas trop minimalistes. […] » (Nombre d’étoiles : 4 / 5)
André Larocque

« Des acteurs talentueux,  des décors somptueux, de magnifiques costumes, une mise en scène parfaite et impeccable. C’est rare! Bref, une soirée magique… » (Nombre d’étoiles : 5 / 5)
Monique Filiatrault

« Duceppe a osé monter une pièce fort controversée, mais quelle réussite! Le jeu des comédiens, la mise en scène, les décors et costumes, l’éclairage, un tout pour un succès assuré! »
Une fidèle admiratrice, Carole Sirois

« J’ai beaucoup apprécié la pièce, le décor qui tourne — belle idée ! — et les costumes absolument magnifiques. Toutes les femmes du public souhaiteraient revenir à cette époque ! Les comédiens ont donné une magnifique prestation. En résumé, vous aurez compris que j’ ai apprécié ma sortie chez Duceppe ! » (Nombre d’étoiles : 5 / 5)
Lise Alary

« Vraiment un jeu d’acteur inspirant, convaincant, impressionnant de la part d’Éric, Julie et surtout Magalie. La mise en scène! C’est encore une fois une performance magistrale de monsieur Denoncourt. » (Nombre d’étoiles : 5 / 5)
Serge Binette

« J’ai aimé la pièce. La mise en scène était très bonne. Bonne idée de situer la pièce dans un contexte contemporain. Les costumes étaient plus que fabuleux. Pièce encore d’actualité et bien rendue par les comédiens. »
Royal Lévesque

« Très bonne interprétation. Beau décor. Une histoire qui nous fait voir les côtés sombres du milieu aristocrate et la manipulation des gens qui ont du pouvoir, ce qui est encore d’actualité aujourd’hui.  Bravo ! » (Nombre d’étoiles : 4 / 5)
Jocelyne Fontaine

« Un spectacle exceptionnel : les décors grandioses, les acteurs extraordinaires, les textes bien écrits et savoureux… Faites-vous plaisir, allez voir la pièce, vous ne serez pas déçus. (Nombre d’étoiles : 5 / 5)
Françoise Provencher Collette

« Magnifiques décor, costumes, éclairage, distribution ; et que dire de la mise en scène ! Nous attendons avec impatience votre programme pour l’année suivante pour un abonnement. » (Nombre d’étoiles : 5 / 5)
Martine Lapointe

« Le divertissement était totalement à la hauteur de nos attentes. [...] Merci pour ce beau moment. » (Nombre d’étoiles: 4,5 / 5)

« La performance des acteurs est particulièrement impressionnante, et plus particulièrement dans le cas de Julie Le Breton et d’Éric Bruneau […]. Quant aux décors : superbes! Même le plancher est à la hauteur des somptueux meubles et des vêtements. » (Nombre d’étoiles : 5 / 5)
Lise Gagnon

« Bravo pour cette excellente pièce ! Les comédiens étaient fantastiques dans chacun de leurs rôles. La mise en scène et les costumes nous projetaient dans cette époque. Merci pour la belle soirée ! »
Réjeanne Hébert

« Belle distribution. Les comédiens sont généreux et mettent en valeur cette belle pièce et cette belle mise en scène. » (Nombre d’étoiles : 5 / 5)
Carmen Brunette

« Les Liaisons dangereuses furent bien interprétées par chacun des acteurs. Mentions plus que spéciales à Éric Bruneau et Julie Le Breton. Le rôle de Lénie Scoffié fut bien rendu. Superbe mise en scène de Serge Denoncourt. La saison 2013-2014 finit bien ! »
L. Lanctôt

« Excellence pièce! Excellent jeu des acteurs. Je suis vraiment contente de cette pièce. Un très beau moment de théâtre. » (Nombre d’étoiles : 4 / 5)
Nadine Saumure

« La pièce était excellente dans son ensemble. La touche d’humour dans cette œuvre dramatique était rafraîchissante. Julie Le Breton était époustouflante, Éric Bruneau excellent. Le décor et les costumes étaient réussis. Une pièce à voir! » (Nombre d’étoiles : 4 / 5)
Katerine Brabant

«Très bien montée, bon décor, bon flux, acteurs de qualité. Nous a tenu intéressés sur toute sa durée. Merci, nous récidiverons! »
(Nombre d’étoiles : 5 / 5)
Jean Choquette

« Excellente pièce!  Les acteurs sont captivants, et les costumes à couper le souffle.  Merci Duceppe ! » (Nombre d’étoiles : 5 / 5)
Jeanne d’Arc Ponton

« La pièce de l’année pour moi! Excellente distribution! Quels beaux costumes et décors! » (Nombre d’étoiles : 5 / 5)
Chantal Bélanger

Mot du directeur artistique

Crimes… et châtiment?

En adaptant pour la scène le roman de Laclos, Christopher Hampton convoque le spectateur à vivre une expérience théâtrale tout à fait passionnante.

Nous sommes d’entrée de jeu les témoins horrifiés de la mise en marche d’une vengeance diabolique qui va briser des vies à jamais.

Dans les salons feutrés d’une noblesse désœuvrée et décadente, dans la moiteur des chambres à coucher, deux êtres conçoivent un plan d’une cruauté absolue basée sur la séduction, le mensonge, la perfidie, le chantage, la manipulation et l’abus de confiance.

Au cœur de cette intrigue palpitante : le personnage de Valmont. Valmont le séducteur, le ravageur cynique, le serpent enjôleur du jardin d’Éden qui, avec patience et subtilité, fait de la déclaration d’amour une déclaration de guerre.

Mais la pièce de Hampton reste une satire cinglante. Les crimes de Valmont resteront-ils impunis? À vous de la découvrir ce soir.

Je vous souhaite une soirée inoubliable.

Michel Dumont

Mot du metteur en scène

À Catherine Bégin

Pour être tout à fait honnête, mettre en scène Les Liaisons dangereuses tient plus du fantasme que du projet artistique. J’adore le roman, la pièce et les films qui en ont été tirés. Mais si j’ai voulu resituer l’action en 1947, c’est pour une raison absolument égoïste… Je me souviens d’après-midi d’enfance, malade, ma mère m’installait sur le sofa avec mon oreiller, une couverture et un toutou et me laissait regarder les vieux films noir et blanc qu’on présentait à la télévision.

C’est là que j’ai eu mes premiers plaisirs de metteur en scène. Mes premières excitations artistiques. Mes premières fébrilités sexuelles. Ce cinéma qu’on ne voit plus nulle part et qui a pourtant fait mon éducation. Je ne serais rien sans Lana Turner dans Peyton Place, sans la poitrine d’Ava Gardner, les yeux d’Elizabeth Taylor, la cruauté de Bette Davis et le talent impérial de Danielle Darrieux. Je n’aurais pas rêvé faire du théâtre sans la cigarette de Gary Cooper, les yeux de Paul Newman, le nez d’Alain Delon, la sexualité de Brando ou de Montgomery Clift. Je suis ce que je suis et cela grâce au New Look de Dior, aux gants de Lauren Bacall, aux chapeaux de Suzie Delair, aux jambes d’Hedy Lamarr, aux robes, gaines et serre-tailles qui trichaient le corps des actrices. Les talons hauts et le rouge à lèvres bien sûr. Une sexualité omniprésente, cachée, codifiée et qui marque pour la vie

La crème de la crème. Le chic absolu. L’image parfaite.

L’esthétique de tout ce cinéma français, italien et américain des années 50 qui a marqué à tout jamais l’esthétique et l’imagerie que vous retrouvez souvent dans mes spectacles. Mes « Liaisons dangereuses » seront donc un hommage enflammé à ces images mythiques, à ces hommes improbables et à ces femmes magnifiées. Le plaisir de m’offrir un voyage dans le temps et de me retrouver à huit ans, fiévreux, sur un sofa plutôt laid, à Shawinigan, devant un poste de télé noir et blanc déjà obsolète à l’époque.

Je n’aurais jamais pu faire le spectacle que vous verrez ce soir sans la collaboration d’un grand artiste et ami : FRANÇOIS BARBEAU.

Son talent, son expérience, sa culture et son intelligence en font un immense créateur de costumes dont, sans le savoir, vous voyez le travail depuis des décennies. Sans son génie, je n’aurais jamais osé m’attaquer à ce projet « haute couture », et je le remercie d’être là, près de moi, encore et encore et de me donner du talent.

Profitez de lui et de ce que vous verrez ce soir comme je le fais depuis plus de 20 ans.

Bon voyage dans le monde de la cruauté, de la trahison et des intrigues amoureuses… Tout simplement pour le plaisir.

Serge Denoncourt

Bio et rôles des comédiens

Annick Bergeron (madame de Volanges)
Théâtre : La corneille; Il Campiello; Les Saisons; Incendies; Moi, dans les ruines rouges du siècle; Toutefemme; Août – Un repas à la campagne Télévision : Mémoires vives; Vertige; Virginie; Destinées; Providence; Grande Ourse; Fortier Cinéma : Contre toute espérance; La Beauté de Pandore Dernière présence chez DUCEPPE : Cent Millions

Éric Bruneau (vicomte de Valmont)
Théâtre : Christine, la reine-garçon; Tom à la ferme; Un simple soldat; Elizabeth, roi d’Angleterre Télévision : Toute la vérité; Tu m’aimes-tu?; Musée Eden; Annie et ses hommes Cinéma : Coteau rouge; Gerry; Les amours imaginaires; Les pieds dans le vide; Les États-Unis d’Albert Prochainement : Mensonges (addikTV); Le règne de la beauté (cinéma) Dernière présence chez DUCEPPE : Equus

Kim Despatis (Cécile Volanges)
Théâtre : Le Balcon; Petit monde alpin; Robin et Marion; Solstice; Contre le temps; Pinocchio Télévision : Cabaret clandestin Prochainement : Pour le meilleur (Café culturel de Lavaltrie) Dernière présence chez DUCEPPE : L’Oratorio de Noël

Julie Le Breton (marquise de Merteuil)
Théâtre : Marie Tudor; Le Balcon; La fureur de ce que je pense; Huis clos; Bureaux Télévision : Les Beaux Malaises; Toute la vérité; Mauvais Karma; Nos étés; François en série Cinéma : Furie; Exil; Starbuck; Une vie qui commence; Maurice Richard Première présence chez DUCEPPE

Magalie Lépine-Blondeau (présidente de Tourvel)
Théâtre : Christine, la reine-garçon; Il Campiello; Comment j’ai appris à conduire Télévision : Ces gars-là; 19-2; Tu m’aimes-tu?; C.A. Web série : Agent secret Cinéma : Exit; Quelqu’un d’extraordinaire (court métrage); Laurence Anyways; Les amours imaginaires Prochainement : Mensonges (addikTV); Le règne de la beauté (cinéma) Dernière présence chez DUCEPPE : Le Diable rouge

Kashia Malinowska (Émilie)
Théâtre : L’ours; Molière sauvé des eaux; Cabaret Sans-abri; ADN; Chatroom; À l’ombre des jeunes filles en fleurs; Grand-peur et misère du IIIe Reich; Le grenier; théâtre de rue en France avec le Théâtre de la Combine Télévision : Toute la vérité; Il était une fois dans le trouble Première présence chez DUCEPPE 

Jean-Moïse Martin (Azolan)
Théâtre : Bob; Le Moche; L’effet du temps sur Matèvina; Britannicus now Télévision : Toute la vérité; Destinées; O’; L’Auberge du chien noir Prochainement : Nouvelle adresse (Radio-Canada) Première présence chez DUCEPPE 

Lénie Scoffié (madame de Rosemonde)
Théâtre : La Souricière; Quatuor; La Trappe; Les Estivants; Ce soir on danse Télévision : L’ombre d’un doute; Virginie; Sous le signe du lion; Ces enfants d’ailleurs; Ent’Cadieux Téléfilms tournés en France: La femme du boulanger; La trilogie marseillaise; Les filles à papa Cinéma : Maman est chez le coiffeur; Idole instantanée; Un crabe dans la tête; La Conciergerie des monstres Dernière présence chez DUCEPPE : La Grande Magia

Philippe Thibault-Denis (chevalier Danceny)
Théâtre : L’architecture de la paix; Détruire, nous allons; Le P’tit Jourdain Télévision : Fée Éric Cinéma : Collision; Laurentie Danse : La pornographie des âmes; Une peu de tendresse, bordel de merde!; Foudres Prochainement : Cyrano de Bergerac (TNM); Nouvelle adresse (Radio-Canada) Première présence chez DUCEPPE 

Complément d'information - historique

Les Liaisons dangereuses :
Du siècle des Lumières aux projecteurs d’Hollywood

« Qui pourrait ne pas frémir en songeant aux malheurs que peut causer une seule liaison dangereuse! »
Lettre CLXXV, madame de Volanges à madame de Rosemonde (extrait)

Œuvre littéraire majeure du siècle des Lumières, Les Liaisons dangereuses — sous-titrée Lettres recueillies dans une société, et publiées pour l’instruction de quelques autres — parut en 1782. Ce roman épistolaire de Pierre Choderlos de Laclos est aujourd’hui considéré comme un chef-d’œuvre de la littérature française.

Au fil de 175 lettres, publiées en quatre petits volumes, Laclos narre le pervers duel de deux aristocrates, libertins et cruels : la marquise de Merteuil et le vicomte de Valmont. Passés maîtres dans l’art de la manipulation, ces anciens amants dévoilent, une lettre après l’autre, leurs conquêtes dépravantes et leurs manigances sans scrupule. Une merveille de machiavélisme dont la droiture et la vertu feront les frais.

Laclos : une ombre qui fait scandale jetée sur les Lumières

Au XVIIIe siècle, le style romanesque n’a pas encore reçu ses lettres de noblesse. C’est alors un genre peu prestigieux aux règles imprécises. Fréquemment, dans un roman du genre épistolaire comme Les Liaisons dangereuses, on voit l’auteur se faire passer pour un éditeur qui aurait trouvé et publié une collection de lettres… Et Laclos ne manquera pas de jouer subtilement avec cet effet de réel, feignant de reproduire, dans les premières pages de son roman, un « Avertissement de l’éditeur » dont il est, en réalité, l’auteur :

« En effet, plusieurs des personnages que [l’auteur] met en scène ont de si mauvaises mœurs, qu’il est impossible de supposer qu’ils aient vécu dans notre siècle; dans ce siècle de philosophie, où les lumières, répandues de toutes parts, ont rendu, comme chacun sait, tous les hommes si honnêtes et toutes les femmes si modestes et si réservées.

Notre avis est donc que si les aventures rapportées dans cet ouvrage ont un fond de vérité, elles n’ont pu arriver que dans d’autres lieux ou dans d’autres temps; et nous blâmons beaucoup l’auteur, qui, séduit apparemment par l’espoir d’intéresser davantage en se rapprochant plus de son siècle et de son pays, a osé faire paraître sous notre costume et avec nos usages, des mœurs qui nous sont étrangères.1 »

Délicieux, n’est-ce pas! Cette ironique mise en garde annonce, en fait, une virulente critique des idéaux de cette période charnière, à l’aube de la grande Révolution — dont, selon certains, l’œuvre de Laclos aurait été l’une des « causes secrètes ». L’auteur, considéré par plus d’un comme un esprit libre et indépendant, impose avec brio un questionnement social, moral et philosophique sur le XVIIIe siècle, jetant une ombre sur les Lumières qui indignera. Le roman en est un « à scandale » dès sa parution. Il sera condamné quatre fois au XIXe siècle pour outrages aux bonnes mœurs par les tribunaux français.

Aussi, le succès instantané de ce roman sulfureux surprend-t-il; Laclos, un officier d’artillerie, est un pur inconnu dans le monde de la littérature. Son ouvrage jouit tout de même d’un premier tirage convenable de 2000 exemplaires. Et voilà qu’à sa sortie, on le critique, on l’encense, et l’on se l’arrache!

Les paris s’ouvrent… Mais de quels libertins réels ce Valmont et cette marquise sont-ils le portrait? Une réimpression est rapidement nécessaire, et ce n’est que le début! Au fil des ans, ces « liaisons dangereuses » fascineront d’innombrables lecteurs, dont certains parmi les plus célèbres; pensons à Stendhal, Baudelaire, Giraudoux, Gide ou Vailland.

« Le plus effroyablement pervers de tous les livres »; « le roman le plus intelligent »; les superlatifs abondent pour définir ce chef-d’œuvre de Laclos. Son succès planétaire va au-delà du scandale et de sa réputation amorale. C’est son incroyable maîtrise et sa terrible actualité, la force de ses personnages et la profondeur des thèmes traités qui impressionnent. Encore aujourd’hui. Le nombre impressionnant d’adaptations cinématographiques, théâtrales et télévisées qui lui sont consacrées en témoignent.

Les Liaisons dangereuses au cinéma, à la télévision et au théâtre

Tombé dans un quasi-oubli durant la majeure partie du XIXe siècle, on redécouvre le roman de Laclos au début du XXe; depuis les années 1950, l’œuvre a été des dizaines de fois adaptée au cinéma, au théâtre ou à la télévision.

Mentionnons quelques-unes de ces adaptations, dont la toute première au cinéma, celle de Roger Vadim, en 1959. L’action est transposée à l’époque contemporaine et on y retrouve Gérard Philipe et Jeanne Moreau dans les rôles principaux. Aussi, on se rappellera le film Valmont, « libre adaptation » de Jean-Claude Carrière, réalisé par Milos Forman en 1989 qui dirige alors les acteurs Colin Firth (Valmont) et Annette Bening (Madame de Merteuil). En 1999, Cruel Intentions, réalisé par Roger Kumble, resitue l’action dans la haute société des étudiants de la côte Est, dans l’Amérique d’aujourd’hui.

En 2003 une adaptation d’Éric-Emmanuel Schmitt, toujours d’après le roman de Laclos, fait l’objet d’une série télévisée, réalisée par Josée Dayan. Catherine Deneuve (madame de Merteuil), Rupert Everett (Valmont) et Nastassja Kinski (madame de Tourvel) s’y donnent la réplique.

Au théâtre, Quartett, une percutante relecture du dramaturge allemand Heiner Müller, est créée en 1980; alors que tout récemment, en 2012, une nouvelle mouture — où réseaux sociaux et textos marquent le retour de l’écrit dans les échanges amoureux — est présentée au Théâtre de l’Atelier, en France. La mise en scène est de nul autre que John Malkovich…

Le coup de maître, deux siècles après sa création

C’est en 1985 que l’adaptation considérée par plusieurs comme la plus fidèle à l’œuvre de Laclos est créée. Près de deux cents ans après sa création, le dramaturge anglais Christopher Hampton signe la plus célèbre des adaptations des Liaisons dangereuses. Écrite pour le théâtre, elle jouit d’un succès immense et motive les studios de cinéma américains.

Ainsi, en 1988, Stephen Frears, réalisateur anglais expérimenté, reconnu pour ses chroniques sociales, porte au grand écran le texte salué de Hampton. Multipliant les effets de théâtralité, dans le jeu des acteurs, le décor, le cadrage ou la lumière, Frears élève la perfidie au rang de grand art et le résultat est délectable.

La star hollywoodienne Glenn Close, saisissante sous les traits de la cruelle marquise de Merteuil, et John Malkovich, alors acteur de théâtre très apprécié des critiques qui incarne un inoubliable Valmont, se livrent un épique duel. Michelle Pfeiffer, Swoosie Kurtz, Uma Thurman et Keanu Reeves complètent la distribution.

Le film reçut le succès public et critique que l’on sait et fut couronné de trois Oscars — dont celui de la meilleure adaptation cinématographique pour Christopher Hampton — et du César du meilleur film étranger.

Et parions que Les Liaisons dangereuses n’ont pas fini de fasciner, de troubler et d’indigner. En vérité, ne voilà-t-il pas tout le mal que l’on se souhaite!

[1] Pierre CHODERLOS DE LACLOS, Les Liaisons dangereuses, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 2011, 1040 p.

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