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Résumé de la pièce

Dans 24 poses (Portraits), François Dubé se retrouve dans la cour arrière de son frère aîné; dans , il renoue avec le lieu de ses origines, le restaurant de son enfance; dans Excuse-moi, c’est chez ses parents, les deux êtres qu’il aime le plus au monde, qu’il nous invite.

À dix ans d’intervalle, François nous convie à deux temps forts dans la vie de son père et de sa mère là où ils sont le plus accablés, vulnérables, humiliés. La vie les a blessés; ils s’échappent du présent, chacun à leur façon. Comment conjurer le sort? Que reste-t-il une fois qu’on a tout perdu?

Lors de ces rencontres charnières d’une intimité profonde, cruelle, désarmante où François confronte ses parents, les masques tombent, les illusions s’envolent, les non-dits laissent la place à l’effroi d’entendre ce qui ne doit pas être entendu. Pourquoi François a-t-il cette terrible impression de toujours vivre, revivre la même scène? Comme si chez les Dubé un thème récurrent, un même motif se répétait inlassablement.

Quel enfant a envie de devenir le parent de ses parents?

Excuse-moi, une œuvre fascinante sur le temps qui passe et qui finit toujours par nous rattraper.

Décor : Réal Benoît
Costumes : Cynthia St-Gelais
Éclairages : Lou Arteau
Accessoires : Normand Blais

une pièce de Serge Boucher
mise en scène de René Richard Cyr

avec Adèle Blanchard, Benoît McGinnis, Louison Danis, Michel Dumont

Texte

Serge Boucher

Crédit : Philippe Bergeron

Les pièces de théâtre qu’a signées Serge Boucher ponctuent avec force la dramaturgie contemporaine québécoise depuis quinze ans déjà. Héritier de Michel Tremblay pour certains mais incontestablement talentueux pour tous, cet auteur de six pièces signe un théâtre au rythme haletant, parfois dérangeant, touchant, détenant un aplomb et une véracité incomparables ; une écriture qui bouscule tout autant qu’elle attendrit, qui dresse le portrait d’une société parfois bancale mais toujours profondément humaine. Sous sa plume, les mots éclatent, les personnages se révèlent dans leur grande complexité. 

Serge Boucher, ce grand passionné de l’être humain anime la scène avec ses mots uniques, son ton précis, bien à lui. Au cœur d’une œuvre percutante et de plus en plus imposante, l’auteur se dévoile comme un véritable tragédien de notre temps. Les rapports familiaux troublés, les destins blessés, les personnages en quête d’affranchissement et les dysfonctions des relations humaines font battre le cœur de ses grands textes.

Né à Victoriaville en 1963, Serge Boucher a mené pendant plusieurs années deux carrières de front, soit celle, gratifiante, de professeur de 5e secondaire, de 1989 à 2005, et celle, passionnante de dramaturge. « Lorsque j’étais encore tout jeune, précise-t-il, je savais que je ferais du théâtre. Mais je me rappelle aussi que j’aimais jouer au maître d’école. J’avais une grande admiration pour ceux qui m’enseignaient. J’aimais aller à l’école au point où j’aurais pu y dormir. Le fait que je sois devenu enseignant n’était donc sûrement pas accidentel. »

Pendant qu’il entretient son intérêt pour l’enseignement, Serge Boucher développe une passion pour les gens. Fils de commerçants, il entre en contact avec une grande variété de personnes, et cela dès son jeune âge. Cette expérience précoce avec le public aura sûrement nourri l’inspiration qu’il transposera ensuite dans chacune de ses pièces. « Ce qui m’importe le plus, ma première obsession dirais-je, humainement parlant, c’est la relation avec l’autre. Voilà ma vraie passion. »

C’est avec la pièce Natures mortes que sa carrière de dramaturge démarre. D’abord lue publiquement en 1993, elle est, par la suite, mise en scène par Michel Tremblay au Théâtre de Quat’Sous. Tel un véhément portrait de la solitude humaine et du rapport trouble à l’autre, la pièce entre rapidement au répertoire des incontournables du théâtre d’ici. Ensuite, vient l’extraordinaire Motel Hélène, créée d’abord en 1997 dans une mise en scène de René Richard Cyr. Ce dernier, d’une grande complicité avec l’auteur, assure aussi la réalisation de l’adaptation télévisuelle de la pièce en 2000. Motel Hélènesera aussi jouée à Toronto et à Ottawa dans d’autres productions. Serge Boucher nous offre également Avec Norm en 2004 au Théâtre d’Aujourd’hui.

Chez DUCEPPE, les spectateurs apprécient cet auteur important lors des productions de 24 poses (Portraits) (2001), présentée en collaboration avec le Théâtre d’Aujourd’hui, Les bonbons qui sauvent la vie (2004) et  (2007), toutes trois mises en scène par René Richard Cyr. Par la grandeur des textes et le talent des distributions d’exception, notamment composées de Guylaine Tremblay, François Papineau, Benoît Brière, Maude Guérin, Michel Dumont, Benoît McGinnis, Antoine Durand, Louison Danis et Adèle Reinhardt, pour ne nommer que ceux-là, le public découvre une écriture vive, des morceaux de théâtre frappants, mémorables et souvent bouleversants.

L’audace et le talent de Serge Boucher ont été maintes fois reconnus et récompensés. Mis en nomination pour le Masque du meilleur texte original pour Avec NormLes bonbons qui sauvent la vie et24 poses (Portraits), il fut aussi finaliste pour le Prix du Gouverneur général pour Motel Hélène et 24 poses (Portraits) 

J’aime aller au théâtre, autant aujourd’hui que lorsque j’étais jeune, parce qu’à chaque fois je me dis que le spectacle va peut-être changer ma vie. C’est ce possible-là qui fait que j’aime tant le théâtre. »

En plus de cette nouvelle création qu’accueille DUCEPPE, Serge Boucher a écrit la très populaire sérieAveux présentée l’automne dernier sur les ondes de Radio-Canada et qui a remporté un franc succès auprès du public et des critiques.

Chez Serge Boucher, la parole est tranchante, les silences sont bavards, les regards scrutent et le théâtre est toujours vivant.


Mise en scène

René Richard Cyr

Crédit : Laurence Labat

Comédien, metteur en scène, professeur, auteur, traducteur, animateur et réalisateur, René Richard Cyr est un véritable homme-orchestre. Il a donné à la scène théâtrale des spectacles d’une rare humanité. Sensible, intelligent, inventif et efficace, c’est un homme de théâtre complet, un homme de spectacle passionné.

Il a conquis les spectateurs de DUCEPPE avec, entre autres, ses mises en scène de L’Examen de passage d’Israel Horovitz, Soudain l’été dernier de Tennessee Williams, À toi, pour toujours, ta Marie-Lou de Michel Tremblay, 24 poses (Portraits) Les bonbons qui sauvent la vieLà et Excuse-moi de Serge Boucher, Frères de sang de Willy Russell, Le vrai monde? de Michel Tremblay, qui a reçu un accueil triomphal à Montréal et en tournée, et Amadeus de Peter Shaffer. Il signe aujourd’hui la mise en scène ainsi que l’adaptation de Minuit chrétien chez DUCEPPE.

Parmi ses autres mises en scène marquantes, il faut aussi signaler Bonjour, là, bonjourEn pièces détachées et Bonbons assortis de Michel Tremblay, Un simple soldat de Marcel Dubé, La Ménagerie de verre et Un tramway nommé Désir de Tennessee Williams, Les Bonnes de Jean Genet, Le Malentendud’Albert Camus, Les Muses orphelines et Le Voyage du couronnement de Michel Marc Bouchard,Elizabeth, roi d’Angleterre de Timothy Findler, Bob de René-Daniel Dubois, L’effet des rayons gamma sur les vieux-garçons de Paul Zindel ainsi que Don Giovanni de Mozart et Macbeth de Verdi, créé à l’Opéra de Montréal, et qui sera présenté au prestigieux Opéra de Sydney en 2011. 

Comme comédien, René Richard Cyr a joué dans une vingtaine de productions au théâtre et à la télévision. Signalons ses rôles dans Les Feluettes de Michel Marc Bouchard, Sainte Jeanne de Bernard Shaw et Avec Norm de Serge Boucher au théâtre ainsi que son personnage de Veronica Sinclair dans la série télévisée Cover Girl et celui du barbier Méo Bellemarre dans le film Babine.

En mars dernier, son adaptation et sa mise en scène de Belles-Sœurs, d’après la pièce de Michel Tremblay et dont la musique est de Daniel Bélanger, prenait l’affiche au Théâtre d’Aujourd’hui. Couronnée d’un immense succès, la pièce a aussi fait salle comble au Centre culturel de Joliette et partira en tournée dès le printemps 2011. Pour ce spectacle, René Richard Cyr a remporté, en 2010, le Félix du metteur en scène de l’année au Gala de l’ADISQ. 

Rappelons en terminant que René Richard Cyr a également cosigné, avec Dominic Champagne, le spectacle Zumanity que présente le Cirque du Soleil à Las Vegas depuis 2003.

Vidéos

EXCUSE-MOI | Compagnie Jean Duceppe

Entrevues

Serge Boucher parle d'Excuse-moi chez Duceppe

Critiques et commentaires

« Toutes ses pièces de théâtre (Serge Boucher) sont extraordinaires. Son univers est très proche de nous… Superbes Louison Danis et Michel Dumont. Ils sont deux caractères extraordinaires… Une étude de comportement vraiment très touchante. Une belle pièce à voir au Théâtre Jean-Duceppe. Un bijou d’écriture. »
Samedi et rien d’autre, Première Chaîne

« Allez voir cette pièce! Je vous le jure, la mise en scène de René Richard Cyr est formidable. C’est une mise en scène magistrale et sincèrement le jeu des comédiens n’a d’égal que le texte, que la force de ce texte… Cette pièce qui, dans le fond, nous renvoie le miroir de nos familles québécoises… »
Isabelle, le matin, 98,5fm

« Un beau moment de théâtre… Il y a tellement de choses qui fonctionnent bien dans cette pièce, entre autres, la mise en scène de René Richard Cyr qui est sobre, qui est efficace… Tout est là pour servir le texte… On tombe dans quelque chose de profondément humain et c’est ça qui est venu me chercher… On a droit à un duel d’acteurs incroyable. Louison Danis est plus vraie que vraie! Elle est venue me chercher dans ce que j’avais de plus fragile… Michel Dumont qui lui aussi est très, très bon, très crédible…Ça vaut vraiment la peine! »
C’est bien meilleur le matin, Première Chaîne 

« Des acteurs chevronnés… qui jouent avec un naturel! Ce sont des mots extrêmement crus, des mots très proches de la vie… Les acteurs sont fabuleux. Michel Dumont, il l’a, mais vraiment, parfaitement… J’ai trouvé ça magnifique. René Richard Cyr a fait ça de façon impeccable. C’est impossible de ne pas s’identifier à cela… René Richard Cyr est ici au-delà de la perfection… On a vraiment l’impression d’arriver à cet état de maîtrise… Absolument à voir! »
Je l’ai vu à la radio, Première Chaîne

« Benoît McGinnis rend palpable l'impuissance du fils à améliorer le sort de ses parents. Dans la peau du père, Michel Dumont est fragile et imposant; bouleversant lorsqu'il s'agit de traduire l'alcoolisme du personnage. Quant à Louison Danis, elle donne à sa mère de famille dévorée par le poker un juste équilibre de drôlerie et de désespoir. Impossible de sortir de là les yeux secs. »
Voir

« Ce drame contemporain criant de vérité touche à une multitude de peines et de blessures, mais est pourtant rempli d’espoir. Peut-être parce que la vie continue, peut-être parce que l’amour peut illuminer la noirceur... La transformation de Louison Danis sur scène, qui passe de pilier de famille à une femme essoufflée, est très crédible. Une mention spéciale, aussi, à Michel Dumont qui, malgré sa stature imposante, est tout fragile dans son rôle de paternel plutôt lâche. Son ivresse du début ne tombe jamais dans la caricature. C'est tout un exploit! Benoît McGinnis, de son côté, est une véritable bouffée d’air frais dans cette pièce dramatique...Une pièce à voir parce qu’elle nous concerne tous. »
7jours.canoe.ca 

« Boucher excelle à saisir ce qui se trame sous l’apparente insignifiance du réel…Michel Dumont et Louison Danis, bouleversante dans sa dernière scène, s’y révèlent plus vrais que nature… Dumont est particulièrement criant de vérité en alcoolique… (Excuse-moi) dresse aussi une belle apologie de cet amour ordinaire, déficient, qui survit aux drames et trouve son sens dans le quotidien. C’est à l’émouvante beauté de cette imperfection humaine que rend ici hommage Serge Boucher. »
Le Devoir

« Incontournable… à ne pas manquer… Serge Boucher confirme son exceptionnelle capacité à écrire des dialogues d’une grande crédibilité. Tous y reconnaîtront des fragments de leur vie… Louison Danis sonne plus vraie que vrai. »
Le Téléjournal, SRC

« Très belle réussite... (Serge Boucher) à un sens du dialogue! C’est incroyable…Les personnages sont bons, ils sont doux, ils ont leurs problèmes, ils ont leurs failles. C’est vraiment intéressant comme pièce… Louison Danis et Michel Dumont t’hallucines tellement ils jouent bien. »
Six dans la cité, SRC

« C’est vraiment du théâtre d’acteurs. Louison Danis est très très bonne, Michel Dumont en père alcoolique, c’est poignant….C’est vraiment très très réussi sur le plan scénographique. »
Voir TV, Télé-Québec

« Vraiment une belle soirée de théâtre…Ce qu’il faut souligner, c’est la performance de Louison Danis et Michel Dumont. Vraiment de très belles performances. »
Dutrizac, l’après-midi, 98,5fm

« C’est un beau spectacle… Michel Dumont, Louison Danis et Benoît McGinnis font un bon travail. J’ai adoré le spectacle. »
Puisqu’il faut se lever, 98,5fm

Commentaires du public

« J’aime votre théâtre. »
Pierrette Rancourt

« Pourquoi j’aime le théâtre? Pour voir une merveilleuse pièce avec de merveilleux acteurs qui nous dévoilent plein d’émotions. Bravo! »
Carole 

« Excellent choix de comédiens. Beaucoup de rire et d’émotion. »
Gertrude Poirier

« Benoît McGinnis : quelle performance! La relève de demain. Il donne la réplique d’une façon remarquable et naturelle. Vraiment une très belle pièce. »
Lise L’Heureux

« Avec de grands comédiens, on obtient une grande pièce jouée tout en émotion. Décrire toute vie peut s’avérer difficile, mais, avec beaucoup de talent, on le fait partager avec les autres. Très belle pièce pleine de sensibilité. »
Nicole Larue

« Excellente pièce. Et que dire des comédiens! Ils sont magnifiques. Merci de cette excellente soirée. »
L. Minville

« Excellente pièce qui fait réfléchir. Michel Dumont est incomparable! »
Adrienne et Annie Levasseur

« Théâtre excellent. Bien joué. Bien monté. Félicitations! Vraiment superbe. »
Raymond Richard