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Biographie

En 1973, Jean Duceppe fonde sa propre compagnie de théâtre et présente La mort d’un commis voyageur d’Arthur Miller, à Montréal. Il offre à Michel Dumont le rôle de Biff, l’un des deux fils de Willy Loman, le personnage central de la pièce, interprété par Jean Duceppe. « Ce sera, écrivait Chantal Éthier en avril 1999 dans le magazine Châtelaine, entre le comédien d’expérience et le jeune acteur, le début d’une longue complicité. »

Une carrière florissante

Par la suite, les grands rôles se succèdent. De l’incarnation de Petrucchio dans La Mégère apprivoisée de Shakespeare en 1973 à l’interprétation de Gaev dans La Cerisaie de Tchekhov en 2011, Michel Dumont a plus d’une fois impressionné le public par son jeu. Nous vous invitons à parcourir dans sa théâtrographie, une liste non exhaustive des rôles qu’il a tenus dans sa carrière.

À la télévision, Michel Dumont est également amené à camper une multitude de rôles depuis les années 1970 où il joue Fantoche, dans Picotine, une émission pour enfants qu’il coécrit avec Linda Wilscam, dans Providence et dans Yamaska, téléroman qui lui vaut une nomination aux prix Gémaux 2010 pour le meilleur rôle de soutien. SVP vous reporter à la section filmographie  de Michel Dumont afin d’en savoir plus.

À la suite du décès de Jean Duceppe, survenu le 7 décembre 1990, Michel Dumont devient directeur artistique de DUCEPPE. Il prend alors la relève d’un homme que le public aimait « comme il aimait les René Lévesque et Félix Leclerc, » précise-t-il dans Michel Dumont, grandeur nature. « La programmation […] l’image que nous avons auprès du public, le choix de présenter tel type de spectacle », tout cela repose désormais sur lui. Et il s’y engage, là encore, avec passion.

Au cours des récentes années, le comédien Michel Dumont a abordé des rôles dont la charge symbolique et émotive est forte (comme celui de Willy Loman dans La mort d’un commis voyageur d’Arthur Miller). Jean Duceppe l’avait déjà campé et en avait laissé dans l’imaginaire collectif un souvenir impérissable. En avril 1999, lors de la première représentation de La mort d’un commis voyageur au Théâtre Jean-Duceppe de la Place des Arts, Michel Dumont quitte les autres acteurs afin d’aller préparer son entrée, seul, sous la scène. « Je me revois, relate-t-il encore dans Michel Dumont, grandeur nature […] seul avec mes deux valises. J’étais habité d’une peur mêlée d’un désir profond de monter sur scène. Je me souviens… Placé devant le miroir, j’ai redressé mon chapeau. Je revoyais Jean Duceppe dans son costume, avec son chapeau. […] Monsieur Duceppe, on y va tous les deux, on monte ensemble ! Accompagné de Jean Duceppe, je suis monté. Une fois rendu sur la scène, il m’a laissé aller, j’ai joué mon rôle, tout seul. Comme si le cordon venait d’être coupé. »

Crédit : François Brunelle

Militant pour la vie

En janvier 2010, Michel Dumont a été honoré par l’Assemblée nationale du Québec pour son engagement à titre de porte-parole de la Société d’Alzheimer Rive-Sud. Le 25 mai 2001, il recevait un doctorat honorifique de l’Université du Québec à Chicoutimi. Cette grande marque d’estime, de respect et de reconnaissance, le directeur artistique de DUCEPPE l’a accueillie avec fierté, mais aussi avec toute l’humilité qu’on lui connaît. Aboutissement d’une carrière fructueuse qui l’a mené de Kénogami, où il est né en 1941, jusqu’à Montréal? Plutôt un formidable encouragement à poursuivre son travail avec toute la passion qui l’habite.

Lecteur boulimique, passionné de mots croisés, amoureux des chats, curieux de tout, Michel Dumont a depuis longtemps, depuis toujours sans doute, une relation d’amour passionnée avec la vie, aux sources de laquelle il puise son immense talent et son énergie sans fin et dans laquelle il a tracé des sillons indispensables et profonds.