Directeur artistique depuis 1991 chez DUCEPPE, Michel Dumont s’apprête à passer le flambeau

Posté le 8 Février 2017 - Catégories

 

 

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Montréal, le 8 février 2017 ● Michel Dumont annonce aujourd’hui qu’il quittera ses fonctions de directeur artistique de la compagnie DUCEPPE, après 27 saisons exceptionnelles. La saison 2017-2018 sera la dernière sous son directorat.

« J’ai décidé de passer le flambeau alors que je suis toujours animé par la passion et que j’ai toute l’énergie nécessaire pour assurer la transition avec la personne qui me succédera. Je pense qu’il est normal, et sain, de confier ce beau et grand rôle à quelqu’un d’autre après 27 ans », précise-t-il.

L’histoire entre Michel Dumont et la famille Duceppe a commencé il y a presque 45 ans. C’était en 1973. Jean Duceppe fonde alors sa compagnie et présente La mort d’un commis voyageur d’Arthur Miller. Il fait confiance à Michel Dumont et lui offre le rôle exigeant de Biff, fils de Willy Loman, interprété par Jean Duceppe lui-même. C’était le début d’une profonde complicité. Dix-huit ans plus tard, en 1991, Michel Dumont est nommé directeur artistique de la compagnie. Il succède à Jean Duceppe, décédé le 7 décembre 1990. Instinctivement et naturellement, il poursuit la mission de son fondateur et s’engage avec toute la passion qui le caractérise.

« Je me souviens très bien quand Louise Duceppe m’a offert de continuer le travail de son père… C’est comme si un grand rêve — auquel je m’interdisais même de rêver ! — se réalisait tout à coup. J’étais comblé. DUCEPPE, ce n’est pas une compagnie, c’est une famille. On m’a dit : veux-tu faire partie de la famille ?  Une invitation qui a changé ma vie », confie-t-il.

Depuis 1991, porté par un profond et indéfectible amour du théâtre, Michel Dumont a veillé à perpétuer le rôle de DUCEPPE comme institution culturelle incontournable de la métropole québécoise.

« Mon père répétait : “Il faut que le théâtre soit la fête du grand public. Je veux le faire rire ou le faire pleurer ; je veux réussir à l’atteindre, à le toucher. Comme dans la vie.” Michel Dumont a su reconduire cette philosophie de manière brillante et inspirée tout au long de son directorat. Nous le remercions chaleureusement d’avoir assuré la pérennité dramaturgique de ce théâtre qui nous tient tant à cœur », poursuit Gilles Duceppe, président du conseil d’administration de la compagnie.

Au fil des 27 saisons qu’il a façonnées, Michel Dumont a ainsi programmé des œuvres qui traitent de thèmes essentiels, de préoccupations culturelles et sociales qui vont droit au cœur du public. Une autre de ses priorités : accorder une place privilégiée à la dramaturgie nationale, s’assurant d’avoir au programme au moins une œuvre québécoise annuellement. En 2010, la compagnie DUCEPPE était d’ailleurs finaliste du 26e Grand Prix du Conseil des arts de Montréal « pour sa contribution remarquable à la vie théâtrale montréalaise et, plus particulièrement, pour son exceptionnelle saison 2009-2010 consacrée entièrement à la création d’œuvres québécoises. »

« Nous sommes fiers d’avoir été représentés par un ambassadeur aussi passionné durant toutes ces années. Michel a tout de suite démontré une filiation forte et naturelle reliée à l’énergie et au talent de mon père. Il s’est emparé de la mission de DUCEPPE avec fougue afin de surprendre, émouvoir et toucher un public fidèle et engagé. Nous poursuivrons cette magnifique aventure en lui faisant une place de choix comme comédien et traducteur au sein de nos productions. De plus, il continuera de siéger au conseil d’administration de la compagnie et demeurera membre du comité de lecture », mentionne Louise Duceppe, présidente-directrice générale de DUCEPPE.

Sous son directorat, Michel Dumont a aussi eu le désir de se renouveler, sans cesse. Il a travaillé avec la relève, tant du côté des interprètes, des concepteurs que des auteurs. De plus, le directeur artistique a eu à cœur, dès 1998 avec Jeanne et les anges du Théâtre Niveau Parking, de favoriser les échanges et de créer des ponts pour que la culture québécoise atteigne le plus grand nombre possible de spectateurs. Ensuite, ce fut le cas notamment des pièces 24 poses (Portraits) de Serge Boucher, Des fraises en janvier d’Evelyne de la Chenelière et As is (tel quel) de Simon Boudreault, qui, après le Théâtre d’Aujourd’hui, ont eu une deuxième vie chez DUCEPPE. Au final, Michel Dumont aura programmé 30 créations québécoises et 21 grandes œuvres issues du répertoire québécois.

Nommé officier de l’Ordre national du Québec en 2013, Michel Dumont est également traducteur et comédien. Il a interprété plusieurs rôles marquants, sur les planches et au petit écran, récoltant de nombreuses distinctions dont trois prix Gémeaux. Dès la fondation de la compagnie DUCEPPE, il y a interprété de grands personnages, aussi connus qu’éclectiques, parmi lesquels monseigneur Charbonneau (Charbonneau et le Chef), Ernest Hemingway (Dans l’ombre d’Hemingway), Antonio Salieri (Amadeus), Henri II Plantagenêt (Le Lion en hiver), Big Daddy (La chatte sur un toit brûlant), Vania (Oncle Vania) et le cardinal Mazarin (Le Diable rouge).

Mentionnons en terminant qu’un comité de transition lancera sous peu un appel de candidatures pour trouver un nouveau directeur ou une nouvelle directrice artistique. Et c’est avec fierté que seront dévoilées ce printemps les cinq pièces qui composeront l’ultime saison de Michel Dumont. Une saison qui reflète parfaitement les aspirations, les objectifs et les exigences qui ont animé le directeur artistique au fil des 26 dernières années : l’amour de notre dramaturgie nationale, l’envie de découvrir et de faire découvrir, la volonté de toucher le public, toujours et encore.

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Source : Valérie Grig, RuGicomm
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