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Résumé de la pièce

d’Antoine Rault
mise en scène de Serge Denoncourt

avec Michel Dumont, Monique Miller, Jean-François Casabonne, François-Xavier Dufour, Marcel Girard, Magalie Lépine-Blondeau

Et voilà comment on écrit l’histoire!
Voltaire

En 1658, Mazarin, cardinal de son état, premier ministre de la régente Anne d’Autriche, règne en maître sur le royaume de France.  Se sachant atteint d’une maladie incurable, Mazarin achève l’éducation de son filleul Louis XIV.  Au moyen de ruses diplomatiques, il négocie un traité de paix avec l’Espagne, en échange du mariage du jeune Louis avec l’infante Marie-Thérèse.  Mais le futur roi est épris de la nièce du cardinal, la jeune Marie Mancini.  Nous sommes tout à coup témoins de tous les jeux de pouvoir de Mazarin, de Colbert aux finances, et de la régente.  Chacun y va de son intérêt et magouille allègrement pour y arriver.  Mais malgré son jeune âge, Louis a bien appris de son maître.  Il ne se laissera pas manipuler facilement.

Une leçon inquiétante qui décrit les nécessités et les obligations de la démarche politique où les volontés personnelles des grands de ce monde se font très souvent au détriment et dans l’oubli du peuple.

Décor : Guillaume Lord
Costumes : François Barbeau
Éclairages : Martin Labrecque
Accessoires : Normand Blais
Conception sonore : Nicolas Basque
Assistance à la mise en scène : Suzanne Crocker 

La critique

« La mise en scène est à la hauteur de ce drame historique… performance magistrale de Michel Dumont… jeu étincelant de Monique Miller… Magalie Lépine-Blondeau […] et François-Xavier Dufour […] sont tous les deux sublimes… Une fabuleuse pièce à voir absolument. »
Le Journal de Montréal

« Le doigté du metteur en scène, c’est le choix des acteurs… Michel Dumont est excellent… »
Puisqu’il faut se lever, 98,5 FM 

« … solide distribution… Michel Dumont excellent… »
Désautels, Première Chaîne

« Michel Dumont est extraordinaire… Monique Miller très très juste… La révélation du spectacle, c’est Magalie Lépine-Blondeau. »
Samedi et rien d’autre, Première Chaîne

Les commentaires du public

«À l’unanimité : Vive le roi! Une performance éblouissante de François-Xavier Dufour. Une première présence réussie chez DUCEPPE et une mise en scène qui permet toutes les exubérances.»
Yolande Tétreault et Estelle Savoie

« C’est toujours un grand plaisir de voir jouer Michel Dumont. »
Michel Turgeon

« Très belle présentation, les acteurs étaient superbes. Bravo! »
Ghislaine Blain

« Un gros merci à vous tous. Bravo pour la pièce. Je l’ai appréciée et je n’ai entendu que des bravos encore et encore. »
Huguette Guilbeault

« Superbe! Magnifique! »
Lyse et André Allard

« Très belle pièce. Bonne mise en scène. Comédiens excellents. J’ai passé une belle soirée. »
René Camiré

En savoir plus…

Magalie Lépine-Blondeau: la fille qu’on aime sur les planches de chez Duceppe 
Geneviève Vézina-Montplaisir, Nightlife.ca, 27 mars 2013

Michel Dumont sera Mazarin
Bouillant de culture, 30 mars 2013

Entrevue avec Michel Dumont et Gilles Duceppe : Duceppe a 40 ans
C’est bien meilleur le matin, 2 avril 2013

Serge Denoncourt : Nourri par les livres
Plus on est de fous, plus on lit! , 5 avril 2013

La reine Monique Miller
Médium large, 8 avril 2013

Magalie-Lépine Blondeau en entrevue
http://vtele.ca/videos/mcbg/mardi-16-avril-2013-entrevue-magalie-lepine-blondeau-parle-de-la-piece-le-diable-rouge_60202_60203.php
MCBG, V télé, 16 avril

Texte

Antoine Rault

Deux rencontres déterminantes auront encouragé le jeune Antoine Rault à entamer une carrière d’écrivain dramatique. La première, avec l’actrice française Madeleine Barbulée qui, bénévolement, accepte de veiller sur le groupe de théâtre amateur que fonde Antoine Rault au lycée. Puis viendront des échanges épistolaires avec le grand auteur Jean Anouilh. Suivant le conseil de la célèbre comédienne devenue son mentor, Rault fait parvenir à Anouilh ses premiers écrits. Ce dernier lui répond en l’incitant à écrire pour le théâtre. Il l’invite même dans sa demeure personnelle en Suisse.

Avant ces deux rencontres pour le moins importantes, rien ne semblait prédestiner Antoine Rault, natif de France, à la vie d’écrivain. Passionné d’histoire et étudiant en sciences politiques, il signe, tout juste avant d’effectuer son service militaire, la pièce La Première Tête, une comédie sur Louis XVI et dont l’action se déroule un fameux 14 juillet 1789. Le texte est créé à la Comédie de Paris dans une mise en scène de Gérard Maro, alors directeur artistique de ce théâtre. La critique est excellente et l’on promet dès lors une carrière d’envergure pour le jeune auteur. Toutefois, ce ne sera qu’en 2005, seize ans après La Première Tête, qu’il parviendra à faire monter l’une de ses pièces. Un nouveau départ est joué en Belgique.

Mais la reconnaissance se fera attendre encore un peu : sa pièce Le Caïman, écrite en 1992 et finalement produite en 2005, attire l’attention générale du milieu des arts, du public et de la critique. La pièce, qui raconte les quelques heures avant que le philosophe marxiste Louis Althusser n’assassine son épouse, est créée au Théâtre Montparnasse dans une mise en scène de Hans-Peter Cloos. L’illustre acteur Claude Rich saisit l’occasion d’interpréter le personnage principal, effectuant par la même occasion son retour sur les planches après plus de quinze ans d’absence. Le Caïman est en nomination aux Molières ainsi qu’aux Globes de Cristal. Antoine Rault reçoit également le Grand Prix de l’Académie française. Depuis les représentations de la pièce, Antoine Rault se consacre entièrement à l’écriture. En plus des pièces de théâtre qu’il continue d’écrire, il signe également des textes pour la télévision ainsi qu’un roman, Je veux que tu m’aimes, paru aux éditions Albin Michel.

La rencontre avec l’acteur Claude Rich aura elle aussi été déterminante puisque trois ans après Le Caïman, Antoine Rault lui propose le rôle de Mazarin dans sa nouvelle pièce Le Diable rouge. Jouée au Théâtre de Montparnasse, la production remporte un succès fulgurant, est nommée aux Globes de Cristal et sept fois aux Molières. Elle y remporte d’ailleurs deux prix. Depuis, Antoine Rault a signé La vie sinon rien, Le Démon de Hannah, qui raconte l’histoire d’amour entre Martin Heidegger, philosophe et allié de Hitler, et Hannah Arendt, intellectuelle juive, et L’Intrus.

C’est une histoire inspirante que celle d’Antoine Rault, marquée par une longue traversée du désert et par un succès à la hauteur de son talent. Celui qui affirme que « c’est l’amour et la passion qui m’ont fait avancer » aura taillé sa place avec acharnement et avec énormément de détermination.


Mise en scène

Serge Denoncourt

crédit : Michel Marc Bouchard

Depuis maintenant près de trente ans, Serge Denoncourt réalise, année après année, un travail créatif hors du commun. Tchekhov, Molière, Brecht, Miller, Goldoni, Williams, mais aussi Michel Tremblay et Michel Marc Bouchard, Denoncourt a signé des mises en scène marquantes, des plus grandes œuvres d’ici comme d’ailleurs. Chez DUCEPPE, on se rappellera Le Chemin des Passes-Dangereuses de Michel Marc Bouchard, La Grande Magia d’Eduardo de Filippo, Rien à voir avec les rossignols de Tennessee Williams, Une journée particulière d’Ettore Scola, L’Habilleur de Ronald Harwood et La Leçon d’histoire d’Alan Bennett.

Remarquables également, Je suis une mouette (non ce n’est pas ça), une coproduction Théâtre de Quat’Sous et du Théâtre de l’Opsis qu’il a conçu et mise en scène en 1999 ainsi que La Cerisaie de Tchekhov, une coproduction du Théâtre de l’Opsis et du TNM. Depuis 2000, il a signé la conception et la mise en scène de plusieurs spectacles d’Arturo Brachetti et en 2002, il recevait le Masque du public Loto-Québec pour son travail pour Les Feluettes de Michel Marc Bouchard présentée à l’Espace GO. En 2008, il réalise pour le Cirque du Soleil un spectacle mettant en vedette l’illusionniste Criss Angel à Las Vegas. Il signera ensuite le fabuleux Fragments de mensonges inutiles de Michel Tremblay chez DUCEPPE.

Il dirige, en 2010, Le blues d’la métropole, une comédie musicale d’après l’œuvre du groupe Beau Dommage et met en scène Il Campiello de Goldoni pour le Théâtre de l’Opsis. En 2011, il présente GRUBB (Gypsy Roma Urban Balkan Beats) , un spectacle musical qu’il a créé avec une vingtaine de jeunes Roms serbes; une aventure humanitaire et artistique unanimement saluée. Il réalise aussi son Projet Andromaque à l’Espace GO, puis revient chez DUCEPPE pour créer L’Oratorio de Noël de Michel Tremblay.

En 2012 et 2013, en plus d’amener Thérèse et Pierrette à l’école des Saints-Anges de Tremblay chez DUCEPPE, il y dirige Le Diable rouge d’Antoine Rault et signe la création de Christine, la reine-garçon de Michel Marc Bouchard au TNM.

Lors de la saison 2013-2014, il monte Rouge de John Logan au Théâtre du Rideau Vert, s’attaque au Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand au TNM et met en scène le Komedy Majik Cho des Productions Juste pour rire. Finalement, au printemps 2014 chez DUCEPPE, il ancre avec brio Les Liaisons dangereuses de Christopher Hampton à l’époque New Look de Dior… Les projets s’accumulent pour Serge Denoncourt; les réussites tout autant.

Vidéos

Mot du directeur artistique

La loi du plus fort

On a tout dit de la politique et des politiciens, les plus belles choses comme les plus venimeuses. Or, Le Diable rouge est un thriller politique. On y apprend beaucoup de choses sur l’époque de Mazarin et force nous est de constater que, même après des siècles de gouvernements, bien des choses n’ont pas changé : la jouissance du pouvoir, avec ses manigances et ses abus, avec la fameuse « raison d’État » qui garde le peuple dans l’ignorance des grands enjeux et qui permet souvent de tout justifier en haut lieu.

La pièce d’Antoine Rault, que vous verrez ce soir, est construite comme une partie d’échecs avec son roi, sa reine, ses pions et son grand vizir, un jeu de massacre où la fin trouve sa justification dans la nécessité de gagner, de survivre. Toutes les tractations sont alors permises et même nécessaires au détriment, s’il le faut, du bonheur personnel de chacun.

Malgré tout, Mazarin a un double mérite : il a mis fin à la guerre avec l’Espagne et il a fait de Louis XIV le plus grand roi du monde. Ici, c’est la nécessité qui doit avoir force de loi.

Bon théâtre.

Michel Dumont

Mot du metteur en scène

J’aime l’Histoire.
J’aime l’histoire avec un grand H.
J’aime le théâtre parce que souvent il nous raconte l’Histoire par le petit bout de la lorgnette. Et c’est à travers ces petites histoires que cette Histoire, la grande, nous parvient, nous atteint et nous touche.

Vous pensiez ce soir vous évader de votre quotidien, vous divertir de vos problèmes amoureux, oublier la commission Charbonneau.

Et pourtant…

Ils s’appellent Louis, Marie, Anne, Mazarin, Colbert.
Ils pourraient porter les noms de ceux qui font notre actualité et dont on entend parler tous les jours aux infos de 18 heures.
Nous parlerons ce soir, tout comme au téléjournal, de pouvoir, de taxes, de corruption, de collusion, de mafia, de pot-de-vin, de conflit d’intérêts, de gouvernance, d’intrigue politique. Du pouvoir des plus vieux. Du vouloir des plus jeunes… Et bien sûr, d’amours malheureux.

Voilà ce qui trouble.
L’Histoire est là pour raconter les erreurs du passé et pourtant nous répétons ces erreurs, encore, et encore. Malgré les leçons et les exemples que l’Histoire nous donne, nous retombons dans les mêmes pièges comme si on ne nous avait jamais avertis et comme si nous étions les premiers.
C’est pourquoi l’Histoire et le Théâtre font si bon ménage.
C’est pourquoi ils ne peuvent être ni l’un ni l’autre, désuets ou obsolètes.
C’est pourquoi l’histoire de Louis IV, de Mazarin et d’Anne d’Autriche nous parle de nous, ici, aujourd’hui.

C’est aussi ça notre métier.
Raconter l’histoire des autres en espérant qu’elle trouve une résonance chez vous, le public; et qu’ainsi, nous allions tous au lit ce soir, un peu moins idiots.

Bonne soirée avec nous.

Serge Denoncourt

Mots croisés

Mots croisés

Michel Dumont a créé pour vous un mots croisés « Le Diable rouge »! 
Cruciverbistes, imprimez cette grille et amusez-vous!
La solution sera publiée sur notre page facebook lundi le 22 avril.

Horizontalement

1. … XIV – … d’Autriche

2. Mal lue – Cruelle

3. Régime politique inconnu de Mazarin

4. Un début d’idée – … Ferré – Bien des années

5. Mise à sec – Le rouge et le blanc pour Arthur

6. Belle-fille – Titre d’une pièce que Martine Beaulne a montée chez DUCEPPE

7. Mouvement musical – Prison

8. Anaconda – Voyelles

9. Article – Infinitif – Amateur de son

10. Une partie de la question posée par Hamlet – Dans le sang

Verticalement

I. Avec son article, il est rouge comme l’enfer

II. Court d’eau noir – Antoine…

III. Avion léger – Il a son syndrome

IV. Mouvement de foule – Terre divine

V. Dignité

VI. Selon Giraudoux, sa guerre n’aura pas lieu – Mise en ordre

VII. Chanteur emplumé – Greffe

VIII. Dans la gamme – Divine brouteuse – Bout d’ère

IX. Du ricin en désordre – Satellite

X. Tout blanc pour Rimbaud