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Résumé de la pièce

Quand on est encore adolescent, et différent des autres sur le plan sexuel, quand on doit affronter dès le plus jeune âge les préjugés et les inquiétudes de ses parents et de ses éducateurs, certains mensonges semblent nécessaires pour survivre et rester soi-même.

Deux garçons de seize ans, Jean-Marc et Manu s’aiment. Ils s‘aiment, luttent, et veulent vivre heureux. Mais voilà que tout le monde se mêle de leur vie.

1959 et 2009, des temps différents, des sociétés différentes. Mais il faut se rendre à l’évidence : rien ne change vraiment.

Les enfants incompris, chez qui on sème le doute, qu’on tente de brimer et de « redresser », des enfants qui jour après jour doivent affronter les préjugés les plus absurdes, en qui on insinue la peur en les présentant comme des parias et des criminels. Ces enfants sont forcés de vivre dans le mensonge, face à une réalité fragmentée, jusqu’au jour où ils se rendent compte que tous ces mensonges sont inutiles.

Fragments de mensonges inutiles est un cri d’alarme poussé par un auteur lucide et courageux pour qui l’incompréhension et les préjugés sont trop souvent la marque d’une société qui, encore aujourd’hui, a toutes les misères du monde à accepter la différence.

Décor : Louise Campeau
Costumes : François Barbeau
Éclairages : Martin Labrecque
Accessoires : Normand Blais
Bande sonore : Antoine Bédard

une pièce de Michel Tremblay
mise en scène de Serge Denoncourt

avec Gabriel Lessard, Gabriel Sabourin, Linda Sorgini, Maude Guérin, Normand D’Amour, Roger La Rue

Texte

Michel Tremblay

crédit : Tony Hauser

Peu de plumes auront marqué le paysage littéraire et théâtral d’ici et d’ailleurs comme le fait celle de Michel Tremblay depuis quarante ans. Depuis Les Belles-Sœurs et jusqu’à sa toute dernière pièce L’Oratorio de Noël créée en février 2012, cet auteur, dramaturge, traducteur, scénariste et adaptateur nous lègue une œuvre imposante et déterminante.

Celui qui a donné une voix aux paroles d’ici, qui a peint des fresques épiques des gens et des quartiers a également imaginé un ensemble, une famille de personnages plus grands que nature, mais pourtant toujours si près de nous. On ne peut évoquer Tremblay sans entendre le malheur de Marie-Lou, les complaintes d’Albertine, les réparties d’Édouard ou le grand amour de Jean-Marc. L’écriture de Michel Tremblay s’impose comme l’une des plus importantes de notre époque.

Le théâtre de Michel Tremblay n’est pas étranger à DUCEPPE. En effet, cette dernière soutient et accueille passionnément le travail du dramaturge, et ce, depuis de nombreuses années déjà. Quelques-unes des œuvres majeures de l’auteur ont d’ailleurs été créées sur ses planches, dont L’Oratorio de Noël et Fragments de mensonges inutiles, dernières créations de l’auteur présentées à la compagnie. Parmi les productions qui ont marqué le parcours de DUCEPPE, rappelons Le Passé antérieur, Messe solennelle pour une pleine lune d’été, À toi, pour toujours, ta Marie-Lou, Bonjour, , bonjour et Le Gars de Québec. Évoquons également Les Belles-Sœurs, La Maison suspendue et Le vrai monde? qui ont attiré respectivement, à Montréal et en tournée, 81 206, 60 508 et 45 057 spectateurs.

Tout au long de son parcours, qui se poursuit encore aujourd’hui, Michel Tremblay a marqué les époques. Des Chroniques du Plateau Mont-Royal au Cœur découvert, en passant par Hosanna, Demain matin, Montréal m’attend, Encore une fois si vous le permettez, Le Cahier noir, l’adaptation musicale de la pièce Les Belles-Sœurs par René Richard Cyr et Daniel Bélanger et la série radiophonique biographique Une rue autour du monde réalisée par Jacques Bouchard, son travail s’est imposé dans le cœur des spectateurs, lecteurs, artisans de la scène et critiques.

Nombreuses sont les institutions qui ont honoré la contribution artistique de l’auteur : six fois boursier du Conseil des Arts du Canada, il a reçu plus d’une cinquantaine de prix au cours de sa carrière. En 1984, il est nommé chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres de France et il est promu officier en 1991. Lauréat en 1988 du prix Athanase-David, il fut nommé chevalier de l’Ordre national du Québec en 1991. Plusieurs universités lui décernent des doctorats honorifiques. On lui présente aussi en 1985 le Prix de l’Association québécoise des critiques de la meilleure production pour Albertine, en cinq temps, le Grand Prix du Salon du livre de Montréal en 1989, pour son roman Le Premier quartier de la lune et le Prix du Gouverneur général pour les arts de la scène, en 1999, pour l’ensemble de son œuvre. En 2008, il est nommé chevalier de la Légion d’honneur de France.


Mise en scène

Serge Denoncourt

crédit : Michel Marc Bouchard

Sur le plan de la mise en scène, tout a commencé pour Serge Denoncourt, en 1987, avec Grand et Petit qui signale l’artiste comme un metteur en scène au talent peu commun.

Depuis cette date, il a signé plusieurs mises en scène remarquables. Citons, entre autres, La Demande en mariage de Tchekhov en 1989, Georges Dandin de Molière et Le Cercle de craie caucasien de Bertolt Brecht en 1990, Ils étaient tous mes fils et Vu du pont d’Arthur Miller chez DUCEPPE en 1991 et 1993.

Les spectateurs assidus de DUCEPPE se rappelleront avec bonheur sa mise en scène captivante du Chemin des Passes-Dangereuses de Michel Marc Bouchard. Et comment passer sous silence La Grande Magia d’Eduardo de Filippo en 1998 ainsi que Rien à voir avec les rossignols de Tennessee Williams à l’automne 2000, Une journée particulière d’Ettore Scola à l’automne 2001 et L’Habilleur de Ronald Harwood à l’automne 2003, toujours chez DUCEPPE.

En 1999, au Quat’Sous, il conçoit et met en scène un magnifique spectacle, Je suis une mouette (non ce n’est pas ça), ainsi que La Cerisaie de Tchekhov, une coproduction du Théâtre de l’Opsis et du TNM.

Depuis 2000, il a conçu et mis en scène plusieurs spectacles d’Arturo Brachetti et en 2002, il a reçu, le Masque du public Loto-Québec pour sa mise en scène des Feluettes de Michel Marc Bouchard à l’Espace GO.

En 2007, après avoir brillamment mis en scène La Leçon d’histoire d’Alan Bennett chez DUCEPPE, il s’attaque à la réalisation de la fresque Les Aventures d’un Flo, d’après un texte de Michel Marc Bouchard, présentée à Ville de Saguenay.

En 2008, il réalise, pour le Cirque du Soleil, un spectacle de magie mettant en vedette Criss Angel qui tient l’affiche au Luxor Resort and Casino à Las Vegas. L’année d’après, il signe le fabuleux Fragments de mensonges inutiles de Michel Tremblay chez DUCEPPE.

En 2010, il réalise Le blues d’la métropole, une comédie musicale d’après l’œuvre de Beau Dommage. Il met en scène Il Campiello de Goldoni pour le Théâtre de l’Opsis. En 2011, il réussit un coup de maître en présentant GRUBB (Gypsy Roma Urban Balkan Beats), un « musical » qu’il a mis au point avec des jeunes Roms. Toujours en 2011, il réalise son Projet Andromaque à l’Espace GO, puis revient chez DUCEPPE pour monter avec succès la toute dernière création de Michel Tremblay, L’Oratorio de Noël.

C’est avec bonheur que nous l’accueillons de nouveau chez DUCEPPE pendant notre quarantième saison. En début d’année, il mettra en scène Thérèse et Pierrette à l’école des Saints-Anges d’après le roman de Michel Tremblay dont il a fait l’adaptation pour la scène. Et à la fin de cette saison de rêve, il s’attaquera au Diable rouge d’Antoine Rault, un véritable cours d’histoire et un superbe thriller.

Vidéos

FRAGMENTS DE MENSONGES INUTILES

Entrevues

Michel Tremblay parle de Fragments de mensonges inutiles chez Duceppe

Critiques et commentaires

La critique...

« La tirade de Maude Guérin en Nana face à l’aumônier c’est incroyable… Quelle performance de Maude Guérin… C’est bien mené. Une mise en scène de Serge Denoncourt […] très habile. »
- Désautels, Première Chaîne

« Le duo Michel Tremblay Serge Denoncourt […] c’est vraiment un duo choc, ça fonctionne extrêmement bien… C’est vraiment très très fort… Maude Guérin est impeccable. »
- Dutrizac, l’après-midi, 98,5 fm

« … un des grands textes de Michel Tremblay... Une mention spéciale à Olivier Morin qui a du panache et à Maude Guérin... À voir. »
- Le Téléjournal, SRC

« … un superbe coup d'envoi à la saison québécoise de DUCEPPE... L'effet miroir est saisissant. Les époques se chevauchent, se superposent, puis se confondent. Subtil et brillant... On le sait, quand vient l'heure d'entrelacer humour cinglant, colère, lyrisme et rage de vivre, Tremblay n'a pas son pareil… d'une efficacité redoutable… Gabriel Lessard et Maude Guérin atteignent des sommets. Et nous avec eux. »
- Voir

« Un bijou à l’écriture ciselée… admirablement mise en valeur par Serge Denoncourt… C’est brillant !... À ne pas manquer ! »
- Samedi et rien d’autre, Première Chaîne 

« Denoncourt enlumine Tremblay […] et en fait un objet d’une grande beauté... Gabriel Lessard aurait pu tirer des larmes à une pierre… »
- La Presse

« …du très bon Tremblay, très bien écrit, très bien mené … Maude Guérin et Normand D’Amour sont extraordinaires… »
- C’est bien meilleur le matin, Première Chaîne 

« Dirigé avec la précision d’un joaillier par Serge Denoncourt ... Olivier Morin et Gabriel Lessard s’acquittent de leurs rôles avec grâce dans ce tour de force théâtral.”
- The Gazette

« Extrêmement réussi. C’est extraordinaire… »
- Je l’ai vu à la radio, Première Chaîne

« Le jeu des comédiens est impeccable… Une fois de plus, Michel Tremblay nous offre un petit bijou. » 
- 7jours.ca 

« Maude Guérin, Normand D’Amour et les deux jeunes comédiens sont extraordinaires… »
- Six dans la cité, SRC

« … vraiment un beau moment de théâtre… Ça lance une saison de manière extraordinaire… Il faut aller voir ça. »
- Sylvain Ménard, Puisqu’il faut se lever, 98,5FM
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Les commentaires du public...

« L'œuvre de Michel Tremblay est tellement riche que c'est difficile de dire que l'on préfère telle pièce ou tel roman. Mais là j'avoue, je n'aurais jamais imaginé pleurer devant une pièce de théâtre. Alors que j'ai pris les places pour faire plaisir à ma blonde, et bien, c'est moi qui en ai été le plus retourné. Merci aux comédiens d'avoir été si bons. On peut parler de performance. Merci au metteur en scène pour la qualité de son travail. Et merci, merci, merci encore à Michel Tremblay. Cet auteur surprenant qui malgré tous ses lauriers continue à creuser aussi bien, aussi sensiblement, toute la force et la tendresse des sentiments humains. Je ne sais plus où mettre tous les mots et tous les compliments qui me viennent à l'esprit. Un chef-d'œuvre, simple, fort et accessible. Une tranche d'humanité, vibrante, à prendre telle quelle. J'espère vivement que cette pièce sera jouée, traduite et appréciée encore longtemps. Merci. »
Éric Maubert

« Quelle audace, quel jeu d’acteurs. Que des compliments. Félicitations! C’est un pur bonheur! »
Carole Auger

« J’ai aimé cette pièce criante de réalité. C’était vraiment extraordinaire, avec des acteurs extraordinaires. C’est une pièce que je reverrais avec plaisir. »
Micheline Alarie

« Justesse du texte et des propos. Les deux comédiens principaux sont excellents. »
Joannie Lavoie

« Le texte est magnifique et tellement fidèle à la réalité. Fine exploration psychologique. Étant des années 50, je sais que les propos sont un reflet de cette époque. Et que dire de la mise en scène! Vraiment juste, dépouillée, dynamique. Génial!»
Lorraine Gamelin

« Nous avons beaucoup aimé la pièce mon mari et moi. On peut constater l’évolution, depuis 50 ans, concernant l’homosexualité. Le jeu des comédiens était super. Ils étaient tous très bons. Bravo à vous de La Compagnie Jean Duceppe, vous avez toujours de belles pièces. »
Monique Chaput

« Je tenais à féliciter les acteurs et les actrices pour leur remarquable prestation lors de la pièce de Michel Tremblay. Maude Guérin a été sublime dans le rôle de Nana et que dire des 2 comédiens qui interprètent Manu et Jean-Marc, bravo pour leur performance et pour leur audace. Tout une mise en scène signée Serge Denoncourt. Je passe toujours des soirées agréables en votre compagnie. »
Lise Boutet

« Très belle pièce. L’idée de transposer deux années est excellente. Le metteur en scène est doué. Les textes sont francs et vrais. Bravo à Michel Tremblay! »
Mélina Proulx