Jean Duceppe
En quelques mots
Comme Félix Leclerc, René Lévesque et Maurice Richard, Jean Duceppe était un véritable phare pour le peuple québécois. Visionnaire et guide tout à la fois, il possédait une « force d’incarnation des rêves, des espoirs et même des revendications de l’homme nord-américain moyen », comme le dira le comédien Paul Hébert à la suite de son décès en décembre 1990.
La passion, la fougue, la persévérance et une indomptable indépendance d’esprit ont caractérisé Jean Duceppe tout au long de sa vie. Il fallait assurément tout cela à ce bourreau de travail pour fonder une compagnie de théâtre à Montréal en 1973; comme il le disait lui-même, « entre le Théâtre du Nouveau Monde, le Rideau Vert et le Théâtre populaire du Québec, il y a certainement un autre chemin »1.
Un chemin à défricher, qui permettrait au plus grand nombre de venir au théâtre, comme l’avait fait Jean Vilar, en France : un théâtre essentiellement populaire au service de la majorité. « L’important est de rejoindre le plus grand nombre de personnes et d’aller le plus loin possible en province »2, rappelait alors Jean Duceppe car, comme il le précisait, à l’instar de Vilar, le théâtre doit être considéré comme un service public.
1Entrevue accordée à Julie Stanton dans Le Bel Âge en décembre 1986
2« La Compagnie Jean Duceppe : un théâtre d’émotion et d’identification », dans Cahiers de théâtre Jeu, no 29, 1983, page 98.




